| mercredi 31 mai 2006, a 23:07 |
| APPEL POUR UNE 6e REPUBLIQUE |
Que pensez-vous de l'initiative des parlementaires UDF ?
(Cf. déclaration sur la même page).
Merci pour vos réactions.
Pierremarmillod@hotmail.com
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| mercredi 31 mai 2006, a 23:02 |
| DEPASSER LES CLIVAGES POLITIQUES |
Il faut dépasser les clivages et les étiquettes politiques
François Bayrou est convaincu que le paysage politique français va évoluer dans le même sens qu’en Allemagne : « là-bas, les gens se sont dit : « les problèmes ne sont pas de gauche ou de droite, ils sont les problèmes de notre pays. Et on va les résoudre. Ensemble, s'il le faut. » Le président de l’UDF qui a voté la motion de censure déposée par le Parti socialiste, refuse la discipline de camps et souhaite que les élus dépassent les clivages politiques traditionnels : « pour moi, la moitié de la France n’est pas, sur tous les sujets, l’ennemi de l’autre moitié ». (29/05/06)
http://www.udf.org/index.html |
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| mercredi 31 mai 2006, a 23:00 |
| NOS GOUVERNANTS PERDENT LE SENS DU COMMUN |
Interview de François Bayrou dans Libération du 27 mai « Nos gouvernants perdent le sens commun »
François Bayrou voit dans l’amnistie de Guy Drut, une nouvelle preuve de la dérive et de la déliquescence du régime qu’il dénonçait à la tribune de l’Assemblée nationale lors du débat sur la motion de censure. Le président de l’UDF explique qu’amnistier un député de son propre camp, « chargé de faire la loi », « porte atteinte aux principes les plus élémentaires de séparation des pouvoirs et d’impartialité de l’Etat » : « ceux qui nous gouvernent perdent le sens commun (…) Tout dans l'attitude des gouvernants montre qu’ils considèrent qu'il n'y a plus de règles, plus de principes, plus de comptes à rendre et plus de limites ». (29/05/06)
http://www.udf.org/index.html
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| mercredi 31 mai 2006, a 22:02 |
| GROUPE SCOLAIRE DE PFAFFENHOFFEN / SPECTACLE |
Ecole Philippe Chrétien Schweitzer - PFAFFENHOFFEN
EXPOSITION
Les migrations des populations du Val de Moder de l'Antiquité à nos jours. Les notions de tolérance et d'acceptation des nouveaux arrivants, avec comme toile de fond la Moder, témoin de tous ces changements et chargée de cette histoire.
A partir de ces thèmes, les enfants ont effectué des recherches et des enquêtes auprès de la population. Le fruit de leur travail sert à l'élaboration du spectacle de printemps et a été exposé à l'école les 3, 4 et 5 février 2006.
SPECTACLE
Veuillez bien prendre note des dates des représentations afin que chacun puisse être disponible: mardi 20 le soir ( répétition générale) vendredi 23 le soir samedi 24 le soir dimanche 25 après-midi
http://www.ec-pfaffenhoffen.ac-strasbourg.fr/classes/index.php
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| mercredi 31 mai 2006, a 12:24 |
| APPEL DES PARLEMENTAIRES UDF POUR UNE VIe REPUBLIQUE |
Appel des parlementaires UDF La VIe République sera la véritable démocratie en France - 30.05.06
En 1958, les Français ont massivement choisi les institutions de la Ve République car ils voulaient garantir l’unité nationale, la stabilité gouvernementale et le bon fonctionnement des pouvoirs publics. Quarante-huit ans après, les Français peuvent constater chaque jour que notre Constitution n’atteint plus ces objectifs légitimes. Elle est en plus incapable de se réformer car le seul à pouvoir le faire c’est le chef de l’Etat, qui n’est lui-même responsable devant personne. Doté d’un pouvoir sans partage, qui n’existe dans aucun autre pays occidental, « l’heureux élu » n’envisage jamais de se défaire d’une parcelle de ce pouvoir.
La crise des banlieues, la montée du communautarisme, les crises sociales, l’explosion de l’individualisme montrent combien notre unité nationale est mise à mal. Peut-on parler de stabilité gouvernementale quand depuis vingt-sept ans la durée de vie moyenne d’un gouvernement est de trente mois ? Qui peut prétendre que les pouvoirs publics fonctionnent bien, que nous sommes gouvernés efficacement quand depuis trente ans les Français sont tenus dans l’ignorance des grands enjeux nationaux et que la compétition présidentielle relève plus du « casting » que de l’élection.
Pire, la concentration du pouvoir organisée par nos institutions va de pair avec l’impuissance du pouvoir. Comment expliquer qu’un parti rassemblant le chef de l’Etat, le Premier ministre, le gouvernement, la majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat soit incapable de faire appliquer une réforme aussi anodine que celle du lundi de Pentecôte ? Sous toutes les majorités qui se sont succédé, les grandes réformes voulues par le pouvoir ont été abandonnées sous la pression de mouvements sociaux, plongeant notre pays dans l’immobilisme pendant que le monde change plus vite que jamais.
La Ve République a subi, depuis les années 80, deux séries de dérives. D’une part, celui qui est élu (le chef de l'Etat) ne gouverne pas et c’est celui qui n’est pas élu (le Premier ministre) qui gouverne. Tout le monde a élu le président de la République, pourtant celui-ci se tient en retrait, éloigné des défis et s’enferme dans le silence pendant des mois. Le Premier ministre n’a qu’un seul électeur, le chef de l’Etat, et pourtant c’est lui qui gouverne face à un Parlement croupion, réduit au rôle de chambre d’enregistrement et de commentateur des volontés ministérielles. D’autre part, la représentation du peuple n’est pas assurée. Aujourd’hui, 50% des Français qui sont allés voter en 2002 n’ont aucun député. Et quand il n’est pas représenté, le peuple se venge d’un système qui l’exclut, en choisissant l’abstention, le vote extrême ou les mouvements sociaux. Ce régime fait de nous une République car nous élisons le détenteur du pouvoir. Mais il nous prive d’une démocratie digne de ce nom car le pouvoir y est absolu.
Nous voulons fonder une VIe République qui reposerait sur trois principes : la responsabilité, la légitimité et le contrôle.
La responsabilité veut que celui qui est élu gouverne. Ainsi le chef de l’Etat, élu par le peuple, doit être celui qui gouverne et rend des comptes au peuple au lieu de se dérober derrière les rideaux de l’Elysée et ne s’exprimer que quand ça l’arrange. Il faut le replonger en permanence dans la réalité française, dans la réalité du pays qui l’a élu. C’est à lui d’être le seul chef du gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la nation ». Le Premier ministre doit devenir le premier de ses ministres, simplement chargé de coordonner la politique gouvernementale et de représenter le Président devant le Parlement. Une fois par an le président de la République doit venir s’adresser au Congrès des parlementaires pour un débat sur la politique qu’il conduit.
La légitimité du Parlement doit être rétablie en garantissant sa représentativité et en lui donnant la maîtrise de son ordre du jour. Si le Sénat doit représenter les territoires, l’Assemblée nationale doit à nouveau représenter la population, dans la parité des sexes, la diversité de ses opinions comme de ses origines sociales et ethniques. En élisant les députés pour partie à la proportionnelle et pour l’autre partie selon le mode actuel, on atteindrait cet objectif tout en dégageant des majorités conformes aux vœux des citoyens. Représentés au Parlement nos concitoyens redeviendraient des acteurs de la vie publique. Mais il faut aussi que le Parlement retrouve la maîtrise de son ordre du jour et de ses votes, sans subir la contrainte permanente des règles qui enferme ses débats. Ces dernières ont pour seul effet que le gouvernement impose tout aux représentants du peuple sans jamais être obligé de convaincre et de négocier, ce qui se fait pourtant dans tous les pays démocratiques. Aux Etats-Unis et dans les institutions européennes ces débats, ce temps pour convaincre, sont rendus obligatoires et évitent les crises inutiles. Cependant en cas de blocage constaté, le chef de l’Etat aura toujours la possibilité de le faire trancher par le peuple en organisant un référendum ou en demandant au Conseil constitutionnel de mettre en œuvre la dissolution de l’Assemblée nationale.
Le contrôle du pouvoir doit devenir une règle permanente, garantissant transparence et équité pour les Français. Les organes de contrôle doivent pouvoir être saisis directement par les citoyens. Le Conseil constitutionnel doit pouvoir s’auto-saisir en cas d’abus manifeste de pouvoir. L’Etat doit redevenir impartial. Les nominations aux plus hautes fonctions doivent s’effectuer selon des critères de compétence et non en fonction de la proximité partisane avec le pouvoir. Pour s’en assurer, toutes les nominations devront être approuvées à une majorité qualifiée du Parlement, après audition publique des candidats. Les Français pourraient ainsi retrouver confiance dans ceux qui doivent contrôler les puissants.
Pour nous, parlementaires UDF, faire de la France une démocratie grâce à la VIe République est la condition nécessaire pour que notre peuple puisse à nouveau décider de son avenir et être gouverné de façon efficace et crédible.
http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/appel_6e_republique.html
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| mardi 30 mai 2006, a 00:23 |
| MUSEE DE L'IMAGE POPULAIRE DE PFAFFENHOFFEN |
De l'image au jouet... il n'y a qu'un papier!
24 rue du docteur Schweitzer
67350 Pfaffenhoffen
Tél. : 03 88 07 80 05 Fax : 03 88 07 80 09
Mail : musee.image@musees-vosges-nord.org Site : www.musees-vosges-nord.fr
Photo: Musée de l'Image populaire
Du 1er octobre au 30 avril: mardi, jeudi, vendredi 14h-17h - mercredi 10h-12h et 14h-17h - samedi, dimanche 14h-18h - Du 2 mai au 30 septembre du mardi au dimanche 14h-18h - mercredi 10h-12h et 14h-18h. Fermé 23 janvier - 3 février 2006
Fermeture hebdomadaire :
Lundi
Lieu de la manifestation :
Musée de l'image populaire
Exposition sur les jeux et jouets anciens en papier : 7 avril - 29 octobre 2006. Le Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen consacre son exposition temporaire à la simplicité et à la magie des jeux et jouets réalisés en papier avant 1960 pour le plus grand bonheur des petits garçons et des petites filles (des papas et des mamans aussi !) Pendant la période d'ouverture de l'exposition, des ateliers créatifs pour adultes et pour enfants sont organisés. Renseignements et inscriptions au 03 88 07 80 05.!
Dimanche 18 juin : conférence, animée par Michèle Schneider et Anke Vrijs, créatrices d'une boîte-jeu en papier autour du mythe du labyrinthe. Cette conférence permettra au public de mieux connaître l'analogie qui réside entre le jeu de l'oie et le mythe du labyrinthe. Entrée musée + conférence : 3,5 euros
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| lundi 29 mai 2006, a 19:28 |
| CONSEIL NATIONAL DE L'UDF |
Conseil national de l'UDF le 10 juin de 9h30 à 14h00, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)
>>> Télécharger le coupon-réponse d'inscription
>>> Inscriptions par mail implantation@udf.org,
par
téléphone au 01 53 59 20 21 ou par fax au 01 53 59 20 58 |
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| lundi 29 mai 2006, a 19:16 |
| SOUTIEN A FRANCOIS BAYROU |
POURQUOI JE SOUTIENS FRANCOIS BAYROU
En votant la motion de censure, François BAYROU fait un choix moral qui exprime le refus des comportements politiques actuels inacceptables, de ceux qui privilégient les intérêts personnels égoïstes au détriment du bien commun. Ces attitudes qui révoltent les Français, heurtent les principes qui sont le socle même de notre démocratie représentative. Il dit son opposition à une politique qui affaiblit la France et ternit son image et son rayonnement en Europe et dans le monde.
Le Président de l’UDF du Bas-Rhin et le délégué départemental, les présidents du groupe UDF-Centristes d’Alsace au Conseil Régional d’Alsace, au Conseil général du Bas-Rhin et au Conseil municipal de Strasbourg soutiennent sans réserve ce choix responsable qui, en cette période de crise profonde, permet de témoigner clairement des valeurs auxquelles nous, centristes d'Alsace nous nous référons et dont nous sommes les héritiers. Le mouvement qui incarne en Alsace les valeurs du centrisme et plus particulièrement celles de la démocratie sociale, du régionalisme et de l'Europe rend hommage au courage politique de François BAYROU qui nous permet aujourd'hui d'afficher clairement notre particularité et notre respect scrupuleux de l'éthique en politique. Les soussignés soutiennent sans réserve « cet acte d’opposant au déclin de la France » qui place concrètement l’UDF au-delà du clivage droite/gauche responsable de la situation de blocages et d'échecs répétés de notre pays, pour un centre que les Français et les Alsaciens appellent de leurs vœux et qu’elle seule sait aujourd’hui incarner. Roland BRENDLE, Président de l’UDF du Bas-Rhin, Président du Groupe UDF au Conseil Général. Pierre MARMILLOD, délégué départemental UDF du Bas-Rhin. Jean-Jacques FRITZ, Président du Groupe UDF-Centristes d'Alsace du conseil Régional d’Alsace. Chantal CUTAJAR, Présidente du Groupe des élus UDF du Conseil municipal de Strasbourg.
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| lundi 29 mai 2006, a 02:10 |
| QU'EST CE QUE L'UDF ? |
L'UDF est enracinée dans une histoire. Et regarder les chemins qu'ont suivi ses pères fondateurs, c'est tracer la route à suivre. Par sa nature même, la démocratie est fragile. Des humanistes, pour qui aucune idéologie, aucun appareil, aucune organisation sociale ne peut avoir plus de valeur que l'homme, ont pris ce combat à bras le corps. Ces femmes et ces hommes, démocrates-chrétiens, humanistes, sociaux-libéraux ont fini par se rassembler. L'UDF est leur héritière.
1939 Contre le nazisme et le communisme, combat de vie ou de mort. Pendant la guerre, de grandes figures et des martyrs moins connus témoignèrent de la force d'un humanisme en actes: de Gilbert Dru, de la Jeunesse étudiante chrétienne, exécuté à vingt quatre ans comme résistant par la Gestapo, jusqu'à Georges Bidault, qui présida le Conseil national de la résistance et sera l'un des fondateurs du MRP.
1945 Après la guerre, la défense de la démocratie, ce fut le combat pour la réconciliation franco-allemande, d'où naquit l'idée de l'Europe unie. Qui y croyait, à l'époque? Par leur force de conviction, Robert Schuman et Jean Monnet portèrent ce projet, convaincus que les peuples qui avaient inventé la démocratie avaient vocation à vivre et à œuvrer ensemble.
1965 Ce fut la vision de l'Europe, justement, qui opposa le général de Gaulle à Jean Lecanuet à l'élection présidentielle de 1965. Et c'est ainsi que Valéry Giscard d'Estaing prendra l'initiative de réunir en 1978 ces familles de l'humanisme social et européen. C'est la naissance de l'Union pour la démocratie française, dont le président est Jean Lecanuet.
1974 Combat pour une modernisation démocratique: président de la République en 1974, Valéry Giscard d'Estaing, avec Raymond Barre comme Premier ministre, entreprend des réformes de société, invente le Conseil européen et décide de l'élection des députés européens au suffrage universel.
1986 Pendant les vingt années qui suivent, les Français vont s'éloigner de la politique. Promesses non tenues, impuissance des mesures contre le fléau du chômage, affairisme, slogans usés, les gouvernements, de gauche comme de droite, ne retrouvent plus le contact avec les Français. Les partis de l'extrémisme et de l'abstention progressent.
1999 Dès 1986, avec Raymond Barre, nous dénonçons la cohabitation, qui déresponsabilise l'action politique. Et quand en 1998, des dirigeants de la droite républicaine s'allient avec l'extrême droite, l'UDF, se rassemble, présidée par François Bayrou, pour faire front contre toute tentation d'accord anti-démocratique.
2002 Pendant les élections européennes de 1999, comme pendant la présidentielle de 2002, François Bayrou est du combat, pour renouveler les discours et les méthodes politiques. A chaque fois, il est entendu, et l'UDF est le troisième parti de la France républicaine. Mais au premier tour de la présidentielle, l'extrême droite emporte la mise, comme un coup de semonce contre toute la classe politique.
Et maintenant ? L'enjeu est de réconcilier les Français avec la politique et d'enrayer la progression de l'abstention et des extrêmes. Pour l'UDF, la réponse est de proposer non pas une nouvelle structure d'appareil mais le pluralisme et la réforme. Pour l'UDF, la réponse est de construire le mouvement politique le plus motivant et enthousiasmant de la démocratie française parce qu'il repose sur la participation, la relève des générations et des idées nouvelles, celles du XXIe qui rendent de vrais repères aux citoyens. |
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| lundi 29 mai 2006, a 02:07 |
| LA FRANCE DIVISEE |
21/06/2005 La France divisée et l'Europe au ralenti , par Pierre Marmillod
Je reproduis ici la tibune libre de Pierre Marmillod publiée dans les DNA de ce jour. Leçons du referendum:"la France traverse une grave crise morale" « Y penser toujours, n'en parler jamais » disait Germain Muller (*). Avec son franc parler et son humour décapant et ses connaissances aussi bien culturelles, que politiques, il n'aurait certainement pas pu s'empêcher de mettre le doigt là où cela fait mal ! Il est temps de parler franc et de reconnaître que la France sort divisée de ce scrutin. Il est temps aussi de reconnaître que nous avons assisté à un vote de « classes ». Poujadisme et lutte des classes ? Tous les quartiers populaires, les ouvriers, les paysans, une grande partie des jeunes, une grande partie du monde rural auraient voté non, alors même que ce texte répondait réellement à leurs attentes. A l'inverse, tous ceux qui ont la chance de bien vivre, toutes les grandes villes qui bénéficient d'une aisance financière importante auraient voté oui. Est-ce cela que certains voulaient ? Un retour du poujadisme et de la lutte des classes ? Ce qui est certain, c'est que la démarche d'apprenti sorcier qui consistait à vouloir imposer à nos concitoyens un texte, que l'immense majorité ne pouvait décrypter et digérer en si peu de temps, a favorisé la démarche négative de ceux qui ont choisi l'arme de la peur et du mensonge. Le résultat malheureux est qu'une majorité de Français a clairement préféré le repli sur soi à l'espoir et à la foi en l'avenir. Aujourd'hui commence une ère nouvelle. Il nous faut poursuivre et amplifier notre croisade pour la construction d'une Europe politique, seul espoir pour un avenir meilleur, seule solution pour un développement harmonieux. L'UDF se doit, de par son engagement historique, de continuer à porter haut les couleurs de l'Europe, à poursuivre le travail d'information de nos concitoyens, en tenant compte de la campagne qui vient de s'achever. Notre réaction ne devra pas se limiter à l'analyse du bilan de ce référendum, laquelle révèle un malaise français profond, mais au contraire ces éléments devront être pour nous le moteur de nouvelles propositions et d'un profond changement des pratiques politiques. Pour une Union politique Le combat sera difficile, car nous faisons face à une véritable crise morale, à un fort sentiment d'injustice et à une crise démocratique profonde. Nous aurons à proposer une alternative crédible au « libéralisme sauvage » et au « tout social dévastateur ». Mais, lorsque les Français auront réalisé que les menteurs et les donneurs de leçons d'hier n'ont aucun projet concret, aucune alternative crédible à proposer, nous saurons les convaincre que seule l'Europe saura apporter des réponses efficaces à nos maux, lorsqu'elle sera politique et non plus seulement économique. Il faut que celles et ceux qui ont choisi de s'engager en politique tirent réellement toutes les leçons du récent scrutin et soient encore plus à l'écoute et plus proches de nos concitoyens. Le vrai travail d'explication de la nécessité de l'Europe commence aujourd'hui. Le vrai travail de la réconciliation entre les « politiques » et les citoyens doit lui aussi commencer aujourd'hui". Pierre Marmillod
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| lundi 29 mai 2006, a 01:52 |
| DISCOURS DE FRANCOIS BAYROU LORS DU VOTE DE LA MOTION DE CENSURE |
Débat sur la motion de censure Discours de François Bayrou - 16.05.06
(Seul le prononcé fait foi)
Monsieur le Président, Mes chers collègues,
Je voudrais commencer en citant à cette tribune les propos d’un dangereux révolutionnaire, un de ceux dont l’ordre public a tout à redouter, qui s’appelle Edouard Balladur. Le 11 mai, il déclare à l’AFP : « Nous ne vivons pas seulement une crise politique, c’est plus grave que cela, c’est une crise morale. Et cette crise ne peut pas durer plus longtemps sans dommages. »
Et y ajouter une anecdote. Hier, dans une salle du Parlement européen à Strasbourg il y avait un débat sur l’adhésion de la Roumanie. Les questions étaient sévères, faisant au représentant roumain des reproches sur l’Etat de droit, sur des soupçons de corruption. Alors le représentant roumain s’est levé et a dit : « que me diriez-vous s’il se passait en Roumanie ce qui se passe en France ? »
Crise morale, atteinte à l’image et à la réputation de notre pays.
Nous avons à répondre à une seule question : est-ce qu’il est bon pour la France que tout cela, cette décomposition, qui empêche toute action réelle, sur quelque sujet que ce soit, et désespère les Français, est-ce qu’il est bon pour la France que tout cela dure encore une année ?
Comment mettre un terme à cette crise ? Les Français, écoeurés par ce spectacle, et par ce que le spectacle révèle, baissent les bras en disant : « on n’y peut rien ».
Eh bien si, on y peut quelque chose.
Il y a deux autorités dans la République qui peuvent quelque chose, qui ont le pouvoir, la responsabilité et même le devoir d’intervenir lorsque le délitement atteint un seuil intolérable.
La première de ces autorités, celle dont on attendait la réaction, c’est le Président de la République. C’est vers lui que se tournaient les regards. Il a le pouvoir de rompre le cercle vicieux. Il peut démissionner. Il peut dissoudre. Il peut changer le gouvernement. Il peut demander à son gouvernement d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée. Il a décidé de ne rien faire.
Et la deuxième autorité, c’est l’Assemblée nationale. Ce sont les députés du peuple qui ont le pouvoir, comme dit la constitution, de « mettre en cause la responsabilité du gouvernement par l’adoption d’une motion de censure. »
Quelle est la responsabilité du gouvernement ?
La responsabilité du gouvernement c’est d’avoir été acteur de la décomposition civique à laquelle nous assistons.
Ce gouvernement a été bâti autour d’une rivalité haineuse. L’un soupçonne l’autre d’avoir créé l’affaire pour l’anéantir. L’autre soupçonne l’un de l’avoir fait exploser pour le déstabiliser. Cette rivalité haineuse, elle a tout pourri, comme c’était prévisible.
Ah, aujourd’hui, s’il y avait une censure des uns contre les autres, avec quelle ardeur elle serait votée !
Et avec quelle ardeur en réalité, elle s’exprime ! Entendez-vous ce qui se dit dans les couloirs, ce qui se dit dans les journaux, non pas de la part des citoyens, mais de la part des élus de l’UMP, de ceux, responsables de premier plan, qui annoncent officiellement qu’ils voteront la censure avec leurs pieds, en étant absents de cet hémicycle, pour manifester leur réprobation.
La censure, elle est dans tous les esprits. La censure elle est sur tous les bancs. La censure rentrée, la censure discrète, la censure chuchotée, la censure sournoise. Eh bien, à cette censure sournoise, je préfère une censure franche.
Mais la mise en cause du gouvernement, elle ne s’adresse pas seulement à ce climat de rivalité haineuse.
Elle s’adresse à l’utilisation de l’Etat dans cette guerre de clans. Les services secrets de notre pays, dans leur dimension intérieure et extérieure, la DST, la DGSE, l’officier général chargé des opérations spéciales, sans que personne puisse savoir qui vise qui, qui utilise qui, qui manipule qui.
La Ve République vit avec cette pratique depuis trop longtemps. Et cette pratique est une tare de la République. Comme si l’Etat, le plus enivrant dans l’Etat, c’était cela, les secrets de police, les notes blanches, les petits secrets que l’on savoure et dont, à l’occasion, on se sert. Et cela devient, ouvertement, un objet de pouvoir. Et on peut entendre, au moment de la formation du gouvernement, un ministre de l’Intérieur dire qu’il revient au pouvoir pour « reprendre en main les services secrets ». Et on annonce triomphalement qu’il l’a fait.
Tout cela sur fond de terribles affaires financières, dont on prononce le nom en baissant la voix, les frégates de Taiwan, les avions de combat, parce qu’elles ont entraîné des détournements d’argent inouïs, et un chapelet d’assassinats, affaires dont un ancien ministre de la défense, Alain Richard, vient de parler en termes non voilés.
Les Français ne veulent plus de cette République noire, de cette République d'ombres.
C’est donc en apparence une affaire d’Etat, à laquelle on ne comprend rien. Mais en réalité, c’est bel et bien une crise de régime.
Car la vraie question est : comment la France, républicaine depuis deux siècles, a-t-elle laissé se développer de telles dérives ?
Nos institutions auraient dû les détecter et les réprimer.
Car les institutions de la démocratie ne s’adressent pas à des hommes vertueux. Elles s’adressent aux hommes comme ils sont, tous, c’est à dire plus ou moins fragiles et sujets à la faiblesse.
Et les institutions sont là pour poser les garde-fous qui empêchent ces faiblesses de s’installer et de tout corrompre.
Les penseurs de la démocratie libérale l’ont pensée précisément pour écarter ces dérives banales que sont la corruption, l’abus de pouvoir, l’appropriation de l’Etat, l’opacité des comportements.
Nous avons un virus dans notre démocratie, qui empêche la démocratie de se défendre : c’est l’absolutisme. Et la démocratie est incompatible avec l’absolutisme.
Il y avait de l’absolutisme chez de Gaulle. Parfois même un absolutisme ébouriffant, comme une nostalgie de la monarchie de droit divin. Il y a ce discours fameux de 1964 : « il n’est aucune autorité dans la République, ni civile, ni militaire qui ne soit conférée et maintenue par le Président de la République »…
Mais c’était un absolutisme tempéré par le référendum. On le vit bien en 1969. Le pouvoir n’était pas un chèque en blanc, puisque le peuple était appelé, à intervalles réguliers, à valider sa signature. Si la confiance manquait, le président s’en allait.
Aujourd’hui, et depuis des décennies, nous avons le pire des absolutismes : l’absolutisme dissimulé, sans contrôle, l’absolutisme d’autant plus pernicieux qu’il est caché.
Absolutisme et dissimulation. Apparemment, la séparation des pouvoirs existe. Apparemment, l’autorité judiciaire est indépendante. Apparemment, les autorités de contrôle sont libres. Apparemment, c’est le Parlement qui vote les lois et contrôle l’exécutif. Apparemment…
Mais la réalité est tout autre. Le pouvoir exécutif n’est pas le pouvoir exécutif. Il est à la fois le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, il vit dans l’intimité avec les autorités de contrôle qu’il nomme souverainement, il multiplie les manœuvres pour contrôler le judiciaire (il faudra expliquer par exemple ce que signifie dans les carnets du Général Rondot cette phrase sibylline à propos du juge Van Ruymbeke en juillet 2004 ‘faire le passé de son père’).
Qui contrôle l’Elysée, dans cette République absolutiste, contrôle la majorité, surtout lorsqu’elle a pris l’engagement écrit d’obéir et nomme à tous les emplois de l’Etat.
Et quand il advient pour porter l’absolutisme à son comble que toutes les majorités, dans toutes les Assemblées, appartiennent à un seul parti, il n’y a plus aucun contre-pouvoir. Les gouvernants n’ont plus aucune obligation de discuter, de consulter, d’entendre, de convaincre. Ils pensent pouvoir agir à leur guise. Et vous avez le CPE !
Dans la République absolutiste, il n’y a plus qu’un but politique : contrôler le quartier général. À partir de quoi, on installera ses hommes partout, ses réseaux partout. Tout le pouvoir pour un clan et qui n’est pas avec moi est contre moi. D’où l’état de guerre intestine, la guerre des clans pour contrôler l’Etat.
Cela, pour des députés du peuple, des députés républicains du peuple républicain français, cela devrait être réprouvé et banni.
Ce régime, regardez le bien, ce régime sous la gauche et sous la droite, regardez ses échecs perpétuels, répétés, ce régime, c’est un ancien régime. Et il faut que la vigueur et la rigueur du peuple français en fassent réellement un Ancien régime.
Et c’est nous, parlement, élus du peuple, non pas élus de l’UMP, ou élus du PS, pas plus qu’élus de l’UDF, pas élus de partis, mais élus des citoyens, élus des citoyens écoeurés, c’est nous élus sans mandat impératif, n’ayant à obéir à aucune consigne autre que notre conscience, qui avons, personnellement, le moyen de sortir de cette crise, de cette crise qui dure depuis des mois et en vérité depuis des décennies.
Je sais bien qu’il y a la discipline de parti. Je sais bien qu’il y a les habitudes. Et je connais bien cette idée : « nous n’allons pas mélanger les voix avec le Parti socialiste et les communistes… »
Parlons en !
À gauche, interdiction formelle de parler avec la droite, interdiction écrite de travailler avec le centre. À droite, interdiction formelle de fréquenter la gauche. Entre les deux le mur de Berlin !
Puis-je rappeler à cet hémicycle que le mur de Berlin est tombé en 1989, il y a bientôt vingt ans. Et qu’il est tombé à Berlin où la droite allemande et la gauche allemande ont choisi, obéissant aux électeurs allemands, non seulement de parler ensemble, mais de gouverner ensemble.
Et quand il y avait le mur de Berlin, c’était justifié. Il y avait ceux qui acceptaient de partager les valeurs de la dictature soviétique, et ceux qui ne l’acceptaient pas. Mais il n’y a plus de dictature soviétique. De ce bloc, reste la Chine vers laquelle courent les multinationales.
Je suis en désaccord, et souvent en opposition avec le PS. Je n’exonère ce parti d’aucune responsabilité dans la crise que nous vivons. Je n’ai pas oublié la fin de François Mitterrand, je n’ai pas oublié les écoutes téléphoniques, ou sur oukase on écouta des centaines de Français qui avaient déplu au Prince offensé. Comme aujourd’hui, c’était officines et compagnie.
Je n’ai pas oublié que les frégates de Taiwan, c’était sous un gouvernement socialiste.
Je ne me dissimule rien ni de leur passé, ni des différences que j’ai avec eux. Mais je ne considère pas les socialistes comme des ennemis, comme des intouchables .
De même je suis souvent en opposition avec l’UMP.
Je suis en désaccord radical avec l’idée d’un parti unique. Je sais pourtant que beaucoup de Français que j’estime ont cru à ce choix.
Je suis en désaccord, mais ce désaccord ne fait nullement pour moi de ce parti un ennemi.
Ce que je considère comme ennemie, c’est la malédiction qui interdit de se parler en France, même quand on est d’accord, sous prétexte qu’on n’a pas la même étiquette.
Dans la société du XXI° siècle, le pluralisme gagne partout, dans les familles, dans les genres de vie, dans l’entreprise. Le pluralisme et le respect réciproque.
Le seul endroit où le pluralisme n’est pas accepté, c’est dans le lieu même du pluralisme, à l’Assemblée nationale où pourtant la France, dans sa diversité, est censée être représentée, se représenter !
Eh bien, en effet, je franchis un pas : j’accepte de voter, dans des circonstances nationales graves, avec des gens qui sont différents de moi. Je ne renie rien de ces différences, mais je les fais passer après l’intérêt national.
Et même, j’envisage dans l’avenir, lorsque viendra le moment de reconstruire notre pays, de travailler avec des gens différents de moi, d’un bord et de l’autre, non pas pour sanctionner, mais pour construire.
Ma conviction est en effet que nous sommes descendus si bas, nous sommes allés si loin dans la décomposition qu’il faudra rassembler, pas seulement du centre, mais de droite, de gauche, pour garantir aux Français que la République nouvelle sera la République de tous et non pas la République des amis.
Et on croit que c’est une révolution ? On hurle quand on entend ces mots ! Mais sur les 36 000 communes de France, combien sont gouvernées ainsi en rassemblant les différences, et non pas en les accusant !
Et cela a été le choix de notre histoire. Ce fut le choix du général de Gaulle. Et ceci fut le choix de Robert Schumann. Et ceci était le choix de Pierre Mendès-France. C’était le choix de Chaban. Et c’était le choix de Valéry Giscard d’Estaing, avant qu’on ne le contraigne à se replier sur un camp, et donc à perdre. Et ceci était le choix de Michel Rocard, nous le savons bien. Et c’était le choix de Jacques Delors. Et c’est le choix de millions de Français, choix qu’ils ne peuvent imposer, parce qu’on ne leur propose que simplismes et haines de camp.
Et quand en 2002, Jacques Chirac a été élu à la présidence de la République, avec -faut-il le rappeler ?-plus de voix de gauche que de voix de droite, personne n’est allé le traiter de « petit supplétif de la gauche » !
Parce qu’il y a une idée de la France et de la République qui dépasse les idéologies. Il y a des principes sur lesquels on doit s’accorder, surtout quand ça va mal, à condition qu’on se respecte pour ce qu’on est. On ne gouverne pas un pays avec une minorité, pour une minorité. On gouverne un pays avec une base large et pour obtenir une base large il faut rassembler des courants différents !
Mais quelle est la condition du rassemblement ? Ce sont des projets et des principes clairs.
Il n’y a pas de rassemblement qui tienne sur du flou !
Il faut tourner la page sur ce dévoiement de la Ve République.
Un président responsable. Un gouvernement qui soit obligé de convaincre et n’ait plus la facilité du passage en force. Un parlement qui représente fidèlement la nation, dans ses principales composantes, même celles qui ne me plaisent pas. Des corps de contrôle dont la nomination soit non partisane. Une justice indépendante. Une société civile représentée par des corps intermédiaires respectés.
Et il faut une société de liberté. Il faut l’économie libre avec un contrat social. Et il faut l’Etat impartial. Et il faut un projet européen clair, volontaire, non subi, non contraint, démocratique. Tout le reste, on discute, on négocie. Parfois on est d’accord, parfois on est en désaccord. On débat, on vote, sans majorités automatiques, avec des leaders qui s’engagent et un peuple qui s’intéresse.
Car il y a un peuple qui s’avance vers cette démocratie ouverte, alors que l’Assemblée en reste aux hurlements bihebdomadaires.
Il y a un peuple de citoyens dont internet, par exemple, est devenu le terrain de débats, de passions, d’informations parfois insuffisantes, de création partagée. On ne gouverne pas ce peuple comme un peuple de sujets, soumis à un Etat contrôlé. Plus vous essaierez de le faire, plus vous connaîtrez de déconvenues.
Et de ce peuple qui veut que l’on sorte de cette décomposition, nous sommes ici les élus.
Car nous ne sommes pas élus pour laisser notre pays dans cette crise, morale, démocratique, pour continuer avec l’image destructrice que ces affaires et ces échecs portent dans le monde.
Nous sommes élus, tous, pour sortir de cet effondrement. Nous avons le pouvoir de le faire, simplement par un bulletin de vote dans quelques minutes.
Nous avons le pouvoir, et selon moi, nous avons le devoir de le faire. C’est pourquoi, pour exercer ce devoir, je voterai la motion de censure. |
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| lundi 29 mai 2006, a 01:45 |
| LE CENTRISME EXISTE |
Les centristes existent, je les ai rencontrés…
Au lendemain d'élections au résultat que l'on sait, d'aucuns s'interrogent sur l'existence réelle du centre dans le paysage politique français. Autrement dit, on soupçonne les centristes de s'être noyés dans la fontaine ultra-libérale de l'UMP, et avec eux toutes les valeurs dont jusqu'ici ils se réclamaient : la justice sociale avec une meilleure répartition des richesses, la primauté de la personne humaine, la construction d'une grande Europe juste et solidaire, etc…. Au vu des résultats nationaux, la tentation est grande de souscrire à un tel pessimisme
Mais souvenons-nous que la victoire des uns est directement liée au bricolage électoral des autres qui, une fois de plus, s'est retourné contre ceux qui espéraient en bénéficier.
Par ailleurs, un manque d'objectivité et une lecture partisane a conduit une partie des médias à décréter que désormais la France avait majoritairement basculé dans un camp, sans prendre la précaution de s'assurer d'une comptabilisation exacte prenant en compte la totalité des voix de chaque camp.
Si l'on est d'une nature pessimiste, on peut se dire que l'UDF a sombré avec l'UMP là où elle a fait l'union (excepté en Alsace) et qu'elle n'a pas vraiment brillé là où elle est partie seule. Mais, à y regarder de plus près, le centre est là et bien là
L'UMP avait pris des airs d'eldorado pour bon nombre de notables centristes qui, en migrant, ont porté un coup qui aurait pu être fatal à l'UDF. Mais comme il ne l'a pas été, il aura, en réalité, permis de faire un ménage salutaire ; l'éclaircissement des rangs aura permis par la même occasion d'éclaircir les idées. Les militants centristes sont restés fidèles à leur parti et ont pu se recentrer (c'est le cas de le dire) sur leurs « fondamentaux », le débat interne n'étant plus vicié par des convictions et des philosophies divergentes.
Le mode de scrutin aidant, la victoire aux régionales des laminés de la présidentielle a masqué un fait d'une importance capitale : au niveau national, l'UDF réalise un score de 12% alors que celui de l'UMP est de 24%. Il n'est donc pas excessif d'affirmer que le centre est désormais une composante essentielle et incontournable de la majorité parlementaire.
Ce qui est nouveau, c'est que le centre est désormais une composante à part entière en tant que force politique d'une même majorité et non plus simplement un réservoir d'idées ou une béquille électorale obéissant au doigt et à l'œil.
Les « grandes » formations de droite et de gauche ne se sont jamais gênées pour puiser leurs seules idées vraiment novatrices dans la pensée centriste, c'est-à-dire libérale, démocrate et chrétienne. Ce ne sont certainement pas ces messieurs de la « nouvelle société » et de « l'ouverture au centre » qui nous contrediront, pas davantage qu'un ancien Président de la République qui disait qu'un centre qui vote toujours à droite est un drôle de centre, mais qui s'en est fort bien accommodé lorsqu'il s'est agi de faire moderne en « ouvrant ». Ne nous attardons pas sur les découvreurs de la fracture sociale…
Ce sont d'ailleurs les mêmes qui déclarent que le centre n'existe pas et qui décident que « la France se gouverne au centre ». Mais les deux assertions ne sont jamais formulées au même moment….. A croire que seule une vision politique à la G.W. BUSH serait possible, qui considère qu'il n'y a rien entre le Bien, c'est-à-dire nous, et le Mal, c'est-à-dire les autres
Comme le disait Olivier STIRN (gaulliste à géométrie variable) " les hommes qui ont sur les grands sujets des options voisines ne peuvent dialoguer publiquement sans être accusés par leurs camps respectifs de trahison. Ils doivent céder à la surenchère de droite ou de gauche afin de garder leur place au sein de leur parti." (O. Stirn "une certaine idée du centre", Albin Michel, 1985).
Et bien, le centriste, c'est justement cet animal-là, qui considère, lui, que le bien et le mal, tout comme les imbéciles, sont assez bien répartis sur l'échiquier de la société. Le centriste croit que la vérité n'est pas tout entière contenue dans un dogme, une idéologie monolithique qui serait uniquement de gauche ou de droite. Comme l'a rappelé François BAYROU, "notre but est d'instaurer une vision de l'intérêt général qui fasse de la responsabilité des personnes et des communautés le principal moteur du progrès matériel et du progrès des consciences." Dans le sillage (ou le Sillon) de Marc SANGNIER, la conviction des centristes est fondée sur des certitudes qui dépassent l'histoire et le temps
Pour le centriste, l'homme est libre et doit le rester. Mais il ne peut être libre s'il n'est pas responsable. Il ne doit donc pas se contenter d'être un simple rouage d'un système qui le ferait dépendre des seules lois du marché et de l'argent ou dans lequel l'Etat déciderait seul de ce qui est bon ou mauvais pour lui.
Partant du principe que "chaque individu est unique de l'étincelle qui l'a créé"(M. Sangnier), le centriste est imprégné des idéaux démocrates-chrétiens (mais pas exclusivement) et considère comme Etienne Borne que "la société doit être au service de l'homme (et de la femme) et non l'instrument de la société." IL s'inscrit dans une tradition fondée sur des valeurs de partage social et d'humanité, et non pas exclusivement sur la concurrence et le profit.(P. Bréchon, les partis politique en France , la Documentation française)
Ceci implique pour les centristes une vigilance et un engagement de tous les instants et, dans la mesure où la voie qu'ils se sont tracée se situe justement en dehors du clivage traditionnel, cela nécessite également une force et un courage politique particulier pour imposer sur la scène une formation politique prête à mener le combat pour faire valoir ses idées, mais capable aussi de dialogue et de collaboration.
Comme l'a récemment dit le ministre de l'économie et des finances, le débat politique est, en France, trop convenu. On ne peut que l'approuver, et les centristes entendent bien donner de la voix dans le débat et reprendre ce qui leur appartient en poursuivant la construction de l'Europe qui leur doit tant, en bridant la puissance de l'économie, en cherchant les meilleurs moyens de répartition des richesses, en rendant l'individu responsable des ses actes et de ses paroles.
Olivier TRAUZZOLA.
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| lundi 29 mai 2006, a 01:44 |
| NE RATONS PAS LE TRAIN DU NUMERIQUE |
Ne ratons pas le train du numérique
René de Quenaudon, vice-président TIC de la faculté de droit de l'Université Robert Schuman, et Pierre Marmillod, maire de Pfaffenhoffen et 1er vice-président de la communauté de communes du Val de Moder, démontrent l'importance de l'évolution voire de la révolution que nous vivons avec la généralisation de l'utilisation des outils numériques et alertent les décideurs quant à l'urgence de la prise de décisions rapides et vitales pour la région.
« Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, longtemps considérées comme réservées à l'usage d'un groupe d'initiés ou à une petite partie du monde économique, se sont aujourd'hui clairement imposées en tant qu'outil de travail pour tous. Outil de communication et de formation, facteur de productivité, de développement et de démocratisation du savoir, les TIC sont au service de tous, dans toutes les étapes de la vie quotidienne. Une même chance de développement
A l'heure de la mondialisation, elles permettent à tout un chacun d'avoir un accès permanent à la formation initiale comme à la formation continue. Aujourd'hui, une vie professionnelle ne se limite plus à un seul emploi ou à un seul employeur, elle nécessite, de ce fait, une remise à niveau constante, efficace et rapide. Dans de telles conditions, pour une réelle égalité entre nos concitoyens, il est fondamental que le savoir soit accessible à tous et en tous points du territoire. Cette évolution marque un tournant aussi important pour l'accès au savoir et à la formation continue, que pour le développement économique et l'aménagement harmonieux, équilibré et durable du territoire, dans la continuité de la décentralisation. Le tissu économique alsacien étant majoritairement composé de petites et moyennes entreprises et de petites et moyennes industries, l'enjeu aujourd'hui est de pouvoir offrir à toutes ces structures, quelle que soit leur localisation, une même chance de développement. Nul besoin aujourd'hui d'être basé à La Défense à Paris, ou place des Halles à Strasbourg pour avoir accès au réseau à haut débit. L'exemple de l'Université Numérique, qui permettra dans les mois à venir d'accéder à de multiples formations diplômantes en ligne - comme le prouve l'expérience réussie de la mise en ligne d'un DESS « Droit du Multimédia » - ainsi qu'à des formations continues au service de l'humain comme de l'entreprise, est de nature à maintenir et à renforcer en Alsace un rayonnement universitaire réel, efficace et en adéquation avec les besoins émergents. L'exemple d'un nouveau développement économique dans un secteur rural comme celui de Pfaffenhoffen, initié par un équipement numérique d'avant-garde, est la preuve qu'au-delà des contingences financières que représentent le prix de l'immobilier d'entreprise ou le taux de taxe professionnelle, un accès au réseau à haut débit devient un atout majeur en matière d'attractivité, de choix d'implantation, et, de facto, un outil au service de l'aménagement du territoire et de la pérennisation des emplois. En partant de ces deux exemples, nous comprenons d'autant mieux les enjeux d'une « Région Numérique » - sur la base de l'infrastructure haut débit régionale - qui inscrit l'évolution de la filière numérique dans le cadre d'une modernisation et d'une plus grande proximité des services publics, de la formation et du savoir, de la communication et des activités économiques. Mutation profonde
A l'instar des changements apportés par la mise en place du réseau ferré français il y a 150 ans, les exemples de l'Université Numérique et du développement d'une collectivité rurale nous donnent la preuve d'une révolution sourde, d'une mutation profonde de l'ensemble de nos modes de fonctionnement. Dans le cadre de l'Université, le numérique permet de faire un formidable bond en avant en matière d'offre de formation et de quantité de public formé. Dans le cas de la Ville de Pfaffenhoffen, la sortie d'une crise industrielle et le renouveau économique se traduisent par le développement en milieu rural ou « rurbain » d'une structure et d'infrastructures de haut débit, réservées jusqu'alors aux grandes métropoles. Facteur de productivité dans la compétition européenne des régions, facteur de partage du travail, facteur de démocratisation et de facilité d'accès au savoir et à la formation, les TIC sont également une chance en matière d'aménagement du territoire. De par leur démocratisation et leur facilité d'accès, les outils mis à la disposition de tous par le numérique à haut débit représentent un levier formidable pour soutenir des décisions politiques courageuses et innovantes. »
R.d.Q. et P.M.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 25 Juin 2003. Tous droits de reproduction réservés |
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| lundi 29 mai 2006, a 01:42 |
| TAXE PROFESSIONNELLE : La fin d'un impôt injuste. |
Taxe professionnelle : la fin d'un impôt injuste
La suppression de la taxe professionnelle, sous l'impulsion même du Président de la République, est saluée comme une mesure bénéfique par Danièle Meyer, maire de Rhinau, et Pierre Marmillod, maire de Pfaffenhoffen. Mais l'autonomie financière des communes ne doit pas, pour autant, en pâtir...
Dans le but manifeste de conforter le retour de la croissance en stimulant les investissements des entreprises et de contribuer ainsi à la création de nouveaux emplois, le gouvernement a décidé de mettre en cause la taxe professionnelle.
Dans un premier temps, pour une période allant de janvier 2004 à juin 2005, les nouveaux investissements contribuant au développement de la production seront exonérés. Cette démarche met fin à un impôt injuste qui pénalisait les entreprises innovantes et créatrices d'emplois par un investissement productif.
Cependant, même si nous ne pouvons que nous réjouir de cette stimulation de l'économie, nous nous devons également, dans nos fonctions d'élus locaux, de veiller à ne pas réduire la marge de manoeuvre budgétaire de nos communes (dont la taxe professionnelle représente souvent une part majeure des ressources). Un pourcentage de la TVA ?
Au moment même où la décentralisation commence à être réalité, il ne s'agit ni de toucher à notre autonomie financière, ni de transférer aux collectivités locales la charge de remplacer cette ressource par l'augmentation d'autres impôts locaux. N'oublions pas que c'est également aux élus locaux qu'incombe la charge de prévoir un environnement général favorable à l'accueil et au développement des activités économiques, ce qui a un coût !
Il ne faudrait pas non plus créer un nouvel impôt, ni une énième dotation. D'ailleurs, l'évolution de cette dernière ne serait maîtrisable que par l'Etat et s'inscrirait dans un esprit contraire à celui de la décentralisation.
Aussi, il devient non seulement utile, mais impérieux, de réserver aux communes et autres collectivités une nouvelle ressource indexée sur un impôt existant, ce qui équivaudrait à répartir équitablement, entre les collectivités locales et l'Etat, une partie de la richesse créée par le soutien aux investissements productifs.
Ainsi, à titre d'exemple et à l'instar de ce qui se fait déjà au profit du budget de l'Union européenne, l'Etat pourrait renoncer à un certain pourcentage de la TVA, donnant ainsi aux collectivités locales la liberté de fixer les taux sur une fraction de la taxe à la valeur ajoutée. Les risques de dépendance liés à une nouvelle dotation, de même que les risques de rupture de lien « entreprises/collectivités locales » seraient écartés.
Enfin, pour pérenniser ce système en évitant aux collectivités locales d'être régulièrement soumises à des incertitudes au niveau de leurs ressources, il serait préférable de confirmer, par une loi organique, cette nouvelle organisation de l'autonomie financière des communes et des collectivités territoriales. A défaut, contrairement à l'objectif recherché, ceci contribuerait à freiner les investissements de ces mêmes collectivités.
D.M. et P.M.
© Dernières Nouvelles D'alsace, Jeudi 05 Février 2004. Tous droits de reproduction réservés |
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| lundi 29 mai 2006, a 01:40 |
| ENTRE RACISME ET CIVISME |
Entre racisme et civisme ! Pierre Marmillod : « Il faut oeuvrer pour une intégration réussie »
« A quelques mois d'échéances électorales importantes, nos grands élus nationaux, suivis et parfois même précédés par les médias, se rendent à nouveau compte que notre pays souffre d'un problème d'insécurité. Au-delà de ce débat récurrent en période préélectorale, j'ai surtout la crainte de voir à nouveau poindre le mythe du "bouc émissaire", compte tenu de la présence sur le territoire national de nombreux citoyens d'origine étrangère » : Pierre Marmillod est maire de Pfaffenhoffen. Il aborde là un sujet d'actualité qui touche tout un chacun...
« Il est temps qu'au-delà des beaux discours et des belles paroles, nos grands élus osent tous dire que la France n'est pas un pays peuplé uniquement de citoyens de type "européen". La France est aujourd'hui un pays multiracial, multiculturel et multiethnique. La France est aujourd'hui un pays de métissage, et ce pour son plus grand bien, n'en déplaise à certains. Par ailleurs, les apports de l'immigration, mais aussi de nos départements et territoires d'outre-mer, comportent si l'on sait les valoriser des avantages considérables, en particulier sur le plan culturel et économique. Mêmes devoirs et mêmes droits
Cent cinquante ans après le grand espoir qu'a fait naître Victor Schoelcher, Alsacien de naissance, en mettant un point final à l'esclavage en France, allons-nous continuer longtemps encore à accepter des expressions racistes dans notre langage quotidien ? Ma réponse est non. Qu'il soit noir, blanc ou jaune, un homme est un homme, un Français est un Français, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits. Près de quatre décennies après la guerre d'Algérie, allons-nous accepter de voir renaître des combats d'un genre nouveau dans nos villes et nos villages ? Ma réponse est non. Mais alors, que faut-il faire ? Demander à chacun de remplir ses devoirs de citoyen au sein de la société, mais aussi reconnaître à chacun les droits dont il dispose naturellement. Il faut oeuvrer pour une intégration réussie, en refusant toute création de ghetto, même symbolique. Il faut agir sur le plan scolaire, comme sur le plan cultuel, en marginalisant ainsi l'extrémisme et en vivant l'intégration au quotidien. La carte de la famille
Tenir ce langage n'est pas une preuve de faiblesse, mais le fruit d'un constat. Chassons le racisme à tous les niveaux, dans le monde de l'entreprise, dans le monde de l'éducation, dans notre vie quotidienne. Jouons la carte de la famille, renforçons son rôle de partenaire privilégié en cas de problème, en l'interpellant, mais aussi en l'associant à toutes les démarches de prévention. Car, outre le racisme, c'est au sein de la famille qu'apparaissent souvent les problèmes liés à l'absence de civisme. Enfin, ce n'est qu'en mettant la politique locale en phase avec les jeunes générations que nous arriverons à évoluer. Il nous faut maintenant vivre le présent et préparer l'avenir. Or pour faire cela, seule une vraie prise de conscience, un réel rajeunissement d'esprit et un vrai contact avec les réalités du quotidien permettront ce choc salutaire. Des moyens insuffisants
Nos concitoyens ont raison lorsqu'ils s'interrogent sur ce que fait le gouvernement, et en particulier le ministre de l'Intérieur, responsables au premier chef, lorsqu'il s'agit de réagir et de prendre de réelles et efficaces mesures, applicables dans les meilleurs délais. Le ministre de l'Intérieur, quant à lui, évacue le problème en demandant à tous les maires de France de s'associer à la lutte contre l'insécurité, lesquels ne disposent pas des moyens nécessaires et il le sait bien. Maire d'une commune de 2500 habitants, bourg centre d'une agglomération regroupant plus de 5000 habitants, je rencontre exactement les mêmes problèmes - à une échelle certes réduite - que les grands centres urbains, sans disposer des mêmes moyens. Le développement de la prévention nécessite un investissement important, la vidéosurveillance a un coût important, l'embauche d'un second policier municipal a également un coût important, la sécurisation des rues et des ruelles, les contrôles continus indispensables nécessitent des moyens financiers et des effectifs conséquents. Dysfonctionnements
Enfin, la justice sur laquelle repose en fin de compte la réussite d'une politique de répression ne peut pas, avec les moyens qui lui sont actuellement alloués, remplir pleinement son rôle, et ce d'autant moins que la loi Guigou sur la présomption d'innocence aggrave les lenteurs et justifie les dysfonctionnements de notre système judiciaire. Combien de plaintes sont classées ou traitées avec un tel retard que l'effet escompté s'est depuis longtemps estompé ? A quand les moyens humains et matériels promis aux forces de l'ordre et à la justice ? M. le ministre de l'Intérieur, Mmes et MM. les grands élus et hauts fonctionnaires, cessez de ne vous intéresser aux racines du mal que lorsqu'un drame se produit. Allez sur le terrain, accompagnez les services dans les zones dites de non-droit. Osez des réformes profondes et novatrices en matière d'éducation et d'accompagnement des jeunes générations. Cessez de suivre les projets « d'usines à gaz » qui sont régulièrement montés par certains corps administratifs à grand renfort d'études coûteuses et de statistiques discutables. Pour une dotation générale de sécurité
Donnez aux 36 000 maires de France les moyens d'appliquer ou de faire appliquer l'arsenal préventif et répressif dont nous disposons, en créant une dotation générale de sécurité (DGS) versée à chaque commune. Donnez aux services publics concernés les moyens de collaborer efficacement avec nous.
P. M.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 20 Décembre 2001. Tous droits de reproduction réservés |
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| Présentation |  40 ans
Marié, 3 enfants
Conseiller Général du Canton de Bouxwiller
Maire de Pfaffenhoffen
Premier Vice Président de la Communauté des Communes du Val de Moder
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