| mercredi 07 mars 2007, a 08:45 |
| 2007 sera "la grande année du changement", dit François Bayrou |
TOULOUSE, 5 mars (Reuter) - "J'ai décidé que 2007 serait la grande année du changement", a déclaré François Bayrou lundi soir au cours d'un meeting à Toulouse.
"Si je suis élu, le 6 mai, alors nous construirons un vrai parti démocrate pour la France", a poursuivi le candidat de l'UDF à la magistrature suprême.
"Et ce parti servira d'axe à une majorité qui ne sera pas fermée, mais ouverte. Ceux qui, comme moi, auront entendu le message des électeurs français ne seront pas écartés. Ceux qui viendront de la gauche républicaine comme de la droite républicaine trouveront une place légitime dans ce nouveau chemin pour la France."
S'exprimant devant près de 7.000 sympathisants réunis dans une salle municipale, François Bayrou a dit qu'il fallait "laisser la place aux jeunes, ça changera. Laisser la place aux femmes, ça changera aussi. Laisser la place aux visages nouveaux, aux idées neuves. Nous allons assurer un saut de génération dont la France a besoin".
Faisant allusion à un sondage divulgué lundi soir et qui, pour la première fois, le place au-dessus des 20% d'intentions de vote, le leader centriste a réaffirmé qu'"on ne peut pas arrêter une vague. Une idée forte s'est levée en France. Rien ne l'arrêtera".
Il a ensuite repris les principaux thèmes de sa campagne: règlement de la dette, défense d'une social-économie, lutte contre l'exclusion, défense des valeurs de l'éducation nationale et du climat, relance d'une "vraie vision pour l'Europe".
"SECONDE CHANCE"
Abordant le sujet de l'exclusion, François Bayrou en a profité pour lancer une légère pique à Nicolas Sarkozy en déclarant: "Je n'aime pas que, tous les soirs en ce moment, à certaines tribunes, on fasse siffler ceux que l'on nomme des paresseux parce qu'ils n'ont pas eu la chance, ou la seconde chance, de trouver du travail."
Mais à aucun moment il n'a évoqué sa concurrente socialiste ou d'autres, se contentant de féliciter Nicolas Hulot d'avoir "mis la question du climat au coeur de cette campagne".
Dans son discours, François Bayrou a aussi évoqué le "drame que vivent en ce moment les salariés d'Airbus et de la sous-traitance de cette usine".
Cherchant une raison à la crise qui frappe l'avionneur européen, François Bayrou a déclaré: "Il s'est passé une somme d'erreurs. Pendant des années, une guerre intestine sur fond de pouvoirs publics a lourdement grevé cette entreprise. A ces rivalités sont venues s'ajouter des rivalités nationales."
"Il faut étudier ces erreurs pour ne plus jamais recommencer, a t-il ajouté. Le plan - Power 8 - a été annoncé, il faut maintenant le négocier."
"Il faut demander à l'Etat français comme aux actionnaires privés d'Airbus d'assumer les erreurs qui sont les leurs. Il faut revoir les conditions dans lesquelles Airbus est organisé. Chacun devra faire face à ses responsabilités. Cela concerne aussi l'Etat français et les actionnaires privés", a conclu François Bayrou. |
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