| vendredi 09 mars 2007, a 00:47 |
| François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France |
François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, a souhaité présenter dans son livre une vision, sa vision de la France. Pour ce faire, il nous expose les grandes lignes de son projet. Un projet qui s'adresse à toute la société française. Une vision cohérente des problèmes rencontrés depuis quelques décennies auxquels François Bayrou propose d'apporter des solutions sur la base de valeurs profondément républicaines, celles que la France s'est données il y a deux siècles : la Liberté, l'Égalité, la Fraternité. Des valeurs au fronton de toutes les mairies de France, depuis trop longtemps oubliées au sein d'une société que tous doivent affronter avec leurs armes.
Ambition et réalisme
Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui. Tous, comme il a pu le constater au cours de ses nombreux déplacement dans les villes, les campagnes, les zones urbaines, et les lieux plus reculés, tous veulent un changement, et sont attachés aux valeurs républicaines que François Bayrou défend. Personne ne semble trouver le remède pour rendre au pays ce qui n'est plus aujourd'hui que de l'ordre du principe. Le candidat à la présidentielle a compris et a ressenti cette impuissance. Il a pesé les déséquilibres surgis depuis de nombreuses années, d'autant plus lorsqu'il était ministre de l'Éducation. Il dresse donc un bilan sans concession de certaines déficiences telles que celles liées à l'illettrisme, qu'il faut combattre, pour que dès la 6e, on sache véritablement lire, écrire et compter. De même, concernant les retraites, François Bayrou constate un phénomène mécanique lié à la démographie. Bientôt, il n'y aura plus qu'un actif pour un retraité. Alors, tout en humilité, en responsabilisant tout le monde, si l'on prend le problème à bras le corps, régimes spéciaux ou régime général, après une réelle concertation, de l'écoute, de la pédagogie, François Bayrou propose de régler définitivement cette question des retraites sans langue de bois avec l'accord des Français par référendum. Il préconise notamment de laisser les seniors travailler plus longtemps s'il le veulent, pour améliorer leur retraite. Et sa proposition des "deux emplois sans charges" pourra profiter à la création d'emplois pour les plus jeunes et pour conserver les plus âgés, dont les salaires réputés plus élevés seraient un handicap à l'embauche ou au maintien en poste.
Une vision d'avenir
C'est une réelle vision que défend François Bayrou. Il choisit, il tranche, il trace un sillon, à l'image du tracteur labourant un champ. Son programme s'attache à redonner confiance aux petites et moyennes entreprises constituant le maillage du tissu économique en France. Il évoque l'importance de défendre l'homme et l'entreprise. François Bayrou souhaite réconcilier l'envie d'entreprendre en France. Que l'entreprise redevienne un espace d'épanouisseement, notamment avec une loi qu'il ferait voter dès son arrivée aux affaires, une mesure venue des Etats-Unis, le Small Business Act adapté aux us et coûtumes françaises. En l'espèce, le principe défendu se fonde sur la loi du plus juste. Le tissu des petites entreprises est fragilisé. Celles-ci sont écrasées par le pouvoir des plus grandes, et ne sont pas invitées à la table des marchés publics. La mesure qui consiste à permettre l'entrée en jeu des petites et moyennes entreprises revalorisera la place de celles-ci. Elle rendra la compétition plus saine et plus juste. Cette opération soutiendra les plus petits face aux plus gros, se partageant seuls les plus grands marchés. Cette idée participera d'une réelle relance économique, par l'intermédiaire des acteurs les plus importants, non pas en chiffres d'affaires, mais de par l'importance qu'elles représentent dans la société. Le dynamisme qui en surgira sera plus efficace économiquement. Cet exemple en est un parmi d'autres au cours de l'exposition de son projet.
Présenter un avenir aux Français
Sa vision se veut à long terme. Il souhaite créer un cercle vertueux. Il s'agit de regarder et de prévenir les dégâts provoqués par la mauvaise gestion du dossier des retraites. Un système de retraites par répartition que François Bayrou souhaite préserver. Il faut aussi prévenir les conséquences liées à la charge de la dette publique. En effet, son remboursement représente l'ensemble des impôts sur le revenu payés chaque année par les Français. Si nous n'agissons pas maintenant alors que l'euro est fort et que les taux d'intérêt n'augmentent pas, les jeunes générations vont continuer de supporter cette charge seuls. En un mot, nous sommes assis sur une bombe à retardement selon l'expression de François Bayrou. Toujours en ce qui concerne notre futur, occulté depuis tant d'années par les instances dirigeantes, il est fait état dans ce livre, après ce malheur national, évoqué à l'instant, jamais égalé, du drame planétaire que toute l'Humanité encourt si une réelle politique écologique n'est pas menée. Le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot avec une réelle conviction. Et entend le démontrer une fois aux affaires. Sa position à propos de la préservation de la planète a abouti après une réflexion personnelle, mêlées de discussions approfondies avec les scientifiques les plus qualifiés. A la lecture de Projet d'espoir, l'on comprend que, pour François Bayrou, la question écologique sera un enjeu majeur, un projet de société intégré à notre économie et à notre vie de tous les jours. L'idée d'une taxation sur la production de carbone par agent économique, selon son comportement de consommateur-producteur permettrait de développer une nouvelle économie. Une économie d'avenir, dans laquelle l'agriculture retrouverait ses lettres de noblesse. Une agriculture "nourrissière" et productrice d'énergie, par la production de bio-carburant notamment.
Des gens debout
La défense des exploitations familiales est notamment abordée par François Bayrou, Béarnais lui-même enraciné dans ces valeurs terriennes. Il expose son empathie pour ces gens qui, naguère, ont représenté 30% de la population active, contre 3% actuellement. On leur a pris leur fierté, depuis qu'ils ne se nourrissent plus par le seul produit de leurs récoltes, leurs élevages, ou autres productions agricoles. Cette fierté qui était la leur s'est étiolée, au profit d'un aveu d'impuissance sur l'avenir et d'un réel désespoir. Ces hommes et ces femmes debout se retrouvent dans la détresse aujourd'hui. Remettre en selle l'agriculture française sera un atout pour la France, pour l'Europe, dont elle offre l'essentielle de la production. En parallèle, si la France retrouvait des productions plus adaptées, les pays africains pourraient de nouveau produire et vendre leur production de sorte qu'ils puissent en vivre et rester vivre sur la terre de leurs ancêtres. Au lieu d'une immigration choisie inefficace contre l'immigration clandestine, favorisant l'appauvrissement de l'Afrique par l'absorption de ses élites, le candidat à la présidentielle préfère une immigration assumée, régulée, permettant par exemple que des familles présentes depuis dix ans, payant des impôts, travaillant, participant à la vie de leur commune, puissent participer aux élections locales.
Ce projet est donc une vision politique pour la France, un projet qu'il veut mener en concertation avec les Français. L'idée d'une réforme des retraites à présenter à l'approbation des Français sous forme de référendum est un exemple de la démarche de co-responsabilité voulue par François Bayrou au cours du processus de décision. Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.
Projet d'espoir , un livre de François Bayrou, aux éditions Plon, 17 euros, 194 pages.
http://www.bayrou.fr/evenements/sortie-officielle-projet-despoir-080307.html
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| jeudi 08 mars 2007, a 00:45 |
| Bayrou à un point de Royal |
Le candidat de l'UDF passe à 24% au premier tour, son plus haut score (+7 points). Ségolène Royal descend à 25% (-4) et Nicolas Sarkozy à 26% (-3).
Il ne cesse de grimper... au point de talonner Ségolène Royal. François Bayrou est crédité de 24% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle, selon un sondage CSA (1). Avec une hausse de 7 points en huit jours, le candidat de l'UDF est à son plus haut niveau dans une enquête d'opinion.
Il récupère en tout cas directement les intentions de vote de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Du coup, juste devant lui, la socialiste, qui chute de quatre points, est à 25%. Nicolas Sarkozy recueillerait quant à lui 26%, en perdant trois points par rapport au précédent sondage, effectué le 28 février. Jean-Marie Le Pen est crédité de 14%, un score inchangé. 24% des personnes interrogées déclarent qu'elles voteront blanc, nul ou s'abstiendront.
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| mercredi 07 mars 2007, a 08:53 |
| Bayrou reçu vingt sur vingt |
Le candidat Bayrou n'en finit plus de surprendre. Déjà crédité de 17% des intentions de vote la semaine dernière par le baromètre 20 Minutes-RMC-BFMTV-LH2, le voilà qui fait encore un bond de trois points. Il atteint donc la barre des 20%, celle qui permet de commencer à songer sérieusement à une présence au second tour de l'élection présidentielle. Auquel cas, indiquent d'autres sondages, François Bayrou partirait favori face à Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy.
Ces résultats doivent être accueillis avec une grande prudence, 58% des personnes interrogées indiquant ne pas avoir fait définitivement leur choix. Mais ils invitent à s'interroger sur la promesse-phare de François Bayrou: s'il était élu, aurait-t-il oui ou non les moyens d'attirer dans son gouvernement des personnalités venues de droite et de gauche? Pour lui ça ne fait aucun doute. Le candidat s'en est longuement expliqué dans un entretien publié le 2 mars par «Le Monde». «Mesurez ce que sera la force de la décision des Français s'ils élisent un président porteur de l'idée de rassemblement. Si les appareils (UMP et PS Ndlr) refusaient d'entendre ce message, ils seraient rejetés aux élections législatives», affirme t-il. Reste que les personnalités potentiellement concernées continuent de jurer la main sur le coeur, Bernard Kouchner excepté, que jamais elles n'accepteront de former quelque coalition que ce soit.
Pour persuader du contraire, François Bayrou invite à jeter un regard Outre-Rhin: «En Allemagne, il y a quelques mois, la CDU et le SPD disaient qu'ils n'accepteraient jamais de gouverner ensemble. Il se trouve que le peuple allemand leur a donné mandat, avec le vote aux législatives, de travailler ensemble. Et ils l'ont fait.»
Son futur gouvernement, anticipe le président de l'UDF, n'aurait même aucune difficulté pour triompher aux législatives de juin: «Le gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui la soutiendront. La vague dépassera de beaucoup l'élection présidentielle.» Et Bayrou de promettre d'enterrer l'UDF, au profit «d'un grand parti démocrate pour la France».
Réaliste? Non, s'étranglent ses adversaires. «Faire gouverner la France par la gauche et la droite on a déjà donné. Ca s'appellait la cohabitation, ça n'a jamais fonctionné» assène le député Yves Jégo (UMP).
«La force de François Bayrou est d'attirer le nombreux ouvriers et employés, alors que le centre a traditionnellement du mal à séduire au-délà des classes assez favorisées», analyse François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2.
Le leader centriste receuille les fruits de son positionnement protestataire: «De nombreux électeurs se disent on a tout essayer avec la droite et la gauche, essayons autre chose. Et François Bayrou offre à la fois lapossibilité de protester contre le système et un vote constructif.» |
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| mercredi 07 mars 2007, a 08:48 |
| Bayrou se présente en homme du terroir |
François Bayrou a été ce matin le premier candidat à la présidentielle à visiter le Salon de l'Agriculture. Le président de l'UDF a voulu montrer qu'il était proche de la France rurale. Le centriste, en vogue dans les sondages en ce moment, entend bien continuer à grimper pour atteindre une place au second tour de la présidentielle.
François Bayrou est un terrien et il tient à le faire savoir. Au salon de l'Agriculture, arrivé dès l'aube, le président de l'UDF montre qu'il connaît les différentes espèces de vaches présentes. Lui-même éleveur de chevaux, le Béarnais joue à fond la carte du terroir et de l'enracinement. "C'est important de savoir ce que c'est la France pour l'aimer et pour la conduire" estime François Bayrou. En meeting hier soir à Toulouse, il a prédit que "2007 serait la grande année du changement". Le candidat surfe en ce moment sur la vague des enquêtes d'opinion qui, pour la première fois, le créditent de 20% d'intentions vote au premier tour contre 28 et 27% pour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. "Si je suis élu, le 6 mai, alors nous construirons un vrai parti démocrate pour la France", a dit le candidat de l'UDF à la magistrature suprême. "Et ce parti servira d'axe à une majorité qui ne sera pas fermée, mais ouverte. Ceux qui, comme moi, auront entendu le message des électeurs français ne seront pas écartés. Ceux qui viendront de la gauche républicaine comme de la droite républicaine trouveront une place légitime dans ce nouveau chemin pour la France." S'exprimant devant près de 7.000 sympathisants réunis dans une salle municipale, François Bayrou a dit qu'il fallait "laisser la place aux jeunes, ça changera. Laisser la place aux femmes, ça changera aussi. Laisser la place aux visages nouveaux, aux idées neuves. Nous allons assurer un saut de génération dont la France a besoin". Le leader centriste a réaffirmé qu'"on ne peut pas arrêter une vague. Une idée forte s'est levée en France. Rien ne l'arrêtera". Il a ensuite repris les principaux thèmes de sa campagne: règlement de la dette, défense d'une social-économie, lutte contre l'exclusion, défense des valeurs de l'éducation nationale et du climat, relance d'une "vraie vision pour l'Europe". |
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| mercredi 07 mars 2007, a 08:45 |
| 2007 sera "la grande année du changement", dit François Bayrou |
TOULOUSE, 5 mars (Reuter) - "J'ai décidé que 2007 serait la grande année du changement", a déclaré François Bayrou lundi soir au cours d'un meeting à Toulouse.
"Si je suis élu, le 6 mai, alors nous construirons un vrai parti démocrate pour la France", a poursuivi le candidat de l'UDF à la magistrature suprême.
"Et ce parti servira d'axe à une majorité qui ne sera pas fermée, mais ouverte. Ceux qui, comme moi, auront entendu le message des électeurs français ne seront pas écartés. Ceux qui viendront de la gauche républicaine comme de la droite républicaine trouveront une place légitime dans ce nouveau chemin pour la France."
S'exprimant devant près de 7.000 sympathisants réunis dans une salle municipale, François Bayrou a dit qu'il fallait "laisser la place aux jeunes, ça changera. Laisser la place aux femmes, ça changera aussi. Laisser la place aux visages nouveaux, aux idées neuves. Nous allons assurer un saut de génération dont la France a besoin".
Faisant allusion à un sondage divulgué lundi soir et qui, pour la première fois, le place au-dessus des 20% d'intentions de vote, le leader centriste a réaffirmé qu'"on ne peut pas arrêter une vague. Une idée forte s'est levée en France. Rien ne l'arrêtera".
Il a ensuite repris les principaux thèmes de sa campagne: règlement de la dette, défense d'une social-économie, lutte contre l'exclusion, défense des valeurs de l'éducation nationale et du climat, relance d'une "vraie vision pour l'Europe".
"SECONDE CHANCE"
Abordant le sujet de l'exclusion, François Bayrou en a profité pour lancer une légère pique à Nicolas Sarkozy en déclarant: "Je n'aime pas que, tous les soirs en ce moment, à certaines tribunes, on fasse siffler ceux que l'on nomme des paresseux parce qu'ils n'ont pas eu la chance, ou la seconde chance, de trouver du travail."
Mais à aucun moment il n'a évoqué sa concurrente socialiste ou d'autres, se contentant de féliciter Nicolas Hulot d'avoir "mis la question du climat au coeur de cette campagne".
Dans son discours, François Bayrou a aussi évoqué le "drame que vivent en ce moment les salariés d'Airbus et de la sous-traitance de cette usine".
Cherchant une raison à la crise qui frappe l'avionneur européen, François Bayrou a déclaré: "Il s'est passé une somme d'erreurs. Pendant des années, une guerre intestine sur fond de pouvoirs publics a lourdement grevé cette entreprise. A ces rivalités sont venues s'ajouter des rivalités nationales."
"Il faut étudier ces erreurs pour ne plus jamais recommencer, a t-il ajouté. Le plan - Power 8 - a été annoncé, il faut maintenant le négocier."
"Il faut demander à l'Etat français comme aux actionnaires privés d'Airbus d'assumer les erreurs qui sont les leurs. Il faut revoir les conditions dans lesquelles Airbus est organisé. Chacun devra faire face à ses responsabilités. Cela concerne aussi l'Etat français et les actionnaires privés", a conclu François Bayrou. |
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| mercredi 07 mars 2007, a 08:44 |
| A Lille, des militants UMP pestent contre "l'illusion" Bayrou |
Derrière l'invocation unanime de la "démocratie" perce leur inquiétude. Si ces militants UMP rencontrés à Lille, lundi 5 mars, souhaitent aussi ardemment que le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, puisse figurer au premier tour de l'élection présidentielle - "pas au second !", tient à préciser l'un d'entre eux -, c'est d'abord dans l'intérêt bien compris de leur candidat.
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"Les reports de voix sur Nicolas Sarkozy seront meilleurs si Le Pen est présent", souligne l'ancien militaire de carrière Louis Caron (79 ans). "Soit on interdit le Front national, soit on lui permet d'être présent. Un premier tour sans Le Pen, ça me fait peur", renchérit également Loïc Cathelain (25 ans), responsable départemental des jeunes UMP. "C'est la droite qui serait sanctionnée", estime également Abdel Hafidi (18 ans), élève en terminale littéraire.
D'autres partagent ce pronostic, mais sont moins inquiets. Tout en convenant que l'absence de M. Le Pen "pourrait être un risque", Alain Jasor (30 ans) relève que "cela fait des années que (le président du FN) nous fait le coup" du chantage aux signatures.
Au demeurant, les uns et les autres ont identifié une autre menace qui, au vu des sondages, leur paraît être plus dangereuse. Ou, en tout cas, davantage d'actualité. La percée du candidat de l'UDF, François Bayrou, est ici davantage commentée que la chasse aux signatures de M. Le Pen. A défaut d'avoir trouvé une recette infaillible pour contrecarrer le phénomène, les uns et les autres sont intarissables sur "l'illusion" centriste, selon le mot d'Hervé-Marie Morelle (22 ans). Cet étudiant en histoire, qui milite à l'UMP depuis six mois, rappelle que l'UDF "fait partie d'une majorité de droite".
LÉGÈRE INQUIÉTUDE
Garance Bouquillon (24 ans) pointe la "responsabilité des médias", qui se seraient focalisés sur M. Bayrou pour distraire du duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. "C'est comme lorsqu'on écrit une rédaction. Il y a la thèse (Sarkozy-Royal), l'antithèse (Bayrou), puis la synthèse", précise-t-elle, en notant qu'"il reste suffisamment de temps pour que les gens aient une overdose de Bayrou".
Chacun s'efforce de minimiser l'impact de la campagne du président de l'UDF. "Un effet de mode", souligne Alain Jasor. "Bayrou ne touche que les classes supérieures, par son côté neutre, "ours en peluche"", relève Marie-Hélène Quatreboeufs (31 ans), qui a fermé son agence immobilière pour s'occuper, à Lille, de l'organisation de la fédération et de la campagne présidentielle.
Les explications politiques rationnelles sont évoquées, pour être aussitôt balayées. "Jamais le centre ne gouvernera. Additionner des gens de droite et de gauche, c'est l'instabilité et l'immobilisme assurés !", s'exclame Louis Caron. "Droite et gauche ne sont d'accord ni sur l'emploi, ni sur l'immigration, ni sur l'éducation, ni sur la politique étrangère, ni sur la défense... Le discours charmeur et démago de Bayrou ne pourra pas tenir", veut croire Jacqueline Gabant (59 ans), qui a commencé à militer au RPR "il y a trente ans".
Reste l'irrationnel, très présent dans une campagne qui est avant tout "une confrontation de personnalités", comme le rappelle Abdel Hafidi. "Les gens sont comme les enfants, souligne Garance Bouquillon. Ils ont besoin d'une maman - c'est Ségolène Royal -, d'un tonton sympathique - François Bayrou -, et ils ont peur du papa qui tape du poing sur la table en disant : "Ça suffit !"."
Cette remarque est l'une des rares laissant transparaître une légère inquiétude de ces militants au sujet de leur candidat. Elle porte sur l'image que peut donner, ou qui est livrée, de Nicolas Sarkozy. Mesurant le poids qu'a exercé la fonction de ministre de l'intérieur, chacun s'évertue donc à le décrire comme quelqu'un de "très sympa" et "très drôle".
En revanche, ni la polémique sur les conditions dans lesquelles M. Sarkozy a acheté et aménagé son appartement, ni le dossier Airbus, ne semblent inquiéter ces militants : tout au plus ces deux sujets renforceront-ils "l'abstention et les extrêmes", estime Loïc Cathelain. Une relative confiance reste de mise. Le responsable des jeunes UMP du Nord l'évalue, pour ce qui le concerne, à "six sur une échelle d'un à dix". Tout en concédant que "l'histoire des élections présidentielles sous la Ve République peut faire peur". |
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| dimanche 04 mars 2007, a 01:08 |
| Bayrou jugé convaincant et sympathique |
67 % des sondés du 8e baromètre LCI-OpinionWay-Le Figaro ont jugé le candidat UDF compétent lors de "J'ai une question à vous poser" sur TF1.
François Bayrou est, pour la 3e fois consécutive, le gagnant du palmarès de la semaine.
Encore une bonne nouvelle pour François Bayrou : sa prestation lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1 aura été un franc succès. Plus des deux tiers des sondés ont jugé le candidat UDF convaincant et compétent. Par ailleurs, 64% des panélistes ont estimé qu'il était proche de leurs préoccupations. En définitive, il est apparu à la fois plus sympathique que Nicolas Sarkozy (91% contre 68%) et plus compétent que Ségolène Royal (67% contre 47%).
Les propositions du candidat UDF semblent séduire un nombre croissant de Français. En particulier, l'idée d'un gouvernement réunissant personnalités de gauche et de droite, fait son chemin dans l'opinion. Près des trois quarts des sondés approuvent la proposition de François Bayrou de nommer un Premier ministre de gauche. En outre, 71% des personnes interrogées estiment qu'il a eu raison d'affirmer que "la présence des syndicats dans l'Education nationale est une chance".
Les Français partagés sur le retour des "éléphants"
Fort de ces bons scores, François Bayrou est pour la 3ème semaine consécutive, le gagnant du palmarès. Interrogés sur le candidat qui a marqué le plus de points la semaine passée, 58% des panélistes désignent le candidat UDF, 20% se prononcent pour Ségolène Royal et 11% choisissent Nicolas Sarkozy. C'est la première fois que l'écart entre les trois candidats du podium est aussi significatif.
Autre thème de la semaine : l'intégration de Lionel Jospin, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Pour 55% des sondés, cet élargissement est "plutôt une bonne chose". Les partisans de l'arrivée des "éléphants" estiment "qu'il est temps de rassembler la gauche", la priorité étant "de battre la droite". Chez les 44% de Français qui jugent que ce ralliement est "plutôt une mauvaise chose", on invoque "une politique dépassée" ou encore "une hypocrisie inadmissible qui fera perdre les socialistes".
Pour le 8e numéro de l'émission Politoscopie diffusée le vendredi 2 mars à 18h40 sur LCI, l'institut de sondages OpinionWay a interrogé du 27 au 29 février, 1 068 personnes par internet sur les évènements de la semaine passée. |
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| dimanche 04 mars 2007, a 00:23 |
| E SOUTIENS |
La campagne présidentielle entre dans une phase décisive. Nous avons besoin des soutiens de tous en cette période. Afin de fédérer nos forces, nous avons lancé un site dédié aux soutiens à la campagne de François Bayrou. Il vous fournit les outils pour animer la campagne, créer des actions de terrain, agir sur internet ... NOUS COMPTONS SUR VOUS !
LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES www.bayrou.fr Vous recevez cette lettre d'information suite votre inscription sur le site www.bayrou.fr - Vous désinscrire
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| Présentation |  40 ans
Marié, 3 enfants
Conseiller Général du Canton de Bouxwiller
Maire de Pfaffenhoffen
Premier Vice Président de la Communauté des Communes du Val de Moder
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