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| Pendant l'été, les travaux continuent au MoDem |
Pendant l'été, les travaux continuent au MoDem Publié le mardi 24 juillet 2007 à 05H27
François Bayrou tente dans la discrétion de peaufiner sa stratégie
Mais où est donc passé François Bayrou? Après avoir, des semaines durant, rivalisé avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devant micros et caméras, le patron du MoDem est devenu cet été un modèle de discrétion. Tout juste a-t-on eu droit, depuis le soir du second tour des législatives, à quelques critiques sur les premières mesures annoncées par le gouvernement Fillon et à une pincée de commentaires sur la méthode Sarkozy.
Il faudra attendre la rentrée et la tenue, à la mi-septembre, des Assises de la démocratie organisées par le Mouvement démocrate, pour que le troisième homme de l'élection présidentielle éclaire ses supporters sur la stratégie future du MoDem. "Ça réfléchit et ça travaille, assure Jean-Luc Bennahmias. Nous avons besoin de ce temps de décantation". Le député européen, qui a quitté les Verts à la fin du printemps pour partager la nouvelle aventure de l'apôtre du centrisme, était à la tribune il y a dix jours à Marseille lorsque ce dernier est discrètement venu s'adresser aux élus locaux et, plus encore, à cette génération spontanée de militants séduits par son discours.
"500 à 600 militants réunis en plein mois de juillet, c'est bien la preuve que l'intérêt ne s'est pas dissipé". La recette pour relier les ingrédients du MoDem n'est pourtant pas écrite : périlleuse synthèse que celle qui devrait unir les survivants de l'UDF traditionnelle et ces milliers de nouveaux adhérents. François Bayrou, qui a perdu sa tribune à l'Assemblée nationale faute de pouvoirs disposer d'un groupe de députés, ne peut que miser sur des listes autonomes aux prochaines élections municipales afin de rêver, à partir d'alliances locales à géométrie variable, d'un nouveau réservoir d'élus et de convaincre les sénateurs qui lui sont encore restés fidèles de ne pas céder aux sirènes sarkozystes du Nouveau centre.
Mais l'UDF sera-t-elle soluble dans le MoDem à l'heure de son congrès constitutif, durant l'automne? "Le problème, c'est que la plupart des élus étiquetés UDF sont incapables de suivre cette ligne d'indépendance", reconnaît Jean-Luc Bennahmias. "Nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l'UMP ou du PS", écrit le chef du MoDem dans une lettre adressée aux militants. Autrement dit, je continue mon petit bonhomme de chemin en jouant les trouble-fêtes de la bipolarisation.
"Si cette stratégie de la troisième voie s'est traduite par un exploit personnel au premier tour de la présidentielle, elle peut aussi s'avérer être une impasse", note François-Xavier de Perreti, secrétaire départemental de l'UDF dans les Bouches-du-Rhône. Peu engageant. À moins que le pari de François Bayrou soit celui de la décomposition du PS, ce que laisse à plusieurs reprises supposer le texte adressé aux militants. Reprendre la gauche par le centre, comme a su le faire son ami Romano Prodi en Italie... Par Michel-Philippe Baret ( mpbaret@laprovence-presse.
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