X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Keygle Recherche Web
OK
LE BLOG DE PIERRE MARMILLOD
mercredi 04 juin 2008, a 02:45
CANTONALES 2008 CANTON DE BOUXWILLER

Bas-Rhin : le canton de Bouxwiller

- La commune de Kirrwiller. -

La commune de Kirrwiller.

© France 3

Pierre Marmillod (MODEM) est élu. Il devance Marc Danner (SE) et Laurence Jost (UMP).

Pierre Marmillod réussit le pari de ses élections cantonales : face à une candidate investie par l'UMP, Laurence Jost, il arrive en tête d'une triangulaire avec plus de 1100 voix d'avance sur Marc Danner (SE) et 2100 voix d'avance sur la candidate UMP.

Nb d'habitants : 18 368 habitants (INSEE)

Vice président du conseil général depuis 1982, Jean Westphal est depuis plus de 30 ans le conseiller général du canton de Bouxwiller. A 66 ans, il a décidé de ne pas se représenter en mars prochain.
La bataille est ouverte et les prétendants nombreux pour ce canton rural du Pays de Hanau. Huit candidats sont en lice, sept hommes et une femme, la seule femme investie par l'UMP dans le Bas-Rhin.

Les 20 communes du canton de Bouxwiller sont : Bischholtz, Bosselshausen, Bouxwiller, Buswiller, Dossenheim-sur-Zinsel, Ingwiller, Kirrwiller, Menchhoffen, Mulhausen, Neuwiller-les-Saverne, Niedermodern, Niedersoultzbach, Obermodern-Zutzendorf, Obersoultzbach, Pfaffenhoffen, Schalkendorf, Schillersdorf, Uttwiller, Weinbourg.

mardi 25 septembre 2007, a 23:23
DU NOUVEAU SUR PFAFFENHOFFE.ORG

  http://www.pfaffenhoffen.org/

vendredi 09 mars 2007, a 00:47
François Bayrou dévoile son "Projet d'espoir" pour la France

  François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, a souhaité présenter dans son livre une vision, sa vision de la France. Pour ce faire, il nous expose les grandes lignes de son projet. Un projet qui s'adresse à toute la société française. Une vision cohérente des problèmes rencontrés depuis quelques décennies auxquels François Bayrou propose d'apporter des solutions sur la base de valeurs profondément républicaines, celles que la France s'est données il y a deux siècles : la Liberté, l'Égalité, la Fraternité. Des valeurs au fronton de toutes les mairies de France, depuis trop longtemps oubliées au sein d'une société que tous doivent affronter avec leurs armes.

Ambition et réalisme

Ce que François Bayrou démontre dans ce livre, Projet d'Espoir , c'est que le peuple, les citoyens, les médecins, les professeurs, les entrepreneurs, les retraités, les chômeurs, les RMIstes, les populations d'origine immigrée, tous les laissés pour compte, comme les autres ne veulent plus du système politique tel qu'il est aujourd'hui. Tous, comme il a pu le constater au cours de ses nombreux déplacement dans les villes, les campagnes, les zones urbaines, et les lieux plus reculés, tous veulent un changement, et sont attachés aux valeurs républicaines que François Bayrou défend. Personne ne semble trouver le remède pour rendre au pays ce qui n'est plus aujourd'hui que de l'ordre du principe. Le candidat à la présidentielle a compris et a ressenti cette impuissance. Il a pesé les déséquilibres surgis depuis de nombreuses années, d'autant plus lorsqu'il était ministre de l'Éducation. Il dresse donc un bilan sans concession de certaines déficiences telles que celles liées à l'illettrisme, qu'il faut combattre, pour que dès la 6e, on sache véritablement lire, écrire et compter. De même, concernant les retraites, François Bayrou constate un phénomène mécanique lié à la démographie. Bientôt, il n'y aura plus qu'un actif pour un retraité. Alors, tout en humilité, en responsabilisant tout le monde, si l'on prend le problème à bras le corps, régimes spéciaux ou régime général, après une réelle concertation, de l'écoute, de la pédagogie, François Bayrou propose de régler définitivement cette question des retraites sans langue de bois avec l'accord des Français par référendum. Il préconise notamment de laisser les seniors travailler plus longtemps s'il le veulent, pour améliorer leur retraite. Et sa proposition des "deux emplois sans charges" pourra profiter à la création d'emplois pour les plus jeunes et pour conserver les plus âgés, dont les salaires réputés plus élevés seraient un handicap à l'embauche ou au maintien en poste.

Une vision d'avenir


C'est une réelle vision que défend François Bayrou. Il choisit, il tranche, il trace un sillon, à l'image du tracteur labourant un champ. Son programme s'attache à redonner confiance aux petites et moyennes entreprises constituant le maillage du tissu économique en France. Il évoque l'importance de défendre l'homme et l'entreprise. François Bayrou souhaite réconcilier l'envie d'entreprendre en France. Que l'entreprise redevienne un espace d'épanouisseement, notamment avec une loi qu'il ferait voter dès son arrivée aux affaires, une mesure venue des Etats-Unis, le Small Business Act adapté aux us et coûtumes françaises. En l'espèce, le principe défendu se fonde sur la loi du plus juste. Le tissu des petites entreprises est fragilisé. Celles-ci sont écrasées par le pouvoir des plus grandes, et ne sont pas invitées à la table des marchés publics. La mesure qui consiste à permettre l'entrée en jeu des petites et moyennes entreprises revalorisera la place de celles-ci. Elle rendra la compétition plus saine et plus juste. Cette opération soutiendra les plus petits face aux plus gros, se partageant seuls les plus grands marchés. Cette idée participera d'une réelle relance économique, par l'intermédiaire des acteurs les plus importants, non pas en chiffres d'affaires, mais de par l'importance qu'elles représentent dans la société. Le dynamisme qui en surgira sera plus efficace économiquement. Cet exemple en est un parmi d'autres au cours de l'exposition de son projet.

Présenter un avenir aux Français

Sa vision se veut à long terme. Il souhaite créer un cercle vertueux. Il s'agit de regarder et de prévenir les dégâts provoqués par la mauvaise gestion du dossier des retraites. Un système de retraites par répartition que François Bayrou souhaite préserver. Il faut aussi prévenir les conséquences liées à la charge de la dette publique. En effet, son remboursement représente l'ensemble des impôts sur le revenu payés chaque année par les Français. Si nous n'agissons pas maintenant alors que l'euro est fort et que les taux d'intérêt n'augmentent pas, les jeunes générations vont continuer de supporter cette charge seuls. En un mot, nous sommes assis sur une bombe à retardement selon l'expression de François Bayrou. Toujours en ce qui concerne notre futur, occulté depuis tant d'années par les instances dirigeantes, il est fait état dans ce livre, après ce malheur national, évoqué à l'instant, jamais égalé, du drame planétaire que toute l'Humanité encourt si une réelle politique écologique n'est pas menée. Le candidat à l'élection présidentielle a signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot avec une réelle conviction. Et entend le démontrer une fois aux affaires. Sa position à propos de la préservation de la planète a abouti après une réflexion personnelle, mêlées de discussions approfondies avec les scientifiques les plus qualifiés. A la lecture de Projet d'espoir, l'on comprend que, pour François Bayrou, la question écologique sera un enjeu majeur, un projet de société intégré à notre économie et à notre vie de tous les jours. L'idée d'une taxation sur la production de carbone par agent économique, selon son comportement de consommateur-producteur permettrait de développer une nouvelle économie. Une économie d'avenir, dans laquelle l'agriculture retrouverait ses lettres de noblesse. Une agriculture "nourrissière" et productrice d'énergie, par la production de bio-carburant notamment.

Des gens debout


La défense des exploitations familiales est notamment abordée par François Bayrou, Béarnais lui-même enraciné dans ces valeurs terriennes. Il expose son empathie pour ces gens qui, naguère, ont représenté 30% de la population active, contre 3% actuellement. On leur a pris leur fierté, depuis qu'ils ne se nourrissent plus par le seul produit de leurs récoltes, leurs élevages, ou autres productions agricoles. Cette fierté qui était la leur s'est étiolée, au profit d'un aveu d'impuissance sur l'avenir et d'un réel désespoir. Ces hommes et ces femmes debout se retrouvent dans la détresse aujourd'hui. Remettre en selle l'agriculture française sera un atout pour la France, pour l'Europe, dont elle offre l'essentielle de la production. En parallèle, si la France retrouvait des productions plus adaptées, les pays africains pourraient de nouveau produire et vendre leur production de sorte qu'ils puissent en vivre et rester vivre sur la terre de leurs ancêtres. Au lieu d'une immigration choisie inefficace contre l'immigration clandestine, favorisant l'appauvrissement de l'Afrique par l'absorption de ses élites, le candidat à la présidentielle préfère une immigration assumée, régulée, permettant par exemple que des familles présentes depuis dix ans, payant des impôts, travaillant, participant à la vie de leur commune, puissent participer aux élections locales.


Ce projet est donc une vision politique pour la France, un projet qu'il veut mener en concertation avec les Français. L'idée d'une réforme des retraites à présenter à l'approbation des Français sous forme de référendum est un exemple de la démarche de co-responsabilité voulue par François Bayrou au cours du processus de décision. Toutes les questions importantes telles que les retraites, la constitution européenne, l'élargissement de l'Europe seront ainsi soumises de cette manière au peuple français, afin de lui redonner le pouvoir trop longtemps concentré dans les mains de quelques-uns.

Projet d'espoir
, un livre de François Bayrou, aux éditions Plon, 17 euros, 194 pages.   http://www.bayrou.fr/evenements/sortie-officielle-projet-despoir-080307.html

mardi 20 février 2007, a 08:56
François Bayrou battrait Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'il arrivait au second tour

 





D'après un sondage IFOP pour Fiducial et LCI, si François Bayrou était au second tour face à Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, il l'emporterait. Le candidat de l'UDF obtiendrait 52 % des voix face au candidat de l'UMP et 54 % face à la candidate socialiste.

 

Encore faut-il que M. Bayrou arrive à passer le cap du premier tour. Selon le même sondage, il reste en troisième position avec 16 % des intentions de vote (+ 3,5 % des voix par rapport au sondage effectué un mois plus tôt), derrière Ségolène Royal (25,5 %, - 2,5 %) et Nicolas Sarkozy (32 %, - 0,5 %).

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} Selon un sondage Ipsos-Le Point rendu public également le 19 février, l'écart entre François Bayrou et Ségolène Royal au premier tour serait encore plus mince, le premier obtenant 16 % des voix (+ 2 % par rapport au dernier sondage publié le 12 février), la seconde 23 % (- 4 %).

Autre motif de satisfaction pour M. Bayrou : selon le sondage IFOP, 83 % des Français seraient "favorables à un gouvernement d'union nationale composé de personnalités politiques de divers camps". Le candidat de l'UDF prétend transcender le clivage droite-gauche qu'il juge "préhistorique". Dimanche, il a déclaré qu'il pourrait nommer un premier ministre de gauche, s'il était élu président de la République

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-869276,0.html

dimanche 18 février 2007, a 21:52
55% DES FRANCAIS SOUHAITENT VOIR F BAYROU AU 2E TOUR

 

Selon un sondage CSA que devaient diffuser, dimanche 18 février, France 3 et France Info, 55 % des Français souhaitent que François Bayrou soit présent au second tour de l'élection présidentielle, contre 35 % qui ne le souhaitent pas. 10% ne se prononcent pas. Les sympathisants de gauche sont à 55 % favorables à la présence du président de l'UDF, et ceux de droite, à 65%.

Sondage réalisé par téléphone les 14 et 15 février auprès d'un échantillon représentatif de 909 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). (AFP)

jeudi 15 février 2007, a 00:48
71% des Français favorables à un gouvernement gauche-droite

  Plus de deux Français sur trois (71%) se disent favorables à un gouvernement mêlant responsables politiques de gauche et de droite, selon un sondage BVA pour Orange publié mercredi.

Cette idée, défendue par le candidat UDF à la présidentielle François Bayrou, est plébiscitée par 92% des sympathisants de ce parti, mais est soutenue également par 73% des sympathisants du Parti socialiste et 69% de ceux de l'UMP.

Elle suscite davantage d'adhésion dans les catégories moyennes ou aisées qu'au sein des milieux populaires (64% parmi les ouvriers).

66% des Français estiment que M. Bayrou, s'il est élu président de la République, essaiera réellement de former un gouvernement d'union nationale.

Sondage réalisé par téléphone le 12 février auprès d'un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée consultable à la Commission des sondages.

 

WWW.BAYROU.ORG

 

mercredi 17 janvier 2007, a 17:23
Non à la politique du "tout est possible"

  Invité sur France 3, François Bayrou a pu présenter son point de vue sur des sujets d'actualité essentiels tels que les retraites, la dette publique, le statut pénal du chef de l'Etat. Il a également réagi au récent sondage IFOP/Paris Match, le plaçant troisième au premier tour de la présidentielle.

Invité de Soir 3 mardi 16 janvier, François Bayrou est revenu sur la trop grande focalisation du débat présidentiel autour des deux grands partis que sont l'UMP et le PS, tout en relevant le soutien des Français sur cette question : « d'après un sondage publié par le Parisien de dimanche 14 janvier, 82 % des Français pensent que cette situation est anormale », relève-t-il. Tout en s'appuyant sur le récent sondage le plaçant à 12% des intentions de vote au premier tour devant J.-M. Le Pen, François Bayrou a pu ensuite évoquer la clairvoyance des Français : « ils ont vérifié en 2002 que, quand on vote extrême, extrême-droite en 2002, on renforce les deux partis au pouvoir. Le Pen a été au deuxième tour et Chirac a fait 82,5% ». Sur la question des impôts, il a tenu à évoquer ce dont aucun autre candidat ne parle, la dette et le déficit budgétaire. « Si l'on ne met pas au premier plan le déficit et la dette, alors, tout est possible. Mais tout est possible, c'est cela qui nous a conduit où nous sommes ». A propos des retraites, François Bayrou prône la responsabilisation de chaque Français, et donc le choix de leur départ en retraite selon leurs droits et leurs situations. « C'est un sujet si grave que j'organiserais un référendum ; que les Français aient eux-même la signature finale de cette réforme, qui sera la réforme acquise une fois pour toute pour les retraites, et qui soulagera les plus jeunes du poids énorme qui va peser sur leurs épaules ». Enfin, en ce qui concerne le statut pénal du président de la République, il précise, après avoir rappelé son opposition au projet de loi modifiant son statut, que la question politique ne devait pas l'emporter sur la question judiciaire. D'après lui, le Conseil Constitutionnel, après révision de sa composition, serait à même de statuer dans ce cas de figure, afin d'éviter que le Président ne soit jugé par ses pairs pour des actes relevant du droit commun.

France 3
http://www.bayrou.fr/media/2television/bayrou-soir3-1601.html

 

Télécharger l'interview de François Bayrou au format .pdf  

jeudi 05 octobre 2006, a 18:14
LA RÉVOLUTION CIVIQUE

  Discours de François Bayrou

Conseil national de l'UDF - Issy-les-Moulineaux

10 juin 2006

(Seul le prononcé fait foi)

LA RÉVOLUTION CIVIQUE

Mes chers amis,

« Allez la France ! », ce n’est pas seulement un clin d’oeil au mondial de foot.

Cela dit quelque chose de notre mission !

Rassembler, entraîner, sélectionner le meilleur, ne plus regarder les clubs d’origine, mais fondre les

talents en une stratégie offensive. C’est vrai en sport. Mais c’est vrai pour tout un pays.

L’état de la démocratie française est un chagrin pour tous les Français. Un chagrin : sentiment

personnel d'échec et de vexation.

La séquence que nous venons de vivre, CPE, Clearstream, amnistie d'un député du parti majoritaire,

manoeuvres au sein du même parti majoritaire, a fait du gouvernement actuel qui, il y a un an jour

pour jour, prétendait reconstruire la confiance en cent jours, l’un des plus faibles des dernières

décennies.

Et cette faiblesse est la preuve par 9, la démonstration absolue, de ce que notre analyse de la situation

française est juste.

Le même parti a tous les pouvoirs, la présidence de la République, le Premier ministre, quasiment

tout le gouvernement, la présidence de l’Assemblée et la majorité absolue à l’Assemblée, la

présidence du Sénat et la majorité absolue au Sénat, la maîtrise de tous les corps de contrôle, et il ne

peut même pas faire le lundi de Pentecôte !

Pire encore : ce sont les mêmes ministres qui ont pris la décision de faire du lundi de Pentecôte un

jour travaillé, le même un an après prennent la décision que ce jour sera férié pour les écoliers, et

interdit de rouler pour les routiers, autrement dit le pays en panne par leur décision.

Tout le monde sait que le pouvoir est dans cet état, tout le monde le dit !

Et le seul endroit où l’on fait semblant de l’ignorer, c’est là où on devrait agir, sur les bancs de

velours rouge de l’Assemblée nationale ! Tout cela, on le chuchote dans les couloirs, on fait chorus à

la buvette, on le clame dans toutes les oreilles de journalistes, mais dans l’hémicycle, où l’on

représente les Français, c’est silence dans les rangs.

Et c’est pour cela que nous avons pris nos responsabilités. C'est pour cela que nous avons voté la

censure, que nous avons fait la rupture, non pas dans les mots, mais dans les actes !

Pas la rupture avec Dominique de Villepin, le Premier ministre seul, avec l’UMP seule, mais la

rupture symbolique avec les causes de l’impuissance et du malheur français.

Les douze députés UDF qui ont voté la censure, et j’en suis sûr aussi, l’immense majorité de ceux

qui n’ont pas osé, ou pas voulu encore (je cite presque entre guillemets) les suivre jusque là, tout en

pensant la même chose, tout en étant contents de l’audace de leurs collègues, l'ont fait pour une

raison : ils n’ont pas voulu qu’on leur dise un jour : « Vous qui saviez, vous n’avez rien fait ! »

C’est parce que nous savons que nous avons agi !

Nous avions sous les yeux le spectacle triste de la décomposition du pouvoir en France.

Nous savons que la France se fracture. Nous savons que, depuis vingt ans -depuis vingt ans ! - l’État

n’est pas impartial, l’État est partisan ! Le pouvoir est confisqué. L’esprit de parti, l'esprit de clan,

l'esprit de famille, est partout. On nomme des copains, on fait campagne de manière éhontée avec les

moyens de l’Etat. Et pendant ce temps, tout le monde voit bien que la France recule, qu’il n’est

aucun domaine où notre pays ait avancé, dans aucun classement international.

Et nous mesurons l'immensité de la tâche à accomplir, nous savons la dimension de l’effort de

redressement.

Et c’est parce que cet effort est immense qu’il demande une réponse nouvelle !

L’effort à accomplir, que mes amis avant moi ont rappelé :

�� il faut réparer la France, socialement, territorialement - la rupture entre les vallées qui se

dépeuplent, je pense à notre ami Jean Lassalle, mais c'est la même chose pour les banlieues,

qui pour certaines retrouvent le sens étymologique du terme, le lieu des bannis - il faut

recoudre et réparer la France

�� il faut s'occuper de la feuille de paie et s'occuper des petites retraites

�� il faut créer les emplois dont on a besoin et que notre croissance interdit

�� il faut cesser la croissance de la dette, et maîtriser la dépense publique

�� il faut retrouver les conditions de la croissance

�� il faut la meilleure éducation et la meilleure recherche du monde et nous pouvons les avoir

�� il faut la confiance dans nos institutions

�� il faut que la France devienne une démocratie

�� il faut faire de la France le premier pays qui défende réellement l’atmosphère de la planète

�� il faut économiser l’énergie, nous allons dans le mur sur les énergies fossiles, sur le pétrole

�� il faut l’Europe démocratique

Il y a un projet français. Il est de bon ton de brocarder le « modèle français ». C’est de bon ton hors

de France, dans les journaux anglo-saxons. Et c’est hélas de bon ton en France.

Et quand on le moque, que moque-t-on ? On se moque de ses valeurs, et on se moque de sa visée

universelle, de sa prétention universaliste.

La France est sommée de renoncer à son modèle. Autrement dit, la France est sommée de renoncer à

elle-même.

Je ne crois pas que les Français renonceront à ce modèle.

Que dit le modèle français ? Que disent les mots qui le symbolisent ? Ils disent trois choses qui, pour

des Français, ne sont pas remplaçables !

Ils disent que la liberté vient en premier. Ils disent que l’égalité ne se divise pas. Ils disent que la

fraternité permet à la liberté et à l’égalité de vivre ensemble.

Ce projet que l'on traite par dessus la jambe, ce projet libéral, égalitaire et fraternel, est un projet de

résistance.

Parce que la pente naturelle du monde, quand on laisse les choses se faire elles-mêmes, ce n’est pas

la liberté, c’est la domination des puissants, des groupes de pression.

La pente naturelle, ce n’est pas l’égalité, ni des chances, ni des droits - et je tiens aux deux : égalité

des chances, égalité des droits - c’est l’inégalité et l’abus des privilèges.

La pente naturelle, ce n’est pas la fraternité, c’est l’indifférence à l’autre, l’indifférence à l'étranger.

Et je suis fier d'appartenir au peuple qui a donné au monde, en trois mots, un idéal de résistance qui

fait à lui tout seul l'humanisme et la civilisation.

Cette résistance est nécessaire à la France, elle nécessaire aussi au monde.

Nous ne bâtissons pas seulement une économie (c'est très important, aucun doute). Nous ne

rémunérons pas seulement du capital. Nous élevons des enfants. Nous transmettons un pays. Et nous

façonnons un monde, en bâtissant une société de justice et d'équilibre, nous agissons pour la France,

mais nous devons agir comme un exemple pour le monde.

La crise est plus grave chez nous qu’ailleurs. Car nous avons une caractéristique : l'identité de notre

pays, c’est l’unité.

La France ne se satisfait pas de la déchirure. Il y a beaucoup de pays qui se satisfont des ghettos,

raciaux, religieux, des ghettos d’éducation, des ghettos de l’argent ; ghettos de l’argent surabondant

où l’on s’enferme, avec des gardes privés et des caméras partout ; ghettos de l'argent qui manque, où

l’on est enfermé malgré soi.

Pas la France. La France, elle veut l’égalité des citoyens. Elle veut l’égalité des territoires. Et elle

souffre quand, comme aujourd’hui, elle voit que cette égalité a disparu.

Et regardez comme c’est intéressant et comme c'est drôle, cette égalité, c’est de la fraternité.

La France est un pays d’unité ; nous sommes quelques-uns à penser qu'elle a confondu parfois unité

et uniformité.

Parmi les devoirs qui sont les nôtres, il y a celui de défendre la diversité culturelle, pas seulement

dans le monde, c’est un juste combat, mais sur notre sol. C'est pourquoi je suis favorable au respect

de la charte des langues et des cultures régionales et minoritaires.

Il y a des pays qui se satisfont de la victoire du matérialisme et de la domination de l’argent. Pas la

France. La France, elle veut qu’on mette les choses à leur place. L’argent à sa place, et l’esprit à sa

place qui lui est supérieure, et le coeur à sa place qui est encore plus haute.

Et à tous ceux qui sur notre sol veulent que la France renie son modèle, les Français répondent, ont

répondu et répondront : nous avons le droit d’avoir nos propres valeurs.

Et nous, nous disons aux Français : ce n’est pas seulement que nous avons le droit de nos propres

valeurs, mais nous avons le devoir de les entretenir et de les défendre. Parce que ce sont des valeurs

qui manquent au monde.

Parce que quand le monde se déshumanise, il faut que le pays de l’humanisme se lève et résiste. Et

c'est sa vocation.

Mais ce sont des valeurs qui exigent aussi la réussite.

Parce que si la France échoue, ce sont ses valeurs qui plongent avec elle.

Et c'est pourquoi nous avons besoin de liberté, et notamment de liberté en économie. Nous sommes

la famille qui veut que la liberté en économie soit réhabilitée.

Est-ce que la France échoue en économie parce qu’elle a trop de liberté ? Elle échoue parce qu’elle

n’a pas assez de liberté, pas assez de confiance.

Demandez aux artisans s’ils ont plus ou moins de contraintes administratives, de papiers à remplir,

qu’il y a des années. Ils en ont davantage, tous les jours davantage, insupportablement davantage.

Demandez aux agriculteurs s’ils ont plus ou moins de contraintes et de contrôles, de papiers à

remplir, de déclarations de toute nature, qu’il y a quelques années. Ils croulent sous une charge de

travail qui ne devrait pas être la leur, qui est notre démission sous la bureaucratie universelle.

Les Français, qui ne sont pas dupes, savent que les chiffres sont de la communication, ils savent que

le chômage réel ne baisse pas, ils savent que ce sont les classes nombreuses qui partent à la retraite,

que ce sont les emplois aidés qui subviennent pour le reste, que la création d’emplois nouveaux n’est

pas au rendez-vous.

Je veux donner la feuille de route de notre politique de l’emploi. Le but de notre politique est de

créer l’emploi, tout l’emploi, dont notre économie a besoin. Je ne crois pas à la création d'emplois

artificiels.

Et il y a des millions d’emplois dont notre économie a besoin, mais qui ne peuvent pas être créés,

spécialement dans les petites entreprises, parce que travail + charges, comme c'est organisé dans la

société française, il y a des entrepreneurs pour qui c’est trop lourd ! Je suis prêt à nuancer : c’est trop

lourd pour certains, trop lourd pour les plus petits, pas trop lourd aujourd'hui pour les très grandes

entreprises qui marchent bien, qui intègrent le coût du travail, parfois sans difficulté dans son modèle

économique.

Parfois… car les délocalisations sont générales (j'adresse une pensée à Jean Arthuis qui a eu un petit

incident cardiaque) ; elles ne sont pas toutes mauvaises. Je visitais hier près de Strasbourg, à

Pfaffenhoffen, une entreprise formidable qui numérise des centaines de milliers de volumes quel que

soit leur format. C'étaient des volumes de près de 1 mètre : les volumes manuscrits du cadastre

d’Alsace Moselle (40 000 volumes), la numérisation se fait à Pfaffenhoffen, avec une vingtaine

d’emplois, mais la saisie qui vient derrière se fait à Madagascar avec plusieurs centaines d’emplois.

Et si l’entreprise n’existait pas en Alsace, il n’y aurait pas les emplois à Madagascar. Et si les

emplois n’avaient pas été créés à Madagascar, il n’y aurait pas d’entreprise à Pfaffenhoffen.

C'est un bon sujet de compréhension du monde. Les simplistes qui prétendent que les problèmes de

délocalisation n'existent pas, ou pour les autres qu'il n'y a que des difficultés, se trompent tous les

deux, c'est être adulte que de saisir le bien et la difficulté dans le même sujet.

Nous avons ouvert à juste titre une réflexion de long terme sur le transfert des charges sociales qui

pèsent sur le travail sur d’autres bases.

Mais je considère qu'il ne faut pas attendre les résultats d'une réflexion de long terme qui demande la

participation de toute la société française. Il y a urgence.

Et en face d’une situation d’urgence, je propose une mesure d’urgence : l’ouverture du droit pour

chacune des entreprises de notre pays, de créer deux emplois nouveaux sans charges. Pour une

entreprise artisanale, deux emplois, c’est beaucoup. Pour une entreprise moyenne, ce n’est pas rien.

Pour une très grande entreprise, c’est symbolique.

Autrement dit nous proposons un rééquilibrage en faveur des créateurs d'emploi potentiels.

Contrat garanti pendant cinq ans, n’assumant que les charges de retraite (10 % de charges en tout et

pour tout), sans autre condition, ouverte à tous les types d’emplois, à tous les âges, à toutes les

formations. Des cadres si votre petite entreprise a besoin de cadres, qualifiés si vous avez besoin de

qualifiés, des designers, des commerciaux, comme vous voudrez. Un immense appel d’air, qui ne

demande ni dix pages d'explication, ni un volume d'explication mais simple, d’application immédiate

et infiniment prometteur, prometteur de centaines de milliers d’emplois d’après les simulations que

nous avons faites.

La question de la feuille de paie. Le niveau de la feuille de paie est un souci pour la nation. Et pas

seulement pour les petits salaires. C’est un souci même, nous avons été parmi les premiers à le

mettre en évidence il y a quelque dix-huit mois, lors de notre congrès de la Mutualité, c’est un souci

pour les salaires moyens. Il y a eu un temps où en France, un salaire moyen, quand on vivait

normalement, c’était sans souci. Le salaire moyen était convenable. On vivait, et même on arrivait à

mettre de l’argent de côté. Aujourd’hui, les salaires moyens n'y arrivent plus, n'arrivent plus à

joindre les deux bouts, ils ont beaucoup de mal. Et cela est un souci pour la nation tout entière.

Et comment se fait-il que ce souci soit un souci uniquement français ? Que cette inquiétude, cette

difficulté du salaire moyen, elle ne se retrouve pas chez nos voisins européens ?

C’est que la réalité a rattrapé la fiction. On nous avait dit : nous allons faire les 35 heures sans baisse

de salaire. Vous aurez les 35 heures payées 39. Personne n’y perdra rien. Et nous dans cette maison,

nous disions : c’est un leurre. De toutes façons, il faudra que quelqu’un paye. Et au bout du compte,

celui qui paiera, d’une manière ou d’une autre, c’est celui qui travaille. Car, ou bien il travaillera

plus, et il paiera en stress. Ou bien il travaillera pareil et il paiera en valeur réelle sur la feuille de

paie.

Eh bien, c’est à cela que nous sommes arrivés.

Alors nous avons vu cette semaine un de ces jeux de dupes habituels sur le sujet. Le Parti socialiste a

paru, l’espace de quelques heures, accepter la leçon de cette dure réalité. Ségolène Royal a fait la

liste des insuffisances et des échecs des 35 heures. Elle a dressé un réquisitoire. Elle a dit ce que tous

les Français savent : les 35 heures, comme elles sont organisées sont pleines d’inconvénients. Et elle

en a tiré aussitôt la conclusion la plus inattendue : nous allons étendre les 35 heures à tout le monde !

Pour nous, au contraire, si les 35 heures sont pleines d’inconvénients, ce qui est la vérité, il faut les

corriger. Et les corriger simplement, sans forcer la main à quiconque. Car nous savons bien que

beaucoup de salariés ont trouvé dans les 35 heures des avantages pour leur vie, pour leur vie de

famille, pour leur vie de loisir.

Nous proposons donc, comme nous l'avons fait en 2002, que l’on permette aux Français qui le

souhaitent, aux salariés qui le souhaitent, librement, d’améliorer leur revenu par le jeu libre des

heures supplémentaires. Pour le Parti socialiste, les heures supplémentaires il faut les combattre, les

sanctionner et les réprimer. Pour nous, c’est la liberté de l’accord, dans une marge raisonnable, entre

le salarié et l’entrepreneur. Nous proposons donc de changer le régime des heures supplémentaires :

nous proposons d’élargir à toutes les entreprises, même celles de moins de vingt salariés, le régime

des heures supplémentaires à 25 % de prime. Il est scandaleux pour nous que l’heure supplémentaire

dans une petite entreprise rapporte moins au salarié que dans une entreprise de plus de vingt ! Ça

n'est pas juste !

Et nous proposons que cette prime de 25 % soit intégralement déduite des charges sociales. Parce

que quand un salarié a travaillé 35 heures, il a déjà payé sa quote-part de la protection sociale.

Ainsi, pour une heure normale, quand le salarié est payé 100, l’entreprise paie charges comprises, à

peu près 190. Pour une heure supplémentaire, sous notre régime, le salarié recevra 125 quelle que

soit la taille de l'entreprise. Et l’entreprise paiera toujours 190. Personne n’y perdra ! Tout le monde

y gagnera !

Je veux dire un mot du smic. Le Parti socialiste fait une grande annonce de smic à 1500 euros par

mois : ou bien cette annonce est truquée, ou bien elle est nocive pour la société. Cette annonce est

truquée, parce que comme les syndicats l'ont dit, l'inflation va amener naturellement à ce montant.

Ou bien elle est nocive, parce que si on le fait brutalement, il ne sera plus possible de pourvoir

certains emploi ; et que le smic va devenir la situation majoritaire des salariés.

Nous avons besoin de simplicité et de stabilité dans le temps.

J'ai approuvé ce qu'Hervé Morin a dit à cette tribune.

Nous avons besoin de simplicité et de stabilité du droit fiscal et social.

Nous recevions, Hervé et moi, le responsable d'un fonds de pension américain spécialisé dans les

sièges sociaux. Il me disait : quand il s'agit de choisir un lieu, la France est toujours sur la liste à

cause de sa douceur de vivre, et jamais retenue car on ne sait jamais, chez vous, de quoi demain sera

fait.

Les socialistes nous disent : nous allons augmenter massivement les impôts. Ils ont même trouvé une

nouvelle appellation, je ne sais pas si ça adoucira la sensation de ceux qui seront imposés : l’impôt

citoyen sur le revenu !

La plus basse estimation sur le coût du programme socialiste, celle qu'a faite Strauss-Kahn, la plus

basse, pas celle de Bercy, c’est 50 milliards d’euros.

Comparez cette somme à ce que rapporte l'impôt sur le revenu : un peu moins de 50 milliards. Pour

financer un programme aussi dispendieux, il faut multiplier par deux l'impôt sur le revenu !

Nous qui avions mis en garde sur la baisse aventureuse des impôts, nous disons qu'augmenter les

prélèvements obligatoires, augmenter la ponction sur la richesse produite, c’est paralyser à coup sûr,

lentement le pays, c’est alourdir à coup sûr, le poids de son administration !

Il y a des millions de Français qui attendaient que le Parti socialiste change ! Eh bien le Parti

socialiste a passé la marche arrière. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour la France, pour les Français

qui découvrent une gauche régressive.

Et ce n’est pas le seul sujet : qu’en 2006, alors que tout le monde sait que la réforme Fillon sur les

retraites n’a fait qu’une (petite) partie du chemin nécessaire, on prétende que l’on va abroger cette

loi, je ne vois pas d'autre mot que de dire que c’est purement et simplement honteux, et qu'il est de

notre devoir de le dénoncer, que c'est un mauvais service à notre pays.

Il y a des millions de Français qui sont généreux, mais qui ne veulent pas de cette politique de

mensonge et de retour en arrière !

Et nous pouvons maintenant le dire de manière crédible, parce que tout le monde sait désormais que

ce n’est pas l’esprit partisan qui nous guide.

Nous pouvons le dire, parce que tout le monde sait que notre choix, ce n’est pas de faire la guerre

d'un camp contre l'autre, pas de nous enfermer dans un camp, c’est de construire une majorité

nouvelle, une majorité plus large dont la France a besoin pour changer et progresser vers l'avenir

auquel elle a droit.

Les grandes directions économiques et sociales, pour moi ce n'est pas l'essentiel, ou du moins ça ne

suffira pas.

La Révolution civique

La France a besoin d'une révolution civique, et c'est de cette révolution civique que je voudrais vous

parler maintenant.

Nous sommes des défenseurs d'un service civil universel, de six mois, qui concerne l'ensemble des

jeunes. Nous défendons cette idée, non pas depuis aujourd’hui, mais depuis 2001 !

L’UMP nous dit que l’on ne peut pas faire le service civil universel ! Elle nous dit que cela coûte

plusieurs milliards d’euros et que donc il faut y renoncer. Cela coûtera sans doute plusieurs milliards

d’euros, quatre ou cinq milliards d’euros, c’est vrai. Mais il faut le faire, parce que la France, et les

jeunes qui vivent sur notre territoire en ont le plus urgent besoin. Tous.

Ils ont besoin de sortir des ghettos. Les ghettos pauvres et les ghettos riches. Ils ont besoin de

rencontrer des jeunes d’autres milieux sociaux que le leur, qu'il soit défavorisé, ou favorisé ! Ils ont

besoin de bouger. Ils ont besoin de donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté civique.

Et il y a des domaines entiers d’activité civique ou sociale qui ont besoin de ce don de quelques

mois.

Par exemple la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, est-ce que

ça n'a pas besoin de jeunes qui soient là avec des talkies-walkies qui assureront aux gens qu'il ne leur

arrive rien, sur le territoire de la France ? La surveillance des massifs forestiers au moment où on

doit craindre les incendies de forêt. L’aide aux personnes âgées, ou handicapées, à mobilité réduite,

comme on dit, dans les gares ou les aéroports.

Et cette idée, qui est en effet difficile à mettre en oeuvre, qui sera discutée à droite et à gauche, ne

réalisera pas son plein effet si on ne lui donne pas une légitimité forte. Une légitimité indiscutable.

Comme je suis partisan de réhabiliter le référendum, de réhabiliter les approches collectives du

peuple, je suis décidé à soumettre l’idée d’un service civil à référendum pour lui donner la base

populaire nécessaire à une si grande idée.

Et j'ajoute que je suis partisan que ce service civique ne concerne pas seulement les jeunes Français

nationaux détenteurs d'une carte d'identité française. Je suis partisan qu’il concerne tous les jeunes, y

compris les jeunes immigrés qui ont grandi en France et que l’accomplissement de ce service soit

une clé de l’attribution de la nationalité française.

Deuxième idée de la Révolution civique nécessaire pour la France : l’activité universelle.

L’exclusion est un processus beaucoup plus pernicieux, beaucoup plus rapide qu’on ne le croit.

L’exclusion n’est pas évitée par l’attribution des minima sociaux. On n’est pas quitte avec quelqu'un,

avec une famille, lorsqu'on a donné un chèque !

Pour sortir les exclus de l’exclusion, il faut un immense effort national.

Il faut un effort qui demandera une mobilisation d’énergies collectives sans précédent à l’échelle

d’un pays comme le nôtre.

Il faut inverser le mouvement. À chacun de ceux qui se trouvent ainsi parqués, n'osant pas sortir de

chez eux, n'osant pas se lever le matin, en lisière de la société, il faut demander non pas : « que

pouvons-nous faire pour toi ? », mais « que peux-tu faire pour tes semblables, que peux-tu faire pour

ton pays ? »

Tu connais l’informatique, viens enseigner l’informatique, il y a une association pour cela. Tu es

sportif, viens être moniteur. Tu sais garder des enfants, il y a des associations d’aide pour les

familles. Tu es valide, viens surveiller la sortie des écoles. Tu sais remplir des papiers, viens aider

ceux qui ne savent pas. Tu sais conduire une voiture, viens transporter des personnes invalides, ou

viens faire des courses pour des personnes seules et malades.

C'est une révolution du lien dans la société française.

Bien sûr, cela ne peut pas concerner le secteur de l’emploi marchand. Cela ne peut concerner que le

secteur associatif et celui des collectivités locales. Mais c’est un immense secteur, qui a besoin d’un

immense coup de main. Et il y faudra, c’est vrai, beaucoup d’encadrement ! C’est exactement ce

dont a besoin un pays comme le nôtre, qui va voir partir à la retraite les générations les plus

importantes du baby-boom, avec plein d’énergie, avec une grande expérience de la vie, et avec la

volonté de servir.

C'est la solitude qui est l'ennemie, la dispersion, l'isolation, l'enfermement : c'est à cette solitude que

nous nous attaquons avec le service civique et l'activité universelle.

Et cette participation à la vie de la cité, elle n’est pas une option, elle est une condition de l’aide que

tu recevras en retour, et elle se verra encouragée par une contrepartie qui viendra de l’association, du

club sportif, de la municipalité. Ce qui améliorera là encore, un peu, les fins de mois.

Et peu à peu, je le crois, l’activité appellera l’activité, le respect des horaires appellera le respect des

horaires, le vêtement changera, l'idée que l'on se fait de soi-même changera, la confiance reviendra.

Ceci est une révolution : la révolution civique dont la France a besoin.

Et cela ne s'arrête pas là.

J’ai beaucoup hésité sur cette question. On trouvera même sans doute des déclarations de moi sur le

même sujet, très sceptiques, dans le passé. Mais après avoir beaucoup réfléchi sur la désaffection de

la démocratie française, je pense qu'au point où nous en sommes arrivés, il faut franchir un pas. Je

suis partisan du vote obligatoire, avec en contrepartie, évidemment, la reconnaissance du vote blanc.

Je suis pour le vote obligatoire parce qu'il faut bien changer les choses, parce qu'on ne peut pas

laisser des infimes minorités décider à la place des majorités, car dans un pays où l’école est

obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas

être optionnelle.

Cella veut dire que pour obtenir une majorité de premier tour, il faudra regarder l'ensemble de

l'expression, le vote blanc en faisant partie.

Peut-être découvrira-t-on alors que certains votes extrémistes n'étaient pas autre chose que des votes

blancs.

Je suis partisan de l’égalité des droits en matière de suffrage. Tout le monde en France a le droit

d’être représenté au Parlement, dès l'instant que le courant politique pour lequel il a voté dépasse le

seuil reconnu partout dans le monde, de 5 % des voix. Le déséquilibre est désormais ridicule : 19 %

des voix au premier tour, 70 % des sièges à l'Assemblée nationale. Avec 50 % des voix – extrême

gauche, extrême droite, verts… - vous avez 0 siège. Ceci n'est pas normal et nous sommes décidés à

ne plus l'accepter.

Notre conviction est celle-ci : que tout courant politique - et cela est vrai aussi en pensant aux

courants que j’ai toujours combattus, que nous avons toujours combattus ensemble, tout courant

politique qui dépasse 5 % des voix - c’est beaucoup plus d’un million de voix sur l’ensemble du

territoire national - a le droit d’être dûment représenté à l’Assemblée nationale. Je suis partisan du

principe de la représentation proportionnelle, comme en Allemagne, 50 % des sièges par

circonscription, qui représentent les territoires, 50 % des sièges par liste qui représentent les

opinions.

Et je suis pour qu'il y ait dans notre démocratie, des changements immédiats, simples, lisibles par

tous : présence obligatoire des députés à l’Assemblée pour participer aux votes, comme au Parlement

européen, qu'on ne puisse pas être compté comme votant, si on n'est pas présent pour défendre son

vote. Et si l’on n’est pas présent, suspension de l’indemnité parlementaire.

Personne ne doit pouvoir confisquer le pouvoir. La vraie séparation des pouvoirs, c'est le principe de

la République nouvelle que nous voulons construire. Cela veut dire la maîtrise par les Assemblées de

leur ordre du jour, la fin du passage en force par la suppression du 49-3 et des ordonnances.

Et responsabilité effective du président de la République, responsable de la politique de la nation, et

donc doté de la faculté de s’adresser au Parlement réuni en Congrès, comme il a la faculté de

s’adresser à la nation.

Ce volet institutionnel de la révolution civique devra lui aussi, dans les six mois de l'élection

présidentielle, être soumis à référendum auprès des Français, et on verra qui prend ses

responsabilités.

Et dans les principes de cette révolution civique, il y a l’Etat impartial. L’utilisation de l’Etat à des

fins partiales et partisanes est partout.

La première des choses à conduire, la plus urgente, c’est la décolonisation de l’État. L’État PS ou

l’État UMP, l’État Chirac ou l’État Mitterrand, il est d’urgence nationale de rendre impossible la

prorogation d’une situation qui fait que la cour est partout, dans toutes les nominations, comme dans

toutes les amnisties, ce qui est une honte pour la République !

C'est l’ancien régime qui nous accable, nous devons être des militants de la révolution civique dont

la France a besoin.

Je n’ai aucune envie, après que l’État Chirac eût remplacé l’État Mitterrand, je n'ai aucune envie de

voir l’État Chirac remplacé par l’État Sarkozy. Vous l’aurez compris, je ne suis pas un royaliste.

La révolution civique, c’est au plein sens du mot, la République et la démocratie !

Et tout le monde y gagnera. Je voudrais vous en faire la très rapide démonstration.

Si la révolution civique avait eu lieu, il n’y aurait pas eu la crise du CPE, parce que la loi aurait

obligé à alerter l’opinion, à engager le Conseil économique et social, à ouvrir des discussions avec

les partenaires sociaux, et cette immense bêtise et cet immense enlisement, où l’État a montré son

impuissance, auraient été évités.

Si la révolution civique avait eu lieu, il n’y aurait pas eu d’affaire Clearstream, parce que les services

secrets n’auraient pas pu être dévoyés dans des affaires de parti, parce que les écoutes téléphoniques

auraient été effectivement interdites, parce que les officines auraient été pourchassées et ceux qui les

animent mis à la place où ils devraient être, c’est-à-dire en prison.

Si la révolution civique avait eu lieu, il n’y aurait pas eu d’affaire Vinci, parce que la privatisation

des autoroutes aurait été soumise à débat et à vote au Parlement, et qu’il serait apparu clairement que

les bénéfices devaient être réservés aux Français qui avaient payé cet investissement, et non pas

servir désormais au bénéfice d’intérêts privés. Et personne n’aurait imaginé qu’un tel appel d’offres

puisse être accepté avec un seul candidat, opportunément un seul, avec les bakchichs que cette

solitude appelait par la suite !

Si la révolution civique avait eu lieu, il n’y aurait pas eu l'amnistie de Guy Drut, parce qu’on aurait

considéré avec raison que ce n’est pas l’intérêt de la France de donner d’elle le visage d’un pays où

le trafic d’influence et les emplois fictifs ne sont considérés que comme un léger handicap pour

représenter notre pays au Comité International Olympique !

Et si tous les enjeux de la révolution civique avaient été pris en compte, l’Europe aurait pris son élan,

et la face du monde en aurait été changée.

Je veux m’arrêter à la lumière de la révolution civique sur la crise européenne. Le référendum

organisé sur la constitution européenne a répondu non il y a exactement un an. Et comme nous

l'avions prédit, hélas, la France a dit non, et l’Europe s’est arrêtée.

Il convient de prendre la mesure de ce « non ». Beaucoup de nos amis, et des plus estimables, se

bercent de l’idée consolante que c’est le contexte qui a entraîné le non et non le texte, comme le

disent du même mouvement deux hommes que j'admire beaucoup, Jean-Claude Juncker et Valéry

Giscard d’Estaing.

Je voudrais qu’ils aient raison, mais au fond de moi je ne le crois pas.

Je pense que le peuple français a répondu non, pour des raisons qui sont liées à la perception qui est

la sienne de l'évolution de l'Europe. Une raison de forme et trois raisons de fond, qui se rejoignent.

Il a répondu non, raison de forme, parce que le texte était illisible.

Les Français ont répondu non parce qu’ils ont craint que l’Europe ne les dépossède de la maîtrise de

leur destin.

Ils ont répondu non parce qu’ils ont craint qu’un modèle de société ne leur soit imposé qui ne soit

pas le modèle de société auquel ils adhèrent.

Ils ont répondu non parce qu’ils ont eu peur de perdre leur identité.

Une raison politique, une raison sociale, une raison identitaire.

Eh bien, ces trois raisons, j'en appelle à ceux qui sont dans cette salle, militants européens depuis le

premier jour, sont désolantes pour un promoteur de l'Europe que nous avons voulu construire.

Car si l’Europe a été construite, c’est précisément, au contraire, pour ces raisons.

L’Europe a été construite pour que nous conservions la maîtrise de notre propre destin.

L’Europe a été construite pour défendre notre modèle de société, européen à défaut d’être français.

L’Europe a été construite pour protéger et projeter dans l'avenir nos identités.

Quand il y a une si grande incompréhension, il ne sert à rien de ruser. Il faut lever

l’incompréhension.

C’est pourquoi, malgré toute la sympathie, et l'admiration, et l’amitié, que j’ai pour les promoteurs

du texte examiné, je ne crois pas beaucoup aux tentatives de récupération subreptice du processus de

ratification.

Je crois à l’inspiration. Je crois au mouvement qui va ranimer l'inspiration européenne, je crois à un

texte nouveau, simple, dense, court, dépouillé, qui donnera toutes les garanties nécessaires aux

peuples européens.

Et je crois, ce ne sera pas un mince enjeu de l'élection présidentielle que ce texte peut être soumis à

un nouveau référendum, par exemple - bien que je sache que c’est un idéal - au moment des

élections européennes de 2009. Pour que l'Europe sorte de la crise des racines, qu'elle est en train de

vivre.

Voilà pour la révolution civique, qui touche bien des aspects de notre vie nationale et européenne :

Transparence, débats publics, connaissance des sujets traités, respect des partenaires nationaux et

même régionaux, les vertus qui ont manqué à l’Europe de Nice, à l’Europe du traité rejeté, ce sont

les vertus mêmes de la révolution civique, qui n’est pas autre chose que la démocratie enfin prise au

sérieux.

***

Nous avons beaucoup parlé de valeurs.

Je le dis à tous les marchands du modèle qui domine aujourd’hui le monde. Il y a une bonne et une

mauvaise nouvelle pour eux. La mauvaise nouvelle, c’est que les Français sont rétifs et continueront

à être rétifs : ils ne veulent pas renoncer à leur idéal. Ils ne renonceront pas à leur idéal, et ils ont bien

raison. Et la bonne nouvelle, c’est que la défense de cet idéal fera du bien à tout le monde. Le monde

a besoin de diversité et de valeurs. En résistant, les Français, et nous avec eux, apporteront l’une et

l’autre.

C'est un projet de changement de la société française.

Evidemment, cela demande des conditions politiques.

Cela demande un mouvement assez autonome pour présenter ces idées, qui sont aussi distantes, aussi

opposées, aussi concurrentes de l’UMP qu'elles le sont du PS.

Ce mouvement, grâce à vous, nous l’avons, c’est pourquoi, malgré son absence, je dis, en votre nom,

à Gilles de Robien, que ceux, de l’extérieur ou de l’intérieur, qui voudront faire revenir l’UDF dans

la soumission à l’UMP, ceux qui voudront désormais enfermer l’UDF dans la domination d’un

camp, ceux-là se trompent de parti et se trompent d’époque !

Ce temps est révolu. Notre liberté de penser, de juger, de voter, n’est pas négociable. C'est vrai, nous

avons payé cher, le prix de notre liberté ! Mais désormais nous sommes affranchis, et il faut que tout

le monde en prenne acte dans la vie politique française.

Il faut un projet, il faut un parti, il faut un candidat.

Je vais vous dire, du fond du coeur, un mot personnel. Le chemin a été rude, depuis cinq ans. Rude.

Mais, avec vous, et grâce à vous, grâce aussi aux milliers de Français qui dans la rue, ou par écrit,

m’ont dit : « on est avec vous. Ne changez pas. Allez jusqu’au bout. », j’ai fait ce chemin. J’ai fait ce

chemin de liberté, avec eux, qui sont là aux premiers rangs, comme c'était la traversée du désert, je

les appelle « les bédouins » ; ceux qui ont traversé le désert ensemble, et dont je n’oublierai jamais le

visage, quand ils étaient, rarement, sur le chameau, ou quand ils étaient plus souvent à côté du

chameau, ou même quelquefois quand il fallait qu'ils portent le chameau, ils ont formé un ordre, une

fraternelle des bédouins. Et c’est une belle équipe. Et je ne vois pas de meilleure équipe

gouvernementale et parlementaire en France. J’en vois peut-être de plus nombreuse, mais je n’en

vois pas de meilleure.

Et je n'oublie pas que parmi les bédouins, il y a ma famille, et il y a mes enfants.

Et quand on a fait ce chemin, on n’est plus tout à fait le même. Parce que tout d’un coup il se passe

quelque chose, on se met à entendre un pays, non pas par les sondages, ou par les clameurs, mais par

l’âme d’un peuple. On se met à le comprendre, non plus par les étiquettes, ou par les camps, ou par

la servilité des appartenances. On comprend son pays par toutes les sources qui y jaillissent, par

toutes les couleurs qui le tissent.

J’ai donné ma vie à changer l’image dévoyée du centre en France – image amollie, courbée, servile,

que tout le monde caricaturait. C’est un grand courant de la démocratie française, c’est le grand

courant humaniste français, démocrate et humaniste français, et nous l’avons reconstruit. Mais ayant

donné ma vie à rendre au centre l'image qui aurait dû être la sienne, je sais aussi qu’il n’y a pas que

le centre en France.

Je reconnais, j’entends, les femmes et les hommes de gauche. Je sais combien ils ont été humiliés,

pour avoir apporté dans un geste républicain, leur voix républicaine à Jacques Chirac, de voir qu’à

peine installé au Château, on les tenait désormais pour quantité négligeable, pire, comme ennemis de

l’intérêt national. C’était un effort pour eux. Eh bien ils ont été rejetés dans leur effort. Et cet idéal de

solidarité, je le partage avec eux.

Je reconnais, et j’entends, même si parfois je le sais bien qu'en raison des vieilles habitudes ils sont

souvent en colère contre moi, je reconnais, j'entends et je respecte les femmes et les hommes de

droite. Je les connais. Je les respecte. Je reconnais le goût de l’ordre. C’est un goût français. Je

reconnais le goût de l’effort. Ils ont raison de le défendre. Ils ont raison de vouloir un État et une

société qui se tiennent - alors qu'ils se décomposent aujourd'hui.

Je vais vous dire : je reconnais et j’entends même ceux qui croient qu’il n’y a que par les votes les

plus durs, d’un côté ou de l’autre, que leur colère pourra se faire entendre, pour donner un coup de

pied au cul du système. Je pense et j’estime, même si je les combats depuis la première heure, que

citoyens français, ils doivent être représentés au Parlement de la République.

Le président de la République, dans la conception qui est la mienne, ce n’est pas le Président de

ceux, un sur cinq, un sur dix en vérité, qui ont voté pour lui. Le président de la République, il est le

Président de tous. Chargé de les entendre tous. Non pas de les suivre tous, comme une girouette au

gré du vent des sondages. Mais de les faire respecter tous, dans leurs droits, dans leur inquiétude, et

dans leurs aspirations.

Et comme le Général de Gaulle autrefois, comme tous ceux qui ont fait de la France ce qu’elle est,

comme Henri IV, je crois que les seuls projets qui vaillent sont les projets rassembleurs,

réconciliateurs.

Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où il ne faut pas trier. Il est des moments dans

l’histoire d’un peuple où il est criminel de trier, d’opposer les Français entre eux. Il est des moments

dans l’histoire d’un peuple où il faut rassembler, dépasser les clivages du passé.

Naturellement, beaucoup de gens le refusent.

Le parti socialiste, à la demande de Laurent Fabius, a fait adopter dans sa synthèse, fait inouï,

l’engagement de ne jamais gouverner qu’avec la gauche ! L’UMP, par la voix éminente et éclairée

de M. Accoyer, a promis que ceux qui traverseraient le Rubicon, on le leur ferait payer ! Eh bien

cette thèse, chacun chez soi, on gouverne pour les siens, surtout on ne travaille jamais avec d’autres,

cette thèse, la thèse Fabius, la thèse Accoyer, la thèse Chirac, la thèse Robien, cette thèse de

l’apartheid dans la politique française, cette thèse il faut l’appeler par son nom : si l’on y réfléchit,

cette thèse est celle d’une offensante et désolante connerie.

Qui peut croire que les vingt ou trente misérables pour cent de la droite à droite, que les vingt ou

trente pour cent, divisés, désaccordés, de la gauche à gauche, vont pouvoir répondre seuls à une seule

des questions dont dépend aujourd’hui l’avenir de la France, ou la souffrance de la France ? Et que

j'ai énoncées dans ce propos ?

Il y a vingt-cinq ans qu’on nous fait le coup de l’apartheid. Et il y a vingt-cinq ans qu’on échoue

misérablement et que les Français, à chaque alternance, renvoient dans leur ghettos ceux qui ne

veulent pas qu’on en sorte.

Eh bien, nous allons proposer à la France de se débarrasser d’un coup non pas seulement d'un parti,

non pas seulement d'un régime, mais de la connerie de l’apartheid, qui l'empêche d'être ce à quoi elle

a le droit d'être.

C'est pourquoi je prends l’engagement, si je suis élu président de la République, de former un

gouvernement avec des personnalités de qualité, d’où qu’elles viennent, pourvu qu'elles soient

compétentes et qu'elles acceptent les principes de la révolution civique.

En proposant cela, je ne fais pas autre chose que de reprendre la trace qui fut celle des plus grands de

la République française, celle par exemple du Général de Gaulle en 1958, qui pour reconstruire la

France, associa au pouvoir le parti socialiste de l'époque, le centre de l'époque et la droite de

l’époque, et c’est cela qui a redressé la France parce c’est cela qui a donné à tous la conviction que

ce qu’on faisait, on le faisait pas pour un parti mais pour un pays.

Alors j'entends l'objection, on me dit : c’était la guerre d’Algérie. Et aujourd’hui, ce n’est pas la

guerre, on n’a pas décrété l’état d’urgence il y a six mois ? Ce n’est pas signe de guerre quand

l’extrémisme est entre 35 et 40% ? Ce n’est pas signe de guerre quand on a cinq millions de

chômeurs et qu’on renonce à leur trouver du travail au point de prétendre qu’il n’y a pas d'autre

possibilité, pour remplir les postes de travail de notre pays, de plus urgent, que l’immigration

choisie ?

Je prends l’engagement de former une majorité d’entente, avec tous les courants, et les personnalités

qui accepteront ces principes : les principes de l’Etat impartial, de la représentation authentique du

peuple, de l’obligation de négocier, de la démocratie sociale, de la liberté économique, de la

modération fiscale, de l’équilibre des finances publiques, de l’activité universelle, et de la révolution

civique. Chacun y aura sa place, et nul ne sera obligé de se renier, de renier ses racines, ses valeurs et

son identité.

Je prends l’engagement de débattre et de discuter plutôt que de passer en force, comme on le fait

dans tous les autres pays de l’Union européenne, comme on le fait aux États-Unis, comme on le fait

dans toutes les démocraties où le peuple est respecté comme un partenaire et non pas traité comme

un sujet servile, et qui n’a d’autre choix, quand il refuse d’être servile, que de s’affirmer rebelle. Et

ne cherchez pas ailleurs la fortune des extrêmes.

Et pour moi, cela, « réformistes ou civiques de tous les camps unissez-vous ! », je dois vous avouer

que cela va assez loin à droite et assez loin à gauche.

Ce projet ne ressemble à aucun autre !

Naturellement il est combattu par tous les autres, parce que c’est un projet de rupture ! Ce n’est pas

un projet partisan, c’est un projet national ! Celui-là crée une majorité, une vraie majorité, non pas

une majorité étriquée, la majorité restreinte, impuissante, d’un électeur sur cinq, ou d’un Français sur

dix. Cela crée une majorité large, populaire, pour sortir la France de son échec.

J’ai fait beaucoup de chemin, depuis cinq ans, avec vous et avec tous les Français qui attendent les

temps nouveaux.

Il y a deux conditions pour une candidature valable à la présidence de la République française : la

vision et le courage. Avec vous, grâce à vous, ces cinq années m’ont permis de mûrir la vision et

d’éprouver le courage. Ni l’un, ni l’autre, ne sont de la fausse monnaie.

La France a besoin d’un projet qui la respecte, qui la rassemble et qui l’entraîne. La France a besoin

d’un projet qui change pas seulement les équipes, mais la vision, les règles, et les pratiques.

La France a besoin d’une équipe qui la comprenne, et qui l’entende, et qui ait le courage de la

conduire.

La France a besoin d’un Président qui la comprenne et la rassemble, et l'estime, et l’entraîne.

Les temps nouveaux ont commencé.

 

8http://www.udf.org/discours/bayrou_cn_100606.pdf

lundi 02 octobre 2006, a 16:42
Nicolas Sarkozy pourrait être éliminé dès le premier tour de la Présidentielle

 

Les élus UDF  réunis dans  une certaine indifférence à Arras pour leurs journées parlementaires en sont de plus en plus convaincus: Nicolas Sarkozy pourrait être éliminé dès le premier tour de la Présidentielle.

"Il fragilise plus qu'il ne rassure", analyse Jean-Christophe Lagarde député de Drancy (93), "et surtout il il se coupe successivement de catégories de Français".

Explication:

La poignée de main à Bush va déplaire aux Gaullistes...La remise en cause des régimes spéciaux dresse contre lui des électeurs potentiels issus des secteurs concernés...Le dossier des régularisations d'enfants nés en France, "traité avec une certaine brutalité, en fonction de quotas fixés à l'avance" (analyse d'un autre élu UDF), passe mal dans l'opinion...."Il s'est attrapé tout le monde", conlue Jean-Christophe Lagarde qui poursuit: "Chirac et Villepin ont  perçu une certaine fragilité de la popularité de Sarko, et comme par hasard,  la trahison du patron de l'UMP sur GDF-SUEZ à peine effacée,  la publication de la note du préfet de Seine-Saint-Denis dans le Monde  ouvre un nouveau front"...

Prédiction des troupes UDF en forme d'incantation: Sarkozy pourrait avoir une sérieuse déconvenue au soir du premier tour, et "le scrutin qui se cherche une surprise" (selon la formule de François Bayrou) ouvrirait la voie du deuxième tour au Leader centriste...

Antonin André

 

publié par Le service politique publié dans : http://blog-politique.lci.fr/

jeudi 28 septembre 2006, a 22:56
François Bayrou parmi les 50 personnalités qui comptent en France

  Dossier de VSD du 27 septembre
François Bayrou parmi les 50 personnalités qui comptent en France François Bayrou fait partie des trois hommes politiques retenus par VSD dans « les cinquante qui font bouger la France ». Le magazine souligne notamment sa méthode : « Franchise et honnêteté. Entré en politique en 1979, François Bayrou n’a jamais été inquiété dans aucune affaire. Depuis 1997 et encore plus depuis 2002, il se veut l’apôtre du « parler vrai ». (…) il n’hésite pas à briser le clivage gauche-droite ». « Le diagnostic sur l’état de notre pays est tel qu’il faut travailler avec tous les gens bien, même s’ils ne sont pas de votre camp » a déclaré François Bayrou à VSD. (27/09/06)
http://www.udf.org/index.html

lundi 25 septembre 2006, a 12:21
« Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français

  « Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français
du XXIe siècle »

Lire l'intégralité du discours de François Bayrou Télécharger (.pdf)


« Quelque chose est en train de naître dans l'esprit et le coeur des Français, qui est la recherche d'un autre destin que celui qui paraît leur être promis sans qu'ils aient eux-mêmes choisi ce destin. » « Il y a plus d’un quart de siècle que chaque élection a entraîné une alternance et que ces alternances se sont toujours faites entre le PS et le RPR devenu UMP. »

« Ce cycle a été marqué par une très grande stérilité pour notre pays. »

« Le message de l'UDF, le premier message de l'UDF dans la vie politique française, c’est que le pluralisme, c'est mieux que le monopole. »

« Il y a longtemps que je pense que les clivages du passé sont des clivages dépassés. »

« Ce qui mûrit au sein du peuple français, c'est un choix national. Ce choix est me semble-t-il, contraint par deux grandes questions, et deux seulement.
Première de ces questions, question lourde, question principale : est-ce que le monde du pouvoir est en relation avec les Français ? »

« Je crois que la rupture, la fracture entre les citoyens et les pouvoirs est aussi grave, sinon plus qu'elle ne l'a jamais été. Je pense que l'immense majorité des Français ne reconnaît pas son pays dans ce que les gouvernants lui en disent. »

« Le jour où les Français reconnaîtront une démocratie dans laquelle leur voix peut être entendue, à ce moment-là tout changera.
Et pour que leur voix soit entendue, il faut que l'on change nos institutions. »

« La deuxième question, ce n’est pas celle d’une fracture mais celle d’un choc.
Il y a deux mouvements très profonds qui sont aujourd'hui en confrontation, qui forment un tremblement de terre. »

« Le premier de ces mouvements est la vague immense de la mondialisation : concentration des entreprises, délocalisation des entreprises, effet de gigantisme … Où sont les dirigeants ? On n'en sait rien. Et à quelles lois obéissent-ils ? Il est très difficile de le dire. Et d'ailleurs, si vous votez une loi qui ne leur plaît pas, et bien ils déplacent le siège social pour se trouver à un endroit ou ce serait plus plaisant pour eux, juridiquement, fiscalement. »

« L'autre mouvement est le projet républicain français. Projet qui a été conçu et pensé dans le cadre de nos frontières hexagonales, avec nos valeurs nationales, avec le postulat que les gouvernants républicains français auraient la faculté de voter des lois républicaines françaises qui régiraient l'économie française, le travail… »

« Ces deux mouvements-là, le modèle républicain français qui est en chacun d'entre nous, la mondialisation qui concerne chacun d'entre nous, sont en confrontation.
Il faut exprimer cette confrontation pour que les Français comprennent, reconnaissent les mouvements intérieurs qui les animent. Il faut que nous proposions dans notre projet, que ces deux mouvements, non pas s'affrontent et s'annihilent, mais se conjuguent pour donner un nouveau modèle à la France.»

« Je crois que nous pouvons réaliser le modèle républicain français du XXIe siècle dans un projet national, humaniste, qui soit un des moyens pour que l'humanité trouve un nouvel espoir. »

« Je voudrais ajouter une troisième question, qui est peut-être déplacée en politique, mais je vais la dire quand même : il y a, au-dessus de nos décisions et de nos actions, la question d'une exigence morale. »

« Je n'ai pas envie d'une société de ghettos. Je n'ai pas envie d'une société qui renonce. Je n'ai pas envie d'une société où les moins favorisés sont entre eux et où les plus favorisés ne sortent pas de leur cercle de privilèges.
Je veux d'une société où il ne soit pas un vain de penser que l’égalité, cela existe, que la fraternité, cela existe et que la liberté a tout son poids aussi.
C'est un projet pour la France !
Il importe que nous posions bien les questions, que nous comprenions ce qui se passe. Il importe que nous ayons l'équipe pour que les Français voient un mouvement en marche. Il importe que nous ayons des réponses novatrices. Il importe que nous ayons des convictions et du coeur.
Et avec cela, la France va trouver la surprise qu'elle cherche. »

 

http://www.udf.org/index.html

dimanche 17 septembre 2006, a 18:27
François Bayrou a défendu le modèle républicain français

 

François Bayrou à l’émission Bourdin & Co sur RMC Infos
François Bayrou a défendu le modèle républicain français - 12.09.06


François Bayrou a prôné une séparation des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques. Dans une démocratie, il doit, selon lui, y avoir une transparence dans les décisions qui sont prises au niveau de l’Etat. Le président de l’UDF a également défendu le modèle républicain à l’école : opposé à la suppression de la carte scolaire, il propose une école de l’excellence pour tous qui donne les mêmes chances de réussite à chaque élève quel que soit son établissement. Concernant les retraites, François Bayrou propose d’instaurer une égalité entre tous les Français en s’attaquant à la question des régimes spéciaux.

La séparation des pouvoirs
François Bayrou a répété à plusieurs reprises qu’il veut proposer aux Français un autre projet de société : « il faut qu’on retrouve en France, la transparence et la distance, le pouvoir politique doit être un pouvoir indépendant des puissances de l’argent ». Le président de l’UDF prône une séparation des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques. Il estime ainsi que « les grands groupes qui sont en affaire avec l’Etat ne devraient pas pouvoir posséder de grands groupes médias » et qu’il faut que la loi tranche cette question comme c’est déjà le cas dans les grandes démocraties : « Quand vous avez contribué puissamment à l'élection d'un président, le président n'a rien à vous refuser. Et quand vous êtes au pouvoir et que vous avez en face de vous des médias extrêmement puissants, vous n'êtes pas à l'aise pour dire non ». François Bayrou a reconnu avoir eu « une explication musclée » avec les dirigeants de TF1, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte dans les studios de LCI. Selon le président de l’UDF, les grands groupes médias considèrent qu’ils présentent l’actualité de manière objective mais les spectateurs ne sont pas du même avis, « ils ont le sentiment qu’une très grande pression s’exerce sur eux pour les conduire dans un vote préfabriqué Sarko-Ségo qui arrange tout le monde ». Il y a selon lui, une contestation et un mécontentement profonds à l’égard de ces pouvoirs concentrés qui ne laissent pas de place à la voix du peuple.

Les retraites
François Bayrou s’en est pris à « l’incroyable mensonge » du projet du Parti socialiste sur l’essentiel des sujets du pays. Il a pris l’exemple de l’abrogation de la loi sur les retraites prévue dans le programme du PS : il est convaincu que personne ne le fera car la loi Fillon de 2003 ne répond qu’en partie au financement des retraites. Il a rappelé que l’UDF était à l’époque partisane de traiter le problème des régimes spéciaux dans la loi. Il s’est étonné qu’aujourd’hui François Fillon annonce que cette question figurera dans le programme du candidat UMP. François Bayrou propose « de créer l’égalité entre tous les Français » : les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans mais leur retraite sera plus importante s’ils partent plus tard, c’est le principe de la retraite par points qui est proportionnelle au temps de cotisation acquis. « La réforme des retraites générales doit concerner les régimes spéciaux et les autres régimes, et elle doit avoir pour principe le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite » a expliqué le président de l’UDF.

La carte scolaire et la tenue vestimentaire à l’école
François Bayrou est opposé à la suppression de la carte scolaire car les meilleurs élèves et ceux qui en ont les moyens quitteraient les établissements en crise qui deviendraient alors des ghettos. Le président de l’UDF préfère renverser le problème et proposer un projet républicain : il s’agit de permettre que dans chaque établissement, il y ait des parcours de réussite et d’excellence pour qu’un élève issu d’un collège de quartier, de sa cité ou d’un chef-lieu de canton ait les mêmes chances de réussite que dans un grand lycée parisien. François Bayrou propose ainsi qu’il existe des classes d’excellence dans ces collèges avec les mêmes options que dans les grands lycées.
Pour le président de l’UDF, la question des marques n’est pas « anecdotique » : nous vivons selon lui, dans « une société dégueulasse dans laquelle les enfants considèrent qu’ils ne seront reconnus que s’ils ont des marques ». François Bayrou a expliqué que cette question est un véritable « cauchemar » pour les familles, en particulier pour les plus modestes qui subissent ce système. C’est pourquoi il a ouvert une piste en évoquant l’instauration d’un uniforme à l’école « pour que la différence ne se fasse plus sur l’argent consacré aux vêtements et aux chaussures ».

La privatisation de GDF
François Bayrou a expliqué que la crise énergétique à venir impose que l’Etat et l’Europe conservent une marge d’action dans un domaine aussi stratégique afin de sécuriser l’approvisionnement en gaz et bâtir une politique énergétique. Il s’agit, selon lui, d’un secteur sensible qui va vivre une crise immense car la demande augmente plus vite que l’offre. Pour le président de l’UDF, si Gaz de France tombe dans les mains d’actionnaires privés, l’entreprise répondra aux intérêts de ses actionnaires et non aux intérêts du pays.

 

http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/bayrou_120906.html

jeudi 14 septembre 2006, a 13:16
Ceux qui ont beaucoup d’argent gouvernent la France

  François Bayrou à l’émission Chez FOG sur France 5
Ceux qui ont beaucoup d’argent gouvernent la France - 09.09.06


François Bayrou était l’invité principal de la nouvelle émission de Franz-Olivier Giesbert. Il est revenu sur l’orchestration médiatique autour du duel Sarkozy-Royal. Le président de l’UDF a défendu la République française et la civilisation européenne et rejeté les dérives de la société américaine. Enfin, il a exposé sa vision d’une école protégée des rapports de force et de l’argent où la relation entre les élèves et le professeur est au centre de l’éducation.

Le tapage médiatique autour de Nicolas Sarkozy
François Bayrou a comparé l’orchestration médiatique autour du ministre de l’Intérieur à du gavage d’oies. Il est cependant convaincu que les Français ne s’y laisseront pas prendre quels que soient les intérêts derrière ce tapage médiatique. Le président de l’UDF a expliqué que cela fait vingt-cinq ans que l’UMP et le PS échouent. Il est convaincu qu’il y a une majorité de Français qui n’ont pas envie de voter Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy : le programme du PS est, selon lui, « à pleurer », il a donné comme exemple l’abrogation de la loi sur les retraites alors que personne au PS n’y croit. Côté UMP, « le choix de société que Nicolas Sarkozy véhicule ne va pas dans le sens de ce que j’aime et de ce que la France attend. C’est une vision de la société dans laquelle les puissants sont tous ensemble : ceux qui ont beaucoup d’argent, qui tiennent les médias, sont le showbizz, gouvernent la France ». François Bayrou ne voit qu’une rupture possible : il faut « rompre avec cette alternance mensongère » où l’UMP et le PS se partagent le monopole du pouvoir depuis vingt-cinq ans.

La République française et la civilisation européenne
Au cours du débat, le président de l’UDF a défendu la République : « c’est le seul régime qui garantisse qu’un type tout seul puisse avoir raison contre des forces liguées contre lui, il est protégé par le droit. Et l’égalité est une assez jolie chose… ». Mais il a également expliqué que la République s’est trahie elle-même en devenant une oligarchie où un petit nombre de personnes détient entre ses mains tous les leviers de pouvoir et utilise un langage technocratique, incompréhensible par qui que ce soit : « il y a ceux qui sont d’un côté de l’écran, et ceux qui sont de l’autre côté ». François Bayrou a expliqué que son but n’est pas que la France ressemble à la civilisation américaine qui est, selon lui, soumise à un certain nombres de dérives : le fric et les lobbies. A l’opposé, il considère que les pays européens ont bâti une civilisation propre qui est autant un système de valeurs qu’un système politique. Il considère que la Constitution européenne telle qu’elle a été présentée, a été « massacrée » parce que chacun a voulu y mettre sa patte. François Bayrou a indiqué qu’il soumettra au mois d’octobre prochain, un nouveau texte de dix pages qui sera lisible par tous et qui commencera par : « Nous les peuples et les Etats d’Europe… »

L’école
« Ce n’est pas le confort matériel, ni le nombre d’ordinateurs qui fait l’école » a estimé l’ex-ministre de l’Education nationale, « ce qui est le plus important, c’est pas le matériel, c’est ce qui se passe entre les élèves et le professeur ». Pour lui, le système éducatif français marche très bien pour ceux qui réussissent, ce système fonctionne convenablement pour la majorité des élèves, en revanche il marche très mal pour ceux qui ne suivent pas. François Bayrou est opposé à l’idée que l’on mette des policiers dans les établissements comme le veut le gouvernement ou un surveillant dans chaque classe comme le propose Ségolène Royal car ce serait, selon lui, « insultant » pour le professeur : « il faut que l’école soit reconnue comme ayant son propre système de valeurs. Il y a des comportements à l’intérieur de l’école qu’on ne s’autorise pas (…) ce qui se passe à l’école, ne relève pas du rapport de force, de l’argent… ». L’école doit rester pour lui, un lieu sacré, protégé. C’est pourquoi François Bayrou s’est dit « inquiet, choqué et désespéré » par le phénomène des marques : « ce sont les enfants des milieux les plus modestes qui exigent le plus les marques car c’est comme cela qu’ils se réalisent et qu’ils ont l’impression de s’intégrer ». Ainsi, il n’est pas opposé au port de l’uniforme qui permettrait de dire aux enfants « tu n’es pas ce que tu portes, tu es ce que tu es ».
http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/bayrou_090906.html

samedi 09 septembre 2006, a 14:20
PFAFFENHOFFEN ... QUELQUES INFOS

  Nom de la communePfaffenhoffen RégionAlsace DépartementBas-Rhin (67) Code postal67350 Population2509 habitants Superficie354 hectares Altitude170 mètres Généralités historiques

Territoire de l'Empire partagé au 13ème entre les Ochsenstein et les Lichtenberg, entièrement à ces derniers aux 15ème et 16ème. Chef-lieu d'un bailliage au 15ème. Les paysans révoltés y établirent leur quartier général en 1525. Patrie du général d'Empire Helmstetter (1759-1814).

Vestiges préhistoriques et antiques

Vestiges néolithiques (hache en silex), de l'âge du Bronze (bracelets), de l'âge du Fer (fibules, vases). Trouvailles romaines (2 sculptures de Mercure).

Architecture civile

Vestiges des anciennes fortifications. Nombreuses maisons anciennes* 16ème/17ème/18ème à oriels et colombage. Mairie* : façade néo-classique 19ème (IMH). Pharmacie Kleinklaus 16ème. Ancien poêle de la confrérie des Bergers de basse Alsace 16ème. Maison Hess, ancien restaurant de la Charrue.

Architecture sacrée

Eglise Saints-Pierre-et-Paul : édifice gothique 15ème, totalement remanié 1885. Temple luthérien néo-roman-byzantin 19ème. Chapelle du cimetière protestant 16ème, remaniée 18ème. Synagogue 1791 (MH). Ancien ossuaire du cimetière (IMH), rue des Tanneurs.

Musée(s)

Musée du souvenir Albert Schweitzer à la mairie. Musée de l'imagerie populaire alsacienne*.

Site(s)

Rives de la Moder, à son confluent avec le Rothbach.

Ressources et productions

Anciennes mines de fer. Anciennes carrières de pierre calcaire. Céréales, pépinière, vergers. Bovins. Vente de produits biologiques et biodynamiques. Coopérative laitière. Spécialités gastronomiques. Scierie. Briqueterie. Fabrique de chaussures.

Vie pratique Vie locale

Foire : 2ème mardi fév. mai, juill., 1er mardi suivant Toussaint. Marché : sam. (marché aux porcelets). Fête communale : 1er dim. mai. Pêche, chasse. Sports nautiques, équitatio