| samedi 30 septembre 2006, a 13:07 |
| A Toulouse, des élus lâchent Douste pour l'UDF |
A Toulouse, des élus lâchent Douste pour l'UDF
Ils reprochent au ministre d'avoir «corseté» l'UMP dans le département.
Par Gilbert LAVAL
QUOTIDIEN : Samedi 30 septembre 2006 - 06:00
Toulouse de notre correspondant
avec 2
La maison UMP de Philippe Douste-Blazy a des fuites sur le toit. Trois adjoints à la mairie de Toulouse et quatre conseillers délégués viennent de faire savoir qu'ils rejoignaient l'UDF de François Bayrou, qui a déclaré vendredi que ces élus «choisissent le parti de la liberté et il n'y en a qu'un aujourd'hui dans la vie politique française, c'est l'UDF». Certes, le ministre des Affaires étrangères n'occupe plus le fauteuil de maire, qu'il a confié à l'UMP Jean-Luc Moudenc en allant au Quai d'Orsay. Mais il est encore président de l'agglomération, de la fédération départementale de l'UMP et candidat virtuel à la reconquête de la mairie en 2008.
«Cette sortie est le résultat d'une réflexion politique commune» : le chef de file de ces dissidents, Serge Didier, se défend de nourrir une stratégie électorale. En «amoureux du débat politique», il explique ne pouvoir se satisfaire d'une «UMP qui ne délibère pas de façon démocratique». Plus sèchement, l'ex-secrétaire fédéral du RPR et ex-député Robert Huguenard accuse Douste-Blazy de «corseter l'appareil haut-garonnais de l'UMP. Il ne sert à rien de discuter entre militants, dit-il, tout est décidé à l'avance chez son chef de cabinet». La désignation, en avril, des candidats aux prochaines législatives a mis le feu aux poudres. «Douste n'a choisi que des personnes à son entière dévotion. De toute façon, finit-il de pester, il met son ambition au centre de tous ses calculs.»
Selon Serge Didier, il ne s'agit pas de défendre son bout de gras, «mais mes amis et moi observons qu'un parti unique à droite ne peut pas convenir à une ville centriste comme Toulouse». Le propos ressemble fort à un appel à un vrai centriste pour les municipales. A Dominique Baudis, par exemple. Didier jure n'être préoccupé que par la présidentielle et les législatives. Mais Robert Huguenard crache le morceau : «Sans Baudis, il n'y a aucun espoir de garder Toulouse.» Quand ils font les comptes, les sept nouveaux élus UDF constatent que «toutes les élections locales ont été perdues sous la houlette de Douste». Ils ne sont même pas sûrs que le ministre puisse retrouver en 2007 la première circonscription arrachée en 2002.
Ces dissidents ont en commun d'être des anciens de l'UDF par appartenance au PR puis à Démocratie libérale. Le départ de Huguenard est le signe politique le plus inconfortable pour Douste, puisqu'il quitte l'UMP tout en se déclarant sûr de voter pour Sarkozy à la présidentielle... Même si ces dissidents jurent ne pas faire le lit de Baudis, ils creusent les chausse-trappes qui pourraient faire trébucher Douste.
0http://www.liberation.fr/actualite/politiques/207745.FR.php |
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| vendredi 29 septembre 2006, a 08:57 |
| Bayrou entrera en campagne le 16 décembre |
Bayrou entrera en campagne le 16 décembre Guillaume Perrault et Judith Waintraub . Publié le 22 septembre 2006 Actualisé le 22 septembre 2006 : 07h33
Le président du parti centriste veut incarner un «vote contestataire de construction». LES RÉSULTATS du PS et du RPR, devenu UMP, qui dirigent le pays depuis vingt-cinq ans, ne justifient pas qu'on leur garantisse un monopole à vie.» François Bayrou a réaffirmé sa stratégie d'émancipation, hier à Arras, lors de son discours de clôture des journées parlementaires de l'UDF. Son message de rentrée tient en une phrase : rendez-vous en décembre. Convaincu que «le temps utile pour un mouvement politique, c'est le dernier trimestre de cette année», le président de l'UDF veut croire que le duel Sarkozy-Royal est un mirage voué à se dissiper dès le démarrage réel de la campagne. Lui-même entrera en campagne le 16 décembre, dans la foulée du vote des adhérents de son parti. Soit après le PS et avant l'UMP. D'ici là, François Bayrou a décidé d'ignorer ses deux rivaux potentiels. Ou presque, puisque, hier, à Arras, il a tout de même lâché : «Il y a peu de textes aussi étrangers à ce que je veux pour la France que le projet socialiste, et peu de leaders UMP qui me semblent aussi loin de moi que Nicolas Sarkozy». Mercredi soir, devant les élus UDF réunis à huis clos, François Bayrou a justifié l'escalade des attaques centristes contre le gouvernement durant la session précédente (rejet du budget, vote de la censure…). Des candidats centristes dans toutes les circonscriptions «Je sais que j'ai irrité la droite, mais il fallait nous distancier pour nous identifier», a expliqué le chef à ses troupes. Ceux qui, dans la salle, en ont conclu que la rentrée s'effectuerait dans un climat apaisé avec l'UMP ont vite été détrompés. Le leader centriste veut plus que jamais proposer aux Français «un vote contestataire de reconstruction», qu'il oppose au «vote protestataire de déconstruction pour le FN ou pour l'extrême gauche». Persuadé que «ni l'UMP, ni le PS n'occupent l'espace médiatique que leur prêtent les médias et les sondages», il use d'une métaphore climatique pour décrire sa perception de l'état de l'opinion : «L'orage cherche sa foudre». Du «ni-ni» réaffirmé de François Bayrou découle sa stratégie pour les législatives. L'UDF prépare également l'investiture de candidats dans la totalité des 577 circonscriptions. Interrogé hier sur le geste de l'UMP, qui a décidé de présenter des candidats contre deux seulement des trente députés centristes sortants, le futur candidat de l'UDF a répondu avec superbe : «Nous ne consacrons pas cinq secondes à la cuisine électorale». Une posture dont devraient s'accommoder jusqu'en avril 2007 même les élus de l'UDF les plus rétifs à l'autonomie à la mode Bayrou. «Nous serons tous derrière Bayrou mais les questions du positionnement politique qui ont agité le groupe ces derniers mois seront reportées au soir du premier tour de la présidentielle», explique Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne). «Sarkozy a besoin de Bayrou au second tour» Pierre-Christophe Baguet (Hauts-de-Seine), est d'accord aussi, mais se demande «combien de temps les 365 sortants UMP qui devront affronter des UDF supporteront que les 28 centristes sortants, eux, n'aient pas à subir de primaire ?». Il sait que Nicolas Sarkozy a déjà dû refroidir les ardeurs de certains barons du parti majoritaire, qui voulaient profiter des prochaines législatives pour éliminer définitivement François Bayrou et ses amis. Gérard Longuet, conseiller du président de l'UMP et convaincu comme lui qu'il serait contre-productif d'agresser les centristes, pense que la trêve est acquise pour les sept prochains mois. Parce que, «si Sarkozy est élu, vingt-huit députés UMP de plus ou de moins, ça ne changera pas grand-chose, mais, pour être élu, il a besoin de Bayrou au deuxième tour de la présidentielle». Tout ce qu'espèrent les centristes pour les législatives, c'est que Bayrou se souvienne lui aussi qu'il aura besoin de Sarkozy. |
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| vendredi 29 septembre 2006, a 08:56 |
| François Bayrou réclame "une majorité d'entente capable de dépasser les anciens clivages" |
François Bayrou réclame "une majorité d'entente capable de dépasser les anciens clivages"
AP | 25.09.06 | 22:36
PARIS (AP) -- Le président de l'UDF François Bayrou a réaffirmé lundi qu'il souhaitait "un gouvernement d'entente", "une majorité d'entente capable de dépasser les anciens clivages" droite-gauche. "Je veux rebâtir une démocratie républicaine dans laquelle (...) le Parlement sera la représentation des Français. Des Français de toutes opinions", a expliqué François Bayrou invité du "Franc-Parler" sur iâTélé, France Inter et Le Monde. Et d'ajouter: "je suis pour qu'il y ait au moins la moitié des sièges à la proportionnelle en France", "je suis pour un changement profond de la république dans laquelle nous vivons". "J'assume que le Front national puisse être représenté. Entre le représenter au Parlement, que l'on puisse l'affronter à visage découvert, et le voir cheminer souterrainement et le voir ressortir au premier tour de l'élection présidentielle, je pense qu'il vaut mieux que ça soit clair et frontal", estime François Bayrou. Pour lui, le "centre est un projet, une philosophie. La philosophie c'est que l'on peut être différent et travailler ensemble. Le point commun entre le PS et l'UMP, c'est qu'ils considèrent qu'en dehors de l'affrontement droite-gauche, il n'y a pas de salut". "Je considère que l'affrontement droite-gauche au point de crise où la société est arrivée (...) n'a plus de sens". Et François Bayrou d'insister: "je suis pour qu'il y ait un gouvernement d'entente, une majorité nouvelle, une majorité d'entente, capable de dépasser les anciens clivages" droite-gauche. AP
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060925.FAP4136.html?2046 |
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| vendredi 29 septembre 2006, a 08:53 |
| Que pensent les blogueurs politiques de la campagne présidentielle ? |
SONDER L'OPINION"
François Bayrou, tout sourire, n'est pas forcément de cet avis. "C'est le seul à réagir personnellement aux commentaires et à faire sur Christian Blanc.
Le coordinateur d'un Natasha QS d'une vidéo montrant des blogueurs, dont Loïc Le Meur, en réunion avec un conseiller de l'UMP.
Le maître ès blogs de l'UMP, MonPuteaux.com. Plus qu'un terrain pour lancer de nouveaux thèmes, la blogosphère est surtout utilisée par l'UMP comme un moyen de "sonder l'opinion", reconnaît M. Solère. C'est grâce à Internet que l'UMP a débattu sur le mariage gay, un thème qui lui était étranger mais qui avait généré des milliers de commentaires sur les blogs, raconte-t-il. "Cela permet à Nicolas de réaliser quand son message n'est pas passé", précise-t-il. Et d'annoncer que le président de l'UMP s'exprimera bientôt pour rassurer les milliers d'internautes amis des animaux, horrifiés par ses appels à supprimer tous les chiens dangereux. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-818007@51-814587,0.html |
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| vendredi 29 septembre 2006, a 02:06 |
| LIENS DIVERS |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:56 |
| François Bayrou parmi les 50 personnalités qui comptent en France |
Dossier de VSD du 27 septembre François Bayrou parmi les 50 personnalités qui comptent en France
François Bayrou fait partie des trois hommes politiques retenus par VSD dans « les cinquante qui font bouger la France ». Le magazine souligne notamment sa méthode : « Franchise et honnêteté. Entré en politique en 1979, François Bayrou n’a jamais été inquiété dans aucune affaire. Depuis 1997 et encore plus depuis 2002, il se veut l’apôtre du « parler vrai ». (…) il n’hésite pas à briser le clivage gauche-droite ». « Le diagnostic sur l’état de notre pays est tel qu’il faut travailler avec tous les gens bien, même s’ils ne sont pas de votre camp » a déclaré François Bayrou à VSD. (27/09/06) http://www.udf.org/index.html |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:50 |
| "Une gravissime crise française" |
"Une gravissime crise française"
Que chacun assume...Dans l'immédiat, je reproduis ici la réaction de François Bayrou. "Je veux d’abord vous dire la tristesse que nous ressentons d’avoir vu aujourd’hui la France voter non à la constitution européenne.
Et je veux vous dire notre fierté d’avoir défendu sans relâche et jusqu’au bout cette grande et juste idée.
Ce vote ouvre une période de grandes difficultés européennes et sanctionne une gravissime crise française.
Ce texte que les Français ont rejeté, et qui avait été adopté par dix pays avant nous, va continuer à être examiné par les autres pays européens. Mais le non français va peser lourd devant les autres peuples.
En même temps, on va découvrir, dans les mois qui viennent, la véritable portée, et la vacuité des arguments qui ont été utilisés pour emporter la décision des Français.
Dans quelques mois, on verra aussi les dégâts.
Pour l’UDF, en tout cas, le combat ne s’arrête pas. Pour la France, sans une Europe forte, politique, organisée, et démocratisée, aucune influence, aucun redressement ne sont crédibles. De toutes façons, l’avenir est là.
Mais ce vote sanctionne d’abord et avant tout une gravissime crise française.
Après le 21 avril 2002, après le refus de prendre en compte le résultat des régionales et des européennes, la crise de confiance a gonflé et est devenue un raz-de-marée, une vague de fond. Elle sanctionne aujourd’hui ensemble tous les partis de gouvernement, après les avoir sanctionnés l’un après l’autre.
Inlassablement, depuis des années, l’UDF dénonce et désigne les différents visages de la crise française, crise morale, crise des institutions, crise économique et crise sociale.
Cela ne peut plus continuer comme cela, d’échec et échec, de rejet en rejet.
La réponse à une crise de cette ampleur ne peut pas être habituelle. Elle exige une démarche nouvelle, une rupture avec ce qui s’est fait jusqu’à ce jour.
La question d’un changement du gouvernement, en termes de personnes, n’est pas à l’échelle de ce qui vient de se passer.
Il s’agit de changer les orientations fondamentales, mais cela il faut le discuter avant les décisions.
M’étant opposé inlassablement depuis trois ans aux erreurs qui nous ont conduit où nous sommes, je demande au président de la République, avant qu’il ne prenne les décisions qui s’imposent, d’organiser la consultation nécessaire, la confrontation des forces vives, pour aider notre pays à sortir de sa crise.
Les maux désormais sont trop grands pour que l’on accepte de petits remèdes. Il faut tout mettre sur la table, après un désaveu aussi brutal que celui-là. Et ce n’est pas de trop.
Nous ne pouvons pas continuer comme cela. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une refondation de la République et de la démocratie française. C’est sur cette refondation, quelles que soient les échéances, qu’il convient maintenant d’ouvrir le débat national." http://chantalcutajar.blogspirit.com/archive/2005/05/30/une_gravissime_crise_francaise.html |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:34 |
| François Bayrou pour « un gouvernement d'entente » dépassant « les anciens clivages » |
François Bayrou pour « un gouvernement d'entente » dépassant « les anciens clivages » [ 26/09/06 ]
Invité hier soir de l'émission « Le Franc Parler » sur France Inter, François Bayrou, président de l'UDF, s'est déclaré favorable à « un gouvernement d'entente capable de dépasser les anciens clivages » droite-gauche. L'affrontement droite-gauche « n'a plus de sens », a expliqué le leader du parti centriste, qui s'est par ailleurs dit prêt, s'il était élu président de la République en 2007, à prendre dans son gouvernement « des personnalités qui viendraient d'autres partis ». « C'est ma principale originalité », a-t-il ajouté. Selon lui, « l'éducation doit être le sujet principal » de l'élection présidentielle car cette question est « liée à la sécurité, à l'égalité des chances pour les familles » et à « ce qui est le plus important pour la nation, la recherche ».
http://www.lesechos.fr/info/france/4475868.htm |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:31 |
| COUP DE GUEULE DE FRANÇOIS BAYROU |
COUP DE GUEULE DE FRANÇOIS BAYROU ET AU-DELÀ
Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.
Suite à l’émission dans laquelle François Bayrou a dénoncé la connivence entre Nicolas Sarkozy et les industriels des médias et l’orchestration par ces mêmes intérêts du duel Sarko/Ségo, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, président et vice-président de TF1, profitant du passage du président de l’UDF à l’antenne de LCI, l’ont prié de les suivre dans le saint des saints de la maison. Mougeotte a alors expliqué au président de l’UDF que la « bipolarisation » (le partage du pouvoir entre PS et UMP) est « la meilleure solution pour la France ». Il ne resterait donc à François qu’à « négocier avec Nicolas » dans le meilleur des mondes oligarco-médiatique possible.
Pour avoir souvent dénoncé « l’insieste » française - une société incestueuse de réseaux paralysant les initiatives et servant systématiquement les pouvoirs en place - nous ne pouvons que soutenir l’intervention de François Bayrou. Elle revêt une autre dimension que la claque assénée à un gamin qui lui faisait les poches en 2002.
Car qui se trouve en cause ? La quasi totalité des médias français ! Le groupe Dassault (Socpresse) tient les différents avatars du Figaro ; le groupe Lagardère et Hachette-Filipacchi Médias, La Vie, Le Monde, Le Courrier international, Elle, Paris-match, Le Journal du dimanche, La Provence, Nice-matin, une minorité de contrôle dans La Dépêche du Midi, Europe 1 et 2, diverses télés et radios ; Bernard Arnault-LVMH, La Tribune ; le Groupe Bouygues, TF1, CLI, Métro... Sans parler du patron de presse de « gauche », Claude Perdriel, fondateur du Nouvel Observateur et propriétaire de Challenges, nommé à l’initiative de Thierry Breton au tout nouveau Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice), dans lequel se côtoient sociaux-libéraux et libéraux-sociaux.
Les bullocrates de Jean-François Kahn montrent bien comment, par ailleurs, les médias « publics » servent aussi la cause de Nicolas Sarkozy. Tous, dira-t-on, publics et privés, promeuvent également Ségolène Royal. En effet, à un ferment de droite de Tony Blair doit correspondre son équivalent de gauche. C’est ainsi que pris en tenaille, on espère détruire le modèle social français, pas si modèle que ça mais moins détestable que la loi de l’oligarchie financière.
Nous voyons avec plaisir M. Kahn dénoncer dans Le Journal du Dimanche ceux qui ont toujours à la bouche le mot « rompre », car « ce fut toujours le leitmotiv de la "bulle", de même que la dénonciation de la "décadence française". (...) Rompre avec quoi ? Avec le gaullisme, surtout, et, au-delà, avec 1944 ; c’est-à-dire avec cette dynamique de la Résistance » qui permit la refondation de la France. « Voilà d’un coup 1936, 1944, 1958, 1981 virtuellement biffés d’un trait de plume. Enfin ! Et aussi, pourquoi pas, (...) 1789,1848, 1875 ! Adieu, Roosevelt, Jean Moulin, Mendès-France, adieu mon Général, retour aux sources ! ». Et Kahn d’établir le parallèle entre la bulle d’aujourd’hui et les financiers qui lorgnaient vers les mouvements fascistes des années 30 : « "Divine surprise" avait murmuré un de leurs idéologues en 1940 »...
Qui d’autre que nous, auparavant, avait montré ce que ces noms portent de commun dans notre histoire ? Voilà donc la question posée avec l’ampleur qu’elle mérite : République contre oligarchie financière, libertés publiques contre médiacratie, recherche du bonheur contre fuite en avant dans une société de services, paix par le développement mutuel contre guerre préventive, Etat-nation contre empire. C’est à ceux qui mènent ce combat que s’adresse notre projet, le seul pour l’instant qui exprime une cohérence entre politique étrangère et politique intérieure pour la cause d’une économie humaine s’articulant autour de technologies nouvelles, d’un plan d’équipement infrastructurel et d’un vecteur scientifique. Une économie de créateurs à l’oeuvre et non de prédateurs médiatisés.
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=2413 |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:27 |
| Le budget "vertueux" de Thierry Breton n'a pas convaincu la gauche et l'UDF |
Le budget "vertueux" de Thierry Breton n'a pas convaincu la gauche et l'UDF --par Emmanuel Georges-Picot--
AP | 27.09.06 | 18:47
PARIS (AP) -- Thierry Breton a présenté mercredi en Conseil des ministres un budget 2007 placé sous le double signe de la "rigueur" et du "pouvoir d'achat" à sept mois de l'élection présidentielle. Jacques Chirac a salué un "bon budget favorable à l'emploi, au pouvoir d'achat, au désendettement". Ce budget qualifié de "vertueux" par le ministre de l'Economie est jugé virtuel par la gauche et l'UDF. Ce dernier budget de la législature a été plus facile à préparer que les précédents. Grâce à la reprise -le gouvernement prévoit une croissance entre 2% et 2,5% en 2006, et la même chose l'an prochain-, l'Etat va engranger cinq milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires cette année. Ces plus-values fiscales permettent d'afficher un objectif de 41,6 milliards d'euros de déficit pour 2007, après 42,7 milliards en 2006. L'ensemble du déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) devrait s'établir à 2,5% du PIB, contre 2,7% en 2006, soit bien en dessous de la barre des 3% imposée par le pacte de stabilité européen. Cette prévision devrait conduire la commission européenne à clore fin novembre la procédure lancée contre la France pour déficit excessif, espère Thierry Breton. Cette réduction continue du déficit va aussi permettre de poursuivre la diminution de la dette publique, autre priorité du gouvernement Villepin. Le budget 2007 prévoit une diminution d'un point du taux d'endettement de l'Etat, à 63,6% du PIB, après 64,6% en 2006 et 66,6% en 2005. Le ministre de l'Economie estime que l'objectif de ramener la dette sous les 60% de la richesse nationale peut être atteint avant 2010. La deuxième caractéristique de ce budget 2007 est le soutien au pouvoir d'achat, selon le gouvernement. Ce projet de loi de finances met d'abord en oeuvre la réforme fiscale votée l'an dernier. S'y ajoute un quasi-doublement de la Prime pour l'emploi (PPE) versée aux ménages à revenu modeste, augmentée d'un milliard d'euros en 2007 au lieu de 500 millions d'euros prévus initialement. Ces allègements fiscaux ciblés sur les "salariés modestes" représentent "un demi-point" de pouvoir d'achat en plus pour les Français, selon M. Breton. Le gouvernement a fait en sorte que ces mesures se fassent sentir avant les élections. Les contribuables bénéficieront dès le début de l'année des réductions d'impôts dans la limite de 300 euros. Grâce à ces allègements, le taux de prélèvements obligatoires devrait commencer à diminuer en 2007, à 43,7% du PIB contre 44% cette année. Pour financer ces baisses d'impôts, le gouvernement a limité la progression des dépenses de l'Etat à 0,8% l'an prochain, soit un point de moins que l'inflation prévue. Toutes ces prévisions reposent cependant sur la poursuite de la croissance, alors que de lourdes incertitudes pèsent sur elle: ralentissement de la croissance américaine, conséquences sur l'économie européenne de l'augmentation de trois points du taux de TVA en Allemagne au 1er janvier 2007, poursuite de la hausse des taux d'intérêt et des cours du pétrole. Le Parti socialiste a dénoncé mercredi le manque de sincérité du budget, en demandant un "audit complet des finances publiques et des comptes sociaux" avant l'élection présidentielle. "La propagande à laquelle on assiste (...) ne permet pas d'avoir un débat démocratique dans de bonnes conditions", a estimé Eric Besson. "En tout état de cause, ce budget devra être corrigé", a complété Didier Migaud. Le débat prévu à partir du 17 octobre à l'Assemblée nationale s'annonce houleux dans le contexte de la pré-campagne présidentielle. D'autant que les amis de François Bayrou ne cachent pas leur intention de voter contre, comme l'an dernier. "La situation des finances publiques demeure grave", a jugé Charles de Courson (UDF). http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060927.FAP4590.html?1716 |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 22:25 |
| J’ai rencontré François Bayrou ce matin |
J’ai rencontré François Bayrou ce matin
À l’occasion de mon prochain livre, je rencontre nos politiciens. Je sors d’un entretien avec le patron de l’UDF. J’ai découvert un http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13868 |
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| mercredi 27 septembre 2006, a 21:00 |
| REMY MAHLER - FACTEUR D'ORGUES A PFAFFENHOFFEN |
Extrait du livret "Baïgorry, naissance d'un orgue" édité par l'association "Orgue en Baïgorry" à l'occasion de l'inauguration de leur orgue.
Rémy Mahler est né à Mietesheim dans une famille mélomane. Des vacances passées dans l'atelier d'un facteur d'orgues ami de ses parents ont décidé de sa vocation : il sera facteur d'orgues. A l'âge de 19 ans il entre dans un des principaux ateliers alsaciens : la maison Muhleisen, à Strasbourg. Il y sera successivement apprenti pendant deux ans, puis chargé de la conception technique pendant 10 ans : "Le temps qu'il faut pour maîtriser cet artisanat de haute précision". Il y apprend toutes les règles du métier et se fait déjà remarquer par ses talents de concepteur.
Rémy Mahler saute le pas en 1985 et se met à son compte. Il commence seul, s'installant quelques mois dans une grange, puis dans le garage familial. En 1987 il saisit l'occasion de racheter les locaux d'une ancienne fonderie, au coeur du village de Pfaffenhoffen. Il y a aménagé une des plus vastes surface d'atelier de France dans sa corporation et emploie sept personnes (ce qui le classe parmi les principaux ateliers français). Etonnante réussite en cette période de crise de la facture d'orgues ! Une réussite qui s'explique pourtant : son ardeur au travail, son perfectionnisme, ses qualités artistiques et humaines, ont fondé sa réputation qui ne cesse de grandir dans les milieux spécialisés.
A ses débuts, cela se comprend aisément, il vit de l'entretien et de la réalisation de petits instruments d'appartement ou de concert (http://remy.mahler.free.fr/ |
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| mercredi 27 septembre 2006, a 20:56 |
| « Sortir du binaire en politique » |
« Sortir du binaire en politique » par Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur du Pas-de-Calais, Maire UDF d'Arras La Croix - 25.09.06
François Bayrou a jeté un pavé dans la mare médiatique en dénonçant de façon percutante la collusion entre les pouvoirs de l’argent et les médias, et l’appropriation par de grandes entreprises, bénéficiaires de marchés publics, de journaux et de télévisions du pays. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais il apparaît évident aujourd’hui que certains ont décidé de « zapper » le premier tour de l’élection présidentielle et de mettre en scène jusqu’à l’excès le deuxième tour en favorisant les deux candidats de leur coeur ou de leurs intérêts. En effet, jamais on n’avait eu un tel déferlement d’images, d’interviews, de reportages à seule fin de cristalliser le débat politique autour de deux personnes, de deux camps. Quand vont-ils arrêter le ballet « Sarkozy-Ségolène » ? C’est réducteur et dangereux pour la démocratie française. Il est normal et indispensable, il est vital même que les grands courants de pensée républicains, que les grands partis puissent s’exprimer à l’élection présidentielle. C’est dans cet esprit qu’il m’apparaît indispensable d’affirmer la présence et l’existence d’un courant de pensée libre, démocratique et indépendant des pouvoirs d’argent, au centre de l’échiquier politique, l’UDF. François Bayrou, avec courage et détermination, soutenu par quelques dizaines de parlementaires et des milliers de militants, a sauvé l’UDF en 2002 de l’étouffement par l’UMP et lui a permis en 2004, avec un score national de 12 %, de bien figurer aux élections régionales et européennes. François Bayrou doit donc être candidat à l’élection présidentielle de 2007, non seulement pour continuer l’oeuvre accomplie, mais pour la France, pour notre pays.
Depuis vingt ans, la France patauge et s’enfonce lentement dans les eaux émollientes de la dette et du renoncement à l’Europe. Il faut des hommes nouveaux, intelligents et courageux pour ouvrir des perspectives nouvelles aux Français. François Bayrou fait incontestablement parti des leaders dont la France a besoin. Alors, pourquoi sa voix ne porte-t-elle pas encore assez loin ? Est-ce une question de positionnement ? Nous ne le pensons pas. L’UDF a démontré dans tous les votes parlementaires récents qu’elle était ouverte aux idées justes, qu’elles soient de droite ou de gauche. Lors de l’université d’été du mouvement, entouré de Michel Rocard et Michel Barnier, François Bayrou a annoncé qu’il était prêt à former un gouvernement avec des ministres de droite et de gauche qui partagent les mêmes valeurs républicaines et visent des objectifs communs. Contrairement à ce que certains laissent croire, cela n’induit pas un renversement d’alliances de la part de l’UDF, mais plutôt l’affirmation de notre position centriste. Le centre est une voie nouvelle qu’ont voulu incarner, avec plus ou moins de succès, des hommes comme Jean Lecanuet, Valéry Giscard d’Estaing ou Raymond Barre lors des combats présidentiels passés. Ce n’est pas parce que nous sommes à l’ère du numérique qu’il faut raisonner en politique sur le mode binaire. François Bayrou, à l’évidence, incarne aujourd’hui les valeurs du centre, valeurs d’équilibre entre la liberté d’entreprendre et la justice sociale, d’humanisme et de fraternité. Il ne manque rien à cet esprit vif, délié, brillant, et certainement pas le courage, pour entraîner les Français. Des événements, des gestes, des prises de position récentes l’attestent.
Ce qui lui manque peut être, ce n’est pas le savoir-faire mais le faire-savoir. Il faut maintenant percuter les esprits des Français. Ceux-ci attendent des solutions nouvelles à leurs problèmes. La vocation universelle d’un parti, la noblesse d’un débat présidentiel obligent un candidat à présenter un projet politique global, sa vision de la France, mais… chaque chose en son temps. C’est l’heure aujourd’hui d’apporter aux différentes catégories du peuple français les réponses et propositions qui leur permettront de ressentir, charnellement presque, la foi, la conviction du candidat. Que va-t-il changer pour moi ? Que va-til changer pour le pouvoir d’achat, le logement, l’emploi, l’école, l’environnement ? C’est à ce niveau que se joue la précampagne, des propositions martelées sans cesse et des images pour les illustrer.
http://www.udf.org/presse/tribunes_editos/vanlerenberghe_lacroix_250906.html |
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| lundi 25 septembre 2006, a 12:21 |
| « Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français |
« Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français du XXIe siècle »
Lire l'intégralité du discours de François Bayrou Télécharger (.pdf)
« Quelque chose est en train de naître dans l'esprit et le coeur des Français, qui est la recherche d'un autre destin que celui qui paraît leur être promis sans qu'ils aient eux-mêmes choisi ce destin. »
« Il y a plus d’un quart de siècle que chaque élection a entraîné une alternance et que ces alternances se sont toujours faites entre le PS et le RPR devenu UMP. »
« Ce cycle a été marqué par une très grande stérilité pour notre pays. »
« Le message de l'UDF, le premier message de l'UDF dans la vie politique française, c’est que le pluralisme, c'est mieux que le monopole. »
« Il y a longtemps que je pense que les clivages du passé sont des clivages dépassés. »
« Ce qui mûrit au sein du peuple français, c'est un choix national. Ce choix est me semble-t-il, contraint par deux grandes questions, et deux seulement. Première de ces questions, question lourde, question principale : est-ce que le monde du pouvoir est en relation avec les Français ? »
« Je crois que la rupture, la fracture entre les citoyens et les pouvoirs est aussi grave, sinon plus qu'elle ne l'a jamais été. Je pense que l'immense majorité des Français ne reconnaît pas son pays dans ce que les gouvernants lui en disent. »
« Le jour où les Français reconnaîtront une démocratie dans laquelle leur voix peut être entendue, à ce moment-là tout changera. Et pour que leur voix soit entendue, il faut que l'on change nos institutions. »
« La deuxième question, ce n’est pas celle d’une fracture mais celle d’un choc. Il y a deux mouvements très profonds qui sont aujourd'hui en confrontation, qui forment un tremblement de terre. »
« Le premier de ces mouvements est la vague immense de la mondialisation : concentration des entreprises, délocalisation des entreprises, effet de gigantisme … Où sont les dirigeants ? On n'en sait rien. Et à quelles lois obéissent-ils ? Il est très difficile de le dire. Et d'ailleurs, si vous votez une loi qui ne leur plaît pas, et bien ils déplacent le siège social pour se trouver à un endroit ou ce serait plus plaisant pour eux, juridiquement, fiscalement. »
« L'autre mouvement est le projet républicain français. Projet qui a été conçu et pensé dans le cadre de nos frontières hexagonales, avec nos valeurs nationales, avec le postulat que les gouvernants républicains français auraient la faculté de voter des lois républicaines françaises qui régiraient l'économie française, le travail… »
« Ces deux mouvements-là, le modèle républicain français qui est en chacun d'entre nous, la mondialisation qui concerne chacun d'entre nous, sont en confrontation. Il faut exprimer cette confrontation pour que les Français comprennent, reconnaissent les mouvements intérieurs qui les animent. Il faut que nous proposions dans notre projet, que ces deux mouvements, non pas s'affrontent et s'annihilent, mais se conjuguent pour donner un nouveau modèle à la France.»
« Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français du XXIe siècle dans un projet national, humaniste, qui soit un des moyens pour que l'humanité trouve un nouvel espoir. »
« Je voudrais ajouter une troisième question, qui est peut-être déplacée en politique, mais je vais la dire quand même : il y a, au-dessus de nos décisions et de nos actions, la question d'une exigence morale. »
« Je n'ai pas envie d'une société de ghettos. Je n'ai pas envie d'une société qui renonce. Je n'ai pas envie d'une société où les moins favorisés sont entre eux et où les plus favorisés ne sortent pas de leur cercle de privilèges. Je veux d'une société où il ne soit pas un vain de penser que l’égalité, cela existe, que la fraternité, cela existe et que la liberté a tout son poids aussi. C'est un projet pour la France ! Il importe que nous posions bien les questions, que nous comprenions ce qui se passe. Il importe que nous ayons l'équipe pour que les Français voient un mouvement en marche. Il importe que nous ayons des réponses novatrices. Il importe que nous ayons des convictions et du coeur. Et avec cela, la France va trouver la surprise qu'elle cherche. »
http://www.udf.org/index.html |
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| lundi 25 septembre 2006, a 12:18 |
| CONSISTOIRE SUPÉRIEUR Pfaffenhoffen, 19-20 mars 2005 |
ÉGLISE DE LA CONFESSION D'AUGSBOURG D'ALSACE ET DE LORRAINE
CONSISTOIRE SUPÉRIEUR
Pfaffenhoffen, 19-20 mars 2005
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| vendredi 22 septembre 2006, a 12:31 |
| Discours de Michel Mercier |
Discours de Michel Mercier Vice-président de l'UDF, président du groupe UC-UDF au Sénat Jounées parlementaires de l'UDF - Arras 21 septembre 2006
(Seul le prononcé fait foi)
Quelques brèves remarques alors que s'achèvent ces Journées parlementaires.
Si on regarde la façon dont les choses se déroulent depuis quelques mois, on peut se demander si 2006 n'est pas l'année de la fin de la politique.
Olivier Todd note "un immense désintérêt pour la politique", Alfred Grosser dit "ils ne s'intéressent pas à la politique". On a depuis 1978 des majorités énormes qui se repassent le paquet à chaque échéance. On ne réforme pas, puisque la majorité est arithmétique, elle n'est pas une majorité du peuple.
Pouvons-nous nous contenter de cela ?
Le repli sur soi, la perte du sens de l'action collective, sont favorisées par les technologies de l'information ; mais, depuis quelques mois, les choses vont s'aggravant.
On nous dit "l'appareil de pouvoir n'a qu'un but, l'efficacité, il ne faut pas perdre son temps en réflexions, les Français ont déjà choisi". Pour que ça marche, il ne faudrait pas avoir d'idées : le vide absolu a trouvé un nom, "le pragmatisme". "Pourquoi aurions-nous des convictions alors qu'il faut sans cesse s'adapter ?". Pour terminer l'affaire, il faut l'appeler "la rupture", mais ce sera la même chose le lendemain.
Pour être politique, il ne faut plus "éclairer l'avenir" comme disait Victor Hugo. Comme le note Grosser, "on s'affiche avec des vedettes et on se réduit au rang de baladin".
Les Français se laisseront-ils voler leur capacité à déterminer leur avenir ?
Il y a les prémices d'une réponse. Les choses bougent. Il n'y a plus de grandes idéologies, mais il y a des valeurs que les Français nous révèlent petit à petit.
Elles tournent autour de l'idée de justice, d'effort juste.
Par exemple dans l'affaire du logement, des 20% de logement social. Au Sénat, on a réussi à maintenir cet objectif, pas parce qu'on était plus forts ou plus malins que les autres, mais parce que les Français disaient "ça suffit", au tréfonds du pays.
Dans l'affaire du CPE, il y a eu l'idée du travail comme une vraie valeur, qui doit être rémunérée justement.
Il y a, autour de la façon dont la France doit aborder les relations internationales, quelque chose de tout simple : [la demande] d'un vrai système multilatéral. Il faut reconnaître à Jacques Chirac la capacité de détecter ces demandes.
Porter ces valeurs, c'est la vocation de notre mouvement, de l'UDF ; et à côté de ces valeurs, il y a une façon politique de les faire valoir : le parler vrai. Il s'oppose à la rupture. Parler vrai, c'est prendre les gens pour des gens intelligents. Conclure avec eux un vrai contrat. On parle avec eux, on rassemble autour des objectifs.
Ne pas dire la vérité, on voit où ça mène, il n'y a qu'à regarder Budapest.
Nous assistons et nous allons assister au réveil des Français, et la presse commence à en parler, elle attend le troisième homme...
Parlementaires, nous avons à faire partager l'idée simple que notre pays a un fort besoin d'action politique. De mise en œuvre des valeurs qui font son histoire et sa vie : le dialogue, la justice, ne pas fermer les yeux sur la situation du monde.
Hier soir dans la réunion consacrée aux parlementaires, une des plus belles de notre histoire, chacun voyait ce qu'il avait à faire. Conscients du désir de nos concitoyens, nous voyons ce que nous avons à proposer.
Nous avons vu, François, que tu as la capacité à répondre aux Français. Nous serons avec toi pour que, grâce à toi, la France puisse retrouver son destin.
http://www.udf.org/discours/mercier_jp_210906.html |
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| vendredi 22 septembre 2006, a 12:30 |
| Discours de Marielle de Sarnez |
Discours de Marielle de Sarnez Vice-présidente de l'UDF, présidente de la délégation UDF au Parlement européen Jounées parlementaires de l'UDF - Arras 21 septembre 2006
(Seul le prononcé fait foi)
Merci à Jean-Marie [Vanlerenberghe] pour la qualité de son accueil, et la qualité de son engagement.
Merci à tous nos amis parlementaires de la région, députés, sénateurs, et parlementaires européens, que je suis heureuse de saluer.
Ces journées parlementaires sont les cinquièmes de la mandature qui a débuté en 2002. Et je voudrais, au nom des parlementaires européens que j’ai l’honneur de représenter à cette tribune, vous dire combien nous avons été heureux et fiers de ce que vous avez accompli à l’Assemblée nationale et au Sénat tout au long de ces années. Années de combat, de résistance, d’indépendance, et d’autonomie.
Et il suffit de faire défiler devant nous les votes majeurs émis depuis 2002, pour mesurer à quel point vous avez eu, nous avons eu raison de mener ce combat.
Vous avez dénoncé le vote de l’amnistie dès 2002, et vous aviez raison. Vous avez combattu la loi sur le mode de scrutin des élections régionales, et vous aviez raison. Vous avez refusé la dérive des déficits publics et l’insincérité des budgets, de l’Etat et de la Sécurité sociale, et vous aviez raison. Vous avez mené le combat contre la privatisation des autoroutes, défendu les logiciels libres, refusé l’absence de programmation pour notre Recherche, et vous aviez raison. Vous avez censuré le dévoiement de nos institutions à l’occasion de la très malheureuse affaire Clearstream, et là encore vous aviez raison. Tout cela, vous l’avez fait au nom du pluralisme, et au nom d’une certaine idée de la politique.
Et je veux, ici, à cette tribune, vous dire notre reconnaissance. Je sais que cela n’a pas été toujours facile, ou évident, ou simple. Mais c’est grâce à ces cinq années passées tous ensemble que nous pourrons demain, aller de l’avant pour reconstruire, et pour rebâtir, merci !
Et pendant toutes ces années, la seule ligne qui nous a guidés, ce ne fut pas la question de l’appartenance à un parti, à un camp, ou à un clan. Ce ne fut pas les honneurs ministériels, refusés d’ailleurs à trois reprises au moins. Ce ne fut pas les intérêts des groupes de pression, quels qu’ils soient.
Non. Ce fut seulement l’idée que nous nous faisons de la démocratie. Pas seulement de la démocratie comme un instrument politique de gouvernement. Mais de la démocratie, comme une exigence, une exigence morale.
Et c’est cette même exigence qui va nous guider dans les mois qui viennent. Nous le savons tous, l’élection de 2007 ne sera pas seulement une élection majeure. Elle sera une élection historique. J’ai la conviction que c’est un cycle de la vie politique française qui est en train de s’achever.
Et si nous regardons quelques minutes derrière nous, que voyons-nous tous ensemble ?
Sept alternances en vingt-cinq ans ; un Parlement ignoré et bafoué ; des tombereaux de lois votées et jamais appliquées ; de moins en moins de Français se déplaçant pour aller voter ; des promesses jamais tenues ou trop rarement ; un pouvoir confisqué par une minorité. Je veux rappeler ici que seulement 20% des Français ont voté, au premier tour de 2002, pour l’UMP ou le PS. Alors que ces deux partis confisquent à eux seuls près de 90% de la représentation nationale. Comme si 20% du peuple français avait un droit imprescriptible à la surreprésentation et que, dans le même temps, 80% des Français seraient eux condamnés pour toujours à la non-existence, à la non-reconnaissance. Voilà le mal français. Voilà ce qui a tué notre démocratie et qui empêche que notre pays soit gouverné comme il mériterait de l’être.
C’est la raison pour laquelle nous voulons un changement de nos institutions. Pas comme un but, mais comme un moyen. Un moyen pour en finir avec l’impuissance. Un moyen pour renouer avec un pouvoir légitime, représentatif. Un moyen pour recréer de la confiance. Un moyen pour que nos compatriotes deviennent co-responsables du destin et de l’avenir de notre pays. Faire évoluer la France vers une démocratie vivante et apaisée, c’est permettre demain de faire face aux défis majeurs du siècle qui vient.
Et pendant ce temps-là, les problèmes des Français ont continué de s’accumuler. Dette, déficit public. Crise des classes moyennes. Pouvoir d’achat. Logement. Emploi. Augmentation sans précédent des RMIstes et du nombre des plus démunis. Précarisation de plus en plus grande pour les femmes. Dysfonctionnement de l’école. Banlieues. Absence d’ascenseur social dans les entreprises. Une administration de papier qui contrôle plutôt que d’être au service des Français. Des TPE et PME constamment suspectées au lieu d’être soutenues…
Et si j’ajoute les questions de fond qui sont désormais devant nous, changement climatique, vieillissement de la population, retraites, délocalisations, Europe, aide au développement, migrations, énergie, alors nous voyons bien que c’est d’un changement politique profond dont notre pays a besoin. Un changement d’inspiration.
Si nous voulons nous attaquer sérieusement à tous ces problèmes, alors il faut sortir du bloc contre bloc. Cesser d’opposer une partie de la France à une autre, et mettre autour de la table des hommes et des femmes de bonne volonté, décidés à œuvrer pour l’intérêt général de notre pays.
Qui ne voit que les temps qui sont devant nous sont des temps qui vont exiger du sérieux plutôt que de la communication, du consensus plutôt que des oppositions factices, de la cohérence plutôt que de l’opportunisme, des convictions solides plutôt que du pragmatisme. Ces temps-là vont exiger des dirigeants qui traiteront les Français comme des acteurs responsables de leur destin et non comme des consommateurs.
Cette élection, mes chers amis, est historique, importante pour la France. Mais elle l’est aussi pour l’Europe, et pour l’équilibre du monde. Et à la vérité, tout est lié.
Plus que jamais nous avons besoin d’une Europe forte, démocratique et politique pour défendre nos valeurs, celles de la France, pour retrouver une capacité à agir, chez nous et dans le monde.
Et si nous reprenons la plupart des questions qui se posent à nous, nous voyons bien qu’elles ne se régleront pas en dehors de l’Europe. Par exemple, la question de l’immigration. C’est évidemment nous raconter des histoires que de nous faire croire que l’on peut régler cette question au seul niveau national. Quand on régularise 600 000 clandestins en Espagne, 500 000 en Italie, et qu’on s’apprête à en régulariser 200 000 en Allemagne, on voit bien que c’est une question pour l’Europe toute entière.
Il y a en Afrique les vingt pays les plus pauvres de la planète, et en Europe 15 des 20 pays les plus riches de la planète. Nous voyons bien que cette question des migrations est évidemment liée à celle du développement. Et ce n’est pas en faisant voter tous les jours des lois nouvelles que l’on réglera la question. C’est en sortant la question de l’immigration du champ politicien, et en ayant le courage de mettre toutes les questions sur la table, celle de la démographie européenne, celle du marché du travail, et celle de l’aide au développement, que nous avancerons.
Il en est de même pour la question vitale de l’énergie. Quand on voit l’accord récent passé entre Gazprom et la SONATRACH, le gaz algérien, on voit bien qu’il nous faut d’urgence une grande politique européenne de l’énergie. Sur toutes ces questions, l’Europe est la bonne, est la seule dimension pour agir. Cela vaut aussi pour la politique étrangère. Je pense au Proche-Orient et au Liban, je pense aussi à l’Irak où il faudra bien imaginer un jour une sortie de crise. Je pense au Darfour, où nous aurions vraiment besoin d’une position européenne, pour faire pression sur Khartoum et redonner ainsi un peu d’espoir aux deux millions de personnes qui continuent, dans l’indifférence générale française, de vivre dans des camps. Je devrais plutôt dire de survivre.
Tous ceux qui, au PS et à l’UMP, ont, au fond, abandonné l’idée d’une Europe politique se trompent. Nous avons un besoin urgent d’Europe. Et pour notre part, nous ne renoncerons pas à porter cette vision européenne.
Et cette vision européenne, elle va de pair avec une certaine vision du monde. Nous voulons reconstruire un monde multipolaire. Nous voulons des institutions internationales plus efficaces et plus représentatives du monde tel qu’il est. Nous refusons l’hégémonie, d’où qu’elle vienne. Pour l’équilibre de la planète, nous ne pouvons pas laisser une grande puissance, même si nous avons avec elle la force de liens historiques, décider seule de la marche du monde. Et c’est pourquoi j’ai trouvé malvenu, choquant, et grave pour l’avenir, de voir le numéro 2 du gouvernement reprendre à son compte le mot « d’arrogance » utilisé par la droite américaine pour critiquer la position qui avait été celle de notre pays à propos de l’Irak. Et le faire de surcroît dans un bureau de la Maison Blanche, aux côtés de Georges Bush. Il y a là un changement de cap que les Français, j’en suis sûre, ne veulent pas.
Mes chers amis, les mois et les semaines qui sont devant nous vont être très intéressants. Tout va être fait pour empêcher que notre pays ne tourne vraiment la page. Tout va être fait pour que ceux que l’on continue d'appeler les « partis dominants », mais qui en fait, ne dominent plus rien, restent entre eux pour conserver leur pouvoir. Comme d’habitude, on va nous expliquer que les jeux sont faits. Comme en 1995, comme en 2002, on va nous expliquer que les favoris des sondages sont d’ores et déjà qualifiés pour le deuxième tour.
En réalité, c’est toujours la même histoire. On veut enfermer le choix des Français. Leur interdire de choisir. Mais j’ai une certitude, les Français ne se laisseront pas imposer un choix présupposé ; ils ne se laisseront pas enfermer. Ils regarderont et compareront les visions et les hommes. Ils rechercheront la cohérence et le courage. La volonté de rassemblement. L’impartialité. Le sens civique. La générosité.
C’est en leur âme et conscience qu’ils choisiront leur destin, et ce sera, n'en doutons pas, un beau et grand moment. Je vous remercie.
http://www.udf.org/discours/sarnez_jp_210906.html |
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| vendredi 22 septembre 2006, a 12:28 |
| 2007: Bayrou passe aux propositions et veut créer la "surprise" |
jeudi 21 septembre 2006, 19h56
2007: Bayrou passe aux propositions et veut créer la "surprise"
Par Pascale JUILLIARD et Béatrix BACONNIER-MARTIN
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ARRAS (AFP) - François Bayrou a lancé jeudi à Arras (Pas-de-Calais) une nouvelle phase de sa campagne présidentielle, devant les parlementaires de son parti qui veulent croire que le leader centriste constituera la "surprise" de 2007.
"L'élection présidentielle cherche sa surprise, les Français ne se laisseront pas enfermer dans le choix qu'on veut leur imposer", entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, a affirmé M. Bayrou, qui veut "offrir un autre choix à la France".
Il est temps "de faire apparaître les idées originales qui sont les nôtres", a-t-il ajouté, reconnaissant que "pour l'instant, les Français ne les ont pas tout à fait entendues".
Il a cité notamment ses propositions d'une activité universelle pour les bénéficiaires de minimas sociaux, le service civique obligatoire, la taxe sur les mouvements financiers pour alléger les charges sur le travail, ou la possibilité pour les entreprises de créer deux emplois sans charges. Une première synthèse du projet a été présentée aux parlementaires par le député de 2Seine-Maritime Pierre Albertini.
Le projet définitif sera adopté lors d'un conseil national, le 12 novembre, un peu plus d'un mois avant l'investiture de M. Bayrou comme candidat, lors d'un Congrès le 16 décembre.
S'opposant au président de l'UMP dont il a dénoncé la "fascination" pour le modèle américain, M. Bayrou a affiché sa détermination à défendre le "modèle républicain français".
"Je propose une rupture avec la manière de gouverner la France, dont nous sommes victimes depuis une vingtaine d'années, opaque, clanique, fermée", a-t-il dit.
A sept mois de l'élection, les élus 1UDF ont affiché un front uni autour de leur président. Même ceux qui craignent que sa stratégie d'opposition frontale vis-à-vis de l'UMP n'effarouche l'électorat de centre-droit avaient choisi de passer leurs doutes sous silence.
"Dans la vie, on est fidèle à ses convictions ou à ses amis, j'ai choisi mes amis", disait un parlementaire dans les couloirs. "C'est la méthode Coué", commentait un autre.
Lors d'une réunion à huis clos mercredi soir, M. Bayrou a expliqué qu'il voulait incarner un "vote contestataire de reconstruction", à côté "du vote contestataire de destruction, qui sera représenté par Le Pen et l'extrême-gauche", ont rapporté des participants.
Un de ses proches a affirmé qu'un nouvel espace s'est dégagé pour M. Bayrou car Nicolas Sarkozy s'est "affaibli et droitisé" en allant "s'agenouiller devant Bush", tandis que "les chiraquiens ont repris du poil de la bête et lancé la machine à détruire contre lui".
Quant à Ségolène Royal, "elle aura du mal à résister à la centrifugeuse qu'est la présidentielle", veut-il croire.
Les élus 1UDF se sont aussi félicité de l'écho qu'ont eu dans l'opinion les récentes attaques de M. Bayrou contre la collusion entre les médias et les "puissances d'argent".
Certains comptent aussi sur l'essoufflement du "match d'images Ségo-Sarko, qui sont partis très tôt en campagne". "Il faut un troisième homme", a souligné le député du Loir-et-Cher Nicolas Perruchot.
Dans l'immédiat, les députés 1UDF, qui comptent voter contre le projet de loi GDF-Suez, n'ont pas l'intention de relâcher la pression sur le gouvernement, lors de l'examen du projet de budget 2007 en octobre.
2http://fr.news.yahoo.com/21092006/202/2007-bayrou-passe-aux-propositions-et-veut-creer-la-surprise.html |
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| mardi 19 septembre 2006, a 13:49 |
| François Bayrou: ''la religion, c'est de la nitroglycérine'', il faut ''faire attention'' |
François Bayrou: ''la religion, c'est de la nitroglycérine'', il faut ''faire attention''
Le président de l'UDF François Bayrou a estimé dimanche soir que "la religion, c'est de la nitroglycérine" et qu'il faut "y faire attention", en référence aux propos de Benoît XVI sur l'islam lors de sa conférence de Ratisbonne.
Interrogé, lors de l'émission France Europe Express de France 3 et France Info, sur les propos du pape, M. Bayrou a souligné qu'"il y a deux phrases dans son intervention, l'une qui est, je comprends très bien, offensante pour les croyants musulmans (...) et une phrase qui est, me semble-t-il, juste sur le fond, qui est de dire que la violence ne doit pas être mise au service de la religion".
"Il me semble que quelque chose s'est réveillé à la surface de la planète, de l'ordre des guerres de religion", a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques. "Ceci doit nous imposer à tous les responsables religieux et politiques, et à tous les citoyens, un très grand souci et une très grande rigueur", a-t-il estimé. Car "la religion c'est de la nitroglycérine. Et le propre de la nitroglycérine c'est qu'elle explose quand on la secoue, donc c'est un devoir pour nous d'y faire attention".
Source : La Croix
http://www.topchretien.com/topinfo/affiche_info_v2.php?Id=11516 |
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| mardi 19 septembre 2006, a 13:44 |
| Le "J'accuse" de François Bayrou |
Le "J'accuse" de François Bayrou
Coup de tonnerre sur TF1, le 2 septembre 2006. Interviewé par Claire Chazal en direct de l'université d'été de l'UDF, François Bayrou remet en cause l'objectivité des médias. "Il y a des puissances très importantes qui en particulier ont des intérêts dans les médias et qui poussent à ce choix tout fait : Nicolas Sarkozy d'un côté, Ségolène Royal de l'autre. D'une certaine manière, elles mettent des billes dans les deux cases." Un discours répété un peu partout ces derniers jours par le candidat à la présidentielle.
Réplique immédiate de Jean-Pierre Elkabbach : "Il est arrivé à François Bayrou d'être mieux inspiré. Même François Bayrou, qui est d'une grande intelligence, doit tourner sept fois la langue dans la bouche avant de tenir de tels propos". Pourtant, lui-même a consulté Nicolas Sarkozy pour l'aider à recruter le journaliste en charge de l'UMP pour Europe 1.
Divers événements, ces derniers mois, viennent étayer l'argumentation de François Bayrou. Dernier en date : la censure dans La Tribune d'un sondage favorable à Ségolène Royal, qui a conduit au vote d'une motion de défiance des journalistes du quotidien économique contre le directeur de la rédaction. Le propriétaire de La Tribune, Bernard Arnault, a été témoin du mariage de Nicolas et Cécilia. Au mois de mars 2006, l'hebdomadaire Marianne avait d'ailleurs consacré un dossier de plusieurs pages aux amitiés qu'entretient Nicolas Sarkozy dans le monde des médias.
Face aux accusation de François Bayrou, les réactions des grands médias sont diverses. Sur Crise dans les médias, Eric Mainville relève notamment que sur le site de TF1 "la critique des grands groupes de presse est expédiée en deux phrases en fin d'article. Sans citer le nom de Bouygues, évidemment...". Tandis que Sébastien Fontenelle décortique un article du Monde consacré à l'affaire : "Ce papier a pour titre : '"Ségo-Sarko", complot médiatique ?' (...) A mon avis, quand un journaleux se demande à lui-même s'il ourdit un complot contre la démocratie, y a quand même de très fortes chances pour qu'il se réponde que non, pas du tout.(...) D'abord, ils arrivent à faire dire à Bayrou ce que Bayrou n'a jamais dit. Jamais, e | |